CHAPITRE II
Une maison à louer dans une île basse
L'île n'était jamais populeuse, mais il fallut pourtant une série d'accidents pour la rendre déserte, au point que pas une trace de vie humaine n'en diversifiait les heures ; nous errâmes dans le coquet jardin public de la ville, parmi des maisons closes où pas même un écriteau aux fenêtres n'évoquait le propriétaire, retiré sans doute en d’autres quartiers; et, lorsque nous visitâmes le bungalow du Gouvernement, Mr. Donat, suppléant au Vice-Résident, nous reçut seul et nous traita avec un punch aux noix de coco, dans la salle des sessions au Tribunal de ce vaste archipel, nos verres dressés au milieu des assignations et des papiers de recensement.
L'impopularité d'un ancien Vice-Résident avait déterminé l'exode de la population, ses employés indigènes renonçant successivement à leurs maigres appointements, et se retirant, l’un après l'autre, dans les districts les plus reculés de l'île. Là-dessus, le Gouverneur de Papeete promulgua un décret : chaque territoire des Paumotu devait être délimité et enregistré à une date donnée. Or, la population de l'archipel est à moitié nomade; il est rare qu'un homme appartienne à un atoll déterminé; il appartient à plusieurs et peut avoir des attaches et des parents dans une dizaine d’entre eux, et les habitants de Rotoava en particulier, hommes, femmes et enfants, depuis le gendarme jus-
qu'au prophète mormon et au maître d'école, possèdent — j'allais dire un terrain — tout au moins quelques blocs de corail et quelques cocotiers dans une île adjacente. Et précisément, tous ceux-ci — depuis le gendarme jusqu’au baby à la mamelle, le pasteur suivi de son troupeau, le maître d'école escorté de ses élèves, et les élèves armés de leurs livres et de leurs ardoises — avaient pris le bateau quelques deux jours avant notre arrivée et étaient tous occupés à se disputer sur les limites de leurs propriétés. On s’imagine les éclats perçants de leurs disputes mêlés au bruit du flot, et aux cris des oiseaux de mer dispersés. Le parfait ensemble de leur fuite était admirable, pareil à celui des oiseaux migrateurs; ils n'avaient rien laissé derrière eux que des maisons vides, comme les vieux nids que repeuplent les printemps prochains; et même leur vieux magister, inoffensif et nécessaire, entraîné à leur suite, avait suivi leur migration. Il en partit ainsi cinquante, et sept seulement demeurèrent. Néanmoins, quand j'organisai une fête à bord du Casco, le nombre de mes hôtes s'éleva, non pas à sept, mais bien à sept fois sept : d'où ils surgirent, comment ils se trouvèrent convoqués, et par où ils disparurent, une fois le festin consommé, je ne m'en doute pas. D'accord avec les légendes des îles-basses, et ces terribles apparitions qui font éviter aux habitants les côtes de l’atoll du côté de l'océan, qui sait si une quarantaine de ceux qui festoyèrent avec nous n'étaient pas revenus, pour la circonstance, du royaume des morts ?
Cette solitude nous donna l’idée de louer une maison, et de devenir pour un temps des habitants de l’île — habitude que j'ai toujours encouragée depuis. Mr. Donat nous plaça, dans ce but, sous l’escorte d’un certain Taniera Mahinui, réunissant le double caractère du catéchiste et du forçat. Le lecteur peut sourire, mais je l’affirme, il incarnait les qualités de ces deux rôles. Et celui de forçat tout le premier, par cette
félonie indélébile qu'on retrouve dans tous les pays du monde chez les criminels enchaînés et emprisonnés. Taniera était un homme bien né — et, comme il le disait volontiers, l’ancien chef d’un district de 800 âmes à Anaa. À un moment de calamités, les autorités de Papeete chargèrent les chefs de percevoir les impôts. On ne sait s’il en fut beaucoup récolté, mais certainement rien ne fut remis à destination; et Taniera, mis en vedette par une visite à Papeete et la grande vie qu'il avait menée dans les restaurants, fut choisi comme bouc émissaire. Il faut bien comprendre que la faute incombait, en premier lieu, non à Taniera, mais aux autorités de Papeete. La charge imposée était disproportionnée ; à ma connaissance, aucun Polynésien n'était capable de porter pareil fardeau. Même de braves et honnêtes Hawaïens — un, entre autres, connu et admiré par les blancs eux-mêmes comme un magistrat inflexible — ont trébuché dans l'étroit sentier de la probité administrative. Et Taniera, quand vint l’heure de l'arrestation, dédaigna de dénoncer ses complices. D’autres avaient partagé le butin; seul il porta la peine. Il fut condamné à cinq ans. Quand j'eus le plaisir de faire sa connaissance, la période n'était pas encore expirée. Il recevait encore les rations de la prison (dernier et assez cher souvenir de ses chaînes) et envisageait, je crois, non sans alarme, la date de son affranchissement. Car il n'éprouvait aucune honte de sa situation; ne se plaignait de rien, sinon de la table défectueuse de son lieu d’exil ; ne regrettait rien que les oiseaux, les œufs et les poissons de son île natale plus favorisée. Et quant à ses paroissiens, leur considération pour lui ne s'en trouvait pas diminuée d'un cheveu. L'écolier condamné à copier mille lignes de grec, et éternellement consigné au dortoir, jouit d'une estime sans mélange de la part de ses condisciples. Ainsi en était-il pour Taniera : un homme suspect, non déshonoré ; tombé sous les coups des dieux lointains;
tel peut-être Job — ou, si vous voulez, un Taniera dans la fosse aux lions. Sans doute des complaintes ont été composées et chantées en l'honneur de ce saint Robin Hood. D'un autre côté il était hautement qualifié pour les fonctions qu'il remplissait dans l'Eglise ; étant par nature un homme grave, doux et considéré ; au visage rude et sérieux, au sourire brillant; passé maître en plusieurs professions, également bon constructeur de bateaux et de maisons; doué d'une belle voix de chantre, et aussi d'une telle éloquence qu'au bord de la tombe du dernier chef de Fakarava, il fit verser des larmes à toute l'assistance. Je n'ai jamais vu un homme ayant une mentalité plus ecclésiastique; il aimait à discuter et à s’instruire dans la doctrine et l'histoire des sectes; et quand je lui montrai les gravures d'un volume de l'Encyclopédie de Chamber, nulles — celle d’un singe excepté — ne l'enthousiasmèrent comme celles qui représentaient les chapeaux de cardinaux, les encensoirs, les chandeliers et les cathédrales. Et je crois qu’au moment où il contemplait le chapeau de cardinal, une voix murmurait à son oreille : « Tu as un pied au bas de l'échelle! »
Sous la direction de Taniera, nous fûmes bientôt installés dans ce qui était, je crois, la maison particulière la mieux aménagée de Fakarava. Elle s'élevait juste derrière l’église, au milieu d’un champ cultivé de forme oblongue. Plus de trois cents sacs de terre ont été apportés de Tahiti pour le jardin de la Résidence, et il faudra bientôt les renouveler, car la terre s'envole, s'affaisse dans les crevasses de corail et finit par disparaître complètement. J'ignore ce qu'il était entré de terre dans le jardin de ma villa, mais une quantité sans doute suffisante, car une allée de bananiers prospères s'étendait jusqu'à la grille; et sur tout le reste de l’enclos, couvert de cette sorte de mâchefer habituel que produit le corail pulvérisé, croissaient, non seulement des cocotiers et des mikis mais aussi des
figuiers, délicieusement verts. Bien entendu, aucune trace d'herbe. Devant, une palissade nous séparait de la route blanche, et les bords frangés de palmes du lagon, et le lagon lui-même reflétaient, le jour, les nuages, la nuit, les étoiles. Par derrière, un rempart de coraux non cimentés nous isolait de l’étroite ceinture du taillis et de la grève toute proche où l'océan roulait son tonnerre dont le grondemient et les éclats bourdonnaient cependant dans les chambres de la maison. Celle-ci était tout d’une pièce, entourée d’une véranda. Elle contenait trois chambres, trois machines à coudre, trois coffres de bord, des chaises, des tables, deux lits, un berceau, un fusil à répétition, deux agrandissements de photographies coloriées, deux gravures en couleur d’après Wilkie et Mulready, et une lithographie française portant cette légende : « La brigade du Général Lepasset brälant son drapeau devant Metz. » Un fourneau rouillé gisait sous les pilotis de la maison, jusqu'à ce que nous l’ayons remis en usage. Non loin de là, dans le corail, se trouvait la crevasse où nous puisions une eau saumâtre. D'ailleurs, les animaux comestibles ne manquaient pas sur la propriété — des coqs, des poules et un couple de chats irréguliers que Taniera venait nourrir tous les matins, au lever du soleil, avec des noix de coco grillées. Sa voix était notre réveil quotidien, résonnant gaiement à travers le jardin : « Pooty — pooty — poo — poo — poo! »
Eloignés comme nous l’étions des affaires publiques, le voisinage de la chapelle rendait notre situation, ce que les agences qualifent de désirable, et nous permettait de prendre un aperçu de la vie des naturels. Tous les matins, après avoir nourri les animaux, Taniera sonnait la cloche dans le petit beffroi; et les fidèles, peu nombreux, s'en venaient à la prière. J'y assistai une fois ; c'était le jour du Seigneur; sept femelles et huit mâles composaient l'assemblée. Une femme faisait le chantre, entonnant sur une note indéfiniment
prolongée; le catéchiste entonnait à la seconde mesure, puis les fidèles en chœur. Quelques-uns suivaient dans des livres de prières imprimés; les autres remplissaient les trous avec des : « Eh — eh — eh » le tol-de-rol Pomotuan. Après l’hymne, nous eûmes la lecture, à l'antiphonaire, d'une ou deux prières; puis Taniera se leva du premier banc où il était assis dans sa robe de catéchiste, passa derrière la grille du chœur, ouvrit sa bible tahitienne et commença à prêcher d'après des notes. Je compris un mot — celui de Dieu ; mais le prédicateur conduisait sa voix avec art, avait des gestes rares et expressifs et donnait une grande impression de sincérité. Ce simple service, cette Bible indigène, ces hymnes, principalement inspirés des hymnes anglais — le God save the Queen est, paraît-il, un grand favori; tout, sauf les quelques fleurs de papier sur l'autel, avait un aspect sévèrement protestant. C'est ainsi que les Catholiques ont trouvé leurs: prosélytes des îles-basses déjà à moitié route.
Taniera avait les clefs de notre maison ; c'est avec lui que je passai mon contrat, si on pouvait appeler contrat celui où tout était laissé à ma générosité ; c'est lui qui nourrissait les chats et les volatiles, lui qui venait nous rendre visite et partager notre repas comme un vieil ami; et longtemps, nous nous plûmes à imaginer qu'il était notre propriétaire ; cette croyance ne devait pas résister à l'épreuve de l'expérience, et, comme on le verra par la suite de ce chapitre, n'avait rien à faire avec la réalité.
Nous eûmes quelques jours de grande chaleur, sans air, très calmes ; les chercheurs de coquillages étaient
exilés du bord de l'océan, où les coups de soleil les guettaient de 10 heures à 4 heures; les plus hautes palmes pendaient, immobiles; on n'entendait d'autre voix que celle-de la mer dans le lointain. A la fin, vers 4 heures d'un certain après-midi, de longues pattes d'oie ridèrent la surface du lagon; et soudain au
sommet des arbres, se fit sentir le bienfaisant remous des alizés qui subitement éventa toutes les maisons ettoutes les allées de l’île. A plus d’un navire charmé, retenu par le calme plat en vue des vertes rives, ce vent apporta la délivrance; et le lendemain matin, une goélette et deux canots étaient amarrés dans le port de Rotoava. Non seulement sur la mer extérieure, mais dans le lagon lui-même, un certain commerce se réveilla avec les vivifiantes brises ; et un certain métis, entre autres, nommé François, disposa son étalage à la première heure, dans son propre canot, à moitié couvert. Il avait eu, autrefois, une charge à la cour, étant, je crois, le ramoneur de la Résidence. L'impopularité du Résident ayant suscité des troubles, il avait jeté bas ses dignités et fui vers les régions éloignées de l’atoll pour y planter des choux — ou tout au moins des cocotiers. Il en était chassé, à présent, par des exigences telles que Cincinnatus lui-même a dû en connaître, et s'en vint vers la capitale, siège de ses anciennes fonctions, pour échanger une.demi-tonne de copra contre le froment indispensable. Et ici, pour un instant, l’histoire de son voyage s’interrompt.
Je reviens, par contre, à notre maison, où vers 7 heures du soir, le catéchiste arriva soudain avec son air avenant, et armé d’un trousseau de clefs considérable. Il essaya celles-ci sur les coffres de bord, les prenant l’une après l’autre à leur place contre le mur. Des têtes d'étrangers apparurent dans la porte et donnèrent des conseils. Ce fut en vain. Ou bien ce n'étaient pas les clefs voulues, ou pas les coffres voulus, ou pas l’homme voulu pour les employer. Taniera commença par s’agiter et enrager ; puis, il eut recours au système plus sommaire de la hachette; un des coffres fut brisé, et une brassée de vêtements, masculins et féminins, en fut tirée et tendue aux étrangers sur
la véranda.
Ceux-ci étaient François, sa femme et leur enfant.
Vers 8 heures du matin, au milieu du lagon, leur canot avait chaviré. Ils le remirent à flot et quoiqu'il fût plein d'eau, ramenèrent l'enfant à terre. La grande voile avait été emportée, mais le petit foc l'entraînait lentement, tandis que François et la femme nageaient à l'arrière et manœuvraient le gouvernail avec leurs mains. Le froid était cruel; la fatigue, à la longue, devenait excessive, et dans ce réservoir de requins, la peur les gagnait. À tout coup, François, le demi-sang, voulait tout lâcher et couler ; mais la femme, de bonne et pure race amphibie, l'encourageait avec des paroles de bonne humeur. Et cela me rappelle une femme de Hawaï qui nagea avec son mari, je n'ose dire pendant combien de milles, par une mer démontée, et finalement gagna la terre avec le corps de son mari mort dans les bras. Il était environ 5 heures du soir lorsque François et sa femme, après neuf heures de natation, abordèrent à Rotoava. Le courageux combat était gagné, et tout de suite, apparaît le côté le plus puéril de leur caractère. Ils avaient soupé, conté et raconté leur histoire, ruisselants comme ils étaient ; la femme, que Mrs. Stevenson aida à se changer, avait les membres comme pétrifiés par le froid ; et François, ayant passé une chemise et des pantalons de coton secs, passa le reste de la soirée sur mon plancher, entre des portes ouvertes, au milieu des courants d'air. Et pourtant, François, fils d'un père français, parle lui-même le plus pur français et paraît être intelligent.
Notre première pensée fut que notre catéchiste, se conformant à ses principes, abandonnaïit son superflu pour couvrir ceux qui étaient nus. Puis nous découvrimes que François portait sur lui son propre bien. Les vêtements étaient à lui, de même les coffres, de même la maison. Par le fait, François était le vrai propriétaire. Pourtant, vous remarquerez qu’il se tenait à l'écart, dans la véranda, tandis que Taniera exerçait ses mains novices sur les serrures; et maintenant,
comme son vrai caractère nous était révélé, le seul usage qu'il fit de sa propriété fut de laisser les vêtements de sa famille sécher sur la palissade. Tanieraæ continua d'être l'ami de la maison, de nourrir la volaille, de nous rendre des visites quotidiennes, tandis que François se tenait modestement à l'écart pendant tout le reste de son séjour. Et voici qui est plus curieux encore. Depuis que François avait perdu tout le chargement de son canot, la demi-tonne de copra, une hache, des gamelles, des couteaux et des habits — depuis qu'il avait, en quelque sorte, à recommencer la vie (et la farine dont il avait besoin n'était encore ni achetée ni payée), je lui proposais de lui avancer ce qu'il lui fallait, sur le loyer. À ma stupéfaction, il refusa, et la raison qu'il allégua — si l’on peut appeler une raison ce qui ne fait qu'obscurcir la raison, — fut que Taniera était son ami. Vous remarquerez son « ami », non son créancier. Je demandai des explications et on m'apprit que Taniera, exilé dans une île étrangère, pouvait bien avoir des dettes, mais n'était certainement le créancier de personne.
Un matin, de très bonne heure, nous fûmes réveillés par une arrivée tapageuse dans la cour ; notre camp se trouvait forcé par une vieille dame indigène, grande, voûtée, vêtue de ce qui semblait bien être des habits de veuve. Vous pouviez, au premier coup d'œil, reconnaître une dame notable, une maîtresse de maison sévère et pratique, pleine de vie et d'énergie, et d’un tempérament plein de ressources. En réalité, il n'y avait d'indigène en elle que la couleur; et c'est un type répandu et respecté partout, même chez nous. Cela nous fit du bien de la voir arpenter les lieux, examinant les plantes et les poulets, arrosant les unes, nourrissant et pomponnant les autres, prenant violemment et effectivement possession de tout. Quand elle approcha de la maison, notre sympathie faiblit; quand elle vint au coffre brisé, je désirai ardemment être ailleurs.
Nous échangeâmes à peine une parole ; mais toute sa stature courbée parlait pour elle avec une éloquence indignée. « Mon coffre ! » criait-elle, avec un accent sur le possessif : « Mon coffre, défoncé, ouvert! voilà des choses en bel état ! » Je me hâtai de rejeter le blâme sur qui de droit — sur François et sa femme — et découvris que j'empirais les choses au lieu de les arranger. Elle répéta les noms, d’abord avec incrédulité, puis avec désespoir. Un moment, elle sembla pétrifiée, puis elle entreprit de vider la caisse, empilant ses biens sur le parquet, évaluant visiblement la mesure des ravages commis par François, et on put la voir ensuite engagée dans une conversation animée avec Taniera, dont les oreilles pendaient comme celles d'un coupable.
Ainsi donc, selon toute évidence, voilà quelle devait être enfin ma propriétaire ; elle en manifestait pleinement tous les caractères. N'aborderais-je pas avec elle la question de mon loyer toujours en suspens ? Je demandai conseil à un des spectateurs : « Gardez-vous en bien! » s’écria-t-il. « C'est la vieille femme, la mère. Ce n'est pas à elle. » « Voilà, je crois, l’homme à qui appartient la maison », et il désigna une des photographies en couleur pendue au mur. Sur ce, j'abandonnai tout espoir de comprendre et quand le temps de partir fut venu, dans la chambre du Tribunal de l'Archipel, avec l'approbation du Gouverneur suppléant, je payai dûment. le montant de mon loyer à Taniera. Il était satisfait, moi de même. Mais qu'avait-il à faire dans tout cela? Mr. Donat, magistrat suppléant, et un homme de leur sang, ne put jeter aucune lumière sur ce mystère; un simple particulier, ayant quelque peu l'amour des lettres, ne peut être tenu d'en faire davantage.