‹ Dans les propylées de l'instrumentationChapitre 11 sur 68 · II? PARTIE · texte numérisé non relu

II? PARTIE

Le nécanisme des pistons.

" C'est faute de posséder ces connaissances que beaucoup de compositeurs et des plus célèbres se montrent si incertains, si inexacts, dans leur manière d'écrire pour cette portion importante (2) de nos forces instrumentales. »

Gevaert.

132. — Au sujet du mécanisme des pistons, il n'en a été que brièvement question au § 118; mais le tableau de la page 44-5 nous a fait entrevoir un bout des défauts inhérents au système des pistons universellement répandu, mais malheureusement encore bien insuffisamment connu des compositeurs.

133. — Ainsi le plus illustre d'entre ceux qui eurent à se servir du nouveau mécanisme des pistons, a, en plusieurs endroits de ses œuvres, donné les preuves de l'insuffisance de ses connaissances en cette matière (3) Nous aurons à nous occuper de ce cas à l'endroit des cors et trompettes chromatiques.

1) Chaque orchestre — dit Berlioz (Traité d'Instrumentation) — devrait posséder au moins un de ces superbes instruments.

(2; Les cuivres modernes.

(3, « Jusqu'à ce jour — dit Gevaert, p. 268 — beaucoup de maîtres n'ont eu à cet égard que des rotions vagues et ont été parfois amenés ainsi à écrire des parties d'orchestre dont l'exécution sur les instruments indiqués est ou impossible ou de mauvais effet. En pareil cas, le compositeur est contraint de s'en remettre aveuglément, pour la réalisation de son idée, aux lumières d'un musicien d'orchestre dont toutes les connaissances se bornent souvent à la pratique routinière de son instrument.

» Recevoir des leçons de celui que l'on a mission d'instruire est, à coup sûr, une situation anormale et peu faite pour rehausser le prestige du maître. »

134. — Il importe d'observer de suite qu'il y a deux systèmes de pistons. Nous voulons les mettre en parrallèle; cela fera comprendre d'autant mieux celui des deux qui doit nous intéresser avant tout, parce qu'il est universellement répandu.

135. — Systèmes « descendant » et « ascendant » des pistons. Il y a donc à discerner le système ordinaire {descendant) c'est-à-dire celui des pistons additionnels de celui des pistons indépendants, cette magnifique invention de notre ingénieux compatriote Ad. Sax.

136. — Chaque piston étant indépendant des autres, — c'està-dire, l'instrumentiste n'étant jamais obligé d'employer deux pistons à la fois, — le système inventé par Sax, a été nommé : système à pistons indépendants.

I37- — Voici en parallèle, les deux :

Systèmes à pistons.

Système « ascendant >

(pistons indépendants)

Système « descendant »

(pistons additionnés)

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