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Le trombone-basse à coulisse est construit

encore en ;;zz'b et en sol ; c'est à-dire un ton plus bas (ex. 68) et un ton plus haut (ex. 69) que celui de fa.

Celui en mi ? a été assez usité en Allemagne sous le nom de Quintbass-posaune ; celui en sol s'emploie assez fréquemment, paraît-il, en Angleterre.

Trombone bass (en mib)

Uh.l .»>' k»(M

Trombone basse (en sel)

Uh.l

S% axSrf

étendue: 1__10]

jEtendue: 1 10)

lr théor.

lr théor.

Quintbass posa

une)

105. — En considération de la fatigue qu'éprouvaient surtout les exécutants à jouer la partie de trombone=basse, on abandonnait à la longue l'habitude séculaire de réunir les trois diapasons caractéristiques (§ 97) ; disposition excellente qui permettait à chacun des instruments de se mouvoir dans la meilleure partie de son échelle.

106. — Le règne du trombone=ténor. Depuis 1830, les orchestres n'ont plus que des trombones=ténor, ce qui n'a pas empêché les compositeurs de continuer longtemps après, à désigner les « trois » parties sous leur nom traditionnel.

107. — Pai' cette innovation regrettable, le groupe des trombones a vu son étendue s' amoindrir d'une octave (comparez les ex. 70 et 71 sous a et c). Ses qualités sonores et techniques en ont subi une atteinte non moins sensible.

Heureusement l'invention des nouveaux cuivres chroma= tiques est venue apporter une large compensation à ces pertes. Au grave, le tuba (ex. i22v ) a pu suppléer à l'insuffisance du trombone^ténor et fournir une basse solide au quatuor formé par sa réunion avec l'ancien trio (comparer au § 110).

108. — Voici (ex. 70) un ensemble des trois trombones (ex. 63, 65 et 66) qui sont représentés seulement par les harmo-

niques i, 2, 4 des trombones en si P et en fa, mais qui constituent en même temps les 2% 3e, 4e, 6e et 8e harmoniques du trombone- contrebasse (si b grave) :

Trombone-ténor (ex. 63)

Trombone -basse (ex. .65)

Trombone-contrebasse (ex. G6)

109. — Il importe de mentionner ici un autre instrument, appartenant à la famille des saxhorns (ex. 126 = 7 id), et qui est appelé à s'associer parfois aux trombones=ténor (§ 106).

110 — Cet instrument : saxhorn basse=grave ou bombardon en fa (ex. 71e* et 126) a les dimensions nécessaires pour faire un fondement solide à la massive harmonie des cuivres modernes. C'est bien là l'instrument qu'il conviendrait d'adopter à l'orchestre en qualité de remplaçant régulier de l'ophicléide, aujourd'hui disparu, et que remplace depuis environ soixante

ans le tuba en si \> (ex. i22v ).

iii. — En réalisant V étendue collective de ces quatre instruments (ex. 7ia"d), l'élève verra que par l'emploi du bombardon en fa (l) le compositeur gagne, dans la partie inférieure de l'échelle, six ou sept notes sonores, qui n'existent pas sur le tuba en ^ si b, qui, comme on le cornjq&)p«^ prend, a le même diapason £ co s g, (2m.95o) des trois trombones Ê m (ex. 63, 71"-° et i22v).

(1) On appelle parfois cet instrument bombardon en ut; — " en Belgique, ,'dit M. Mahillon) cette dénomination est même assez générale ». Elle provient assurément de l'usage d'écrire sa notation à l'unisson de l'effet réel ex. 71^ et 126» ); c'est-à-dire dans son diapason réel : fa.

L'exemple 74 est naturellement aussi utilisable pour le bombardon en

-Ke^Wf

^iy

te s

DANS LKS PROPYLKES DE L IXTRUMEXTATION

112. — Le trombone=ténor=basse. L'innovation regrettable dont parlent les § 107 et 106, a donné lieu à la construction d'un trombonc-ténor-basse, avec un diamètre plus large, ce qui a pour résultat : un accroissement de » plénitude », de « sonorité » et de « puissance ». Il permet un emploi facile du son i, ainsi que de ses abaissements, dits notes pédales (ex. 76e). 113. — Manières d'écrire les 3 parties de trombones. Il importe aussi de faire remarquer, que tous les compositeurs n'écrivent pas de la même manière leurs parties de trombones.

Les uns écrivent sur une ligne les trois parties, soit en clef de basse (ex, 72d) ou de ténor (ex. 72e) afin d'avoir le moins possible besoin de lignes additionnelles.

D'autres réunissent les trombones alto et ténor sur une ligne, en employant l'une ou l'autre de ces deux clefs respectives, et les séparent de la partie du trombone basse (ex. 72b et c).

fa qui a le même diapason que le trombasse basse (en fa) et que le cor

en fa; mais son étendue sur l'échelle des harmoniques n'est pas la même. Voici :

Etendue du cor " simpie chromatique » en fa).

Etendue du trombone-basse (fa).

Etend: bombardon fa).

En appliquant pour le bombardon en

fa, la réalisation des notes intermédiaires entre ses harmoniques, d'après celle des colonnes F G de l'ex. 74, il faudra naturellement se conformer aux indications de l'ex. 8ib> c. Voici :

Bombardons (en fa)

pistons

pistons

Fa

Mi

Mii>

Ré

Réfc

Si

OOO

DANS LES PROPYLEES DE L INTRUMKNTATIOX

Cependant, plusieurs compositeurs écrivent chaque trom= bone sur une ligne (ex. j2H) et emploient alors la clef respective de la voix correspondante.

Il y a donc de la variété dans l'écriture de ces parties, et cela n'en rend pas la lecture plus facile.

Coulisse, Corps de rechange et Pistons

114. — Il faut que nous nous rendions un compte exact de ces trois procédés mécaniques (§ 1 15-18), qu'on a successivement imaginés pour varier, à la volonté de l'exécutant, les longueurs du tube. — En un seul exemple (ex. 74) nous pourrons les comparer.

115. — La coulisse est un tube mobile, glissant sans perte d'air sur le tube principal de l'instrument pour en augmenter graduellement la longueur.

Les points où s'arrête la coulisse dans ses allongements progressifs s'appellent positions ; ils correspondent à une succession descendante d'intervalles de demi ton.

Il est évident qu'au moyen de la coulisse, le tromboniste a complètement en son pouvoir la justesse absolue des intonations, tout comme le violoniste, altiste ou violoncelliste. C'est incontestablement un précieux avantage que l'instrument à coulisse a sur son compagnon à pistons, construit d'après le système ordinaire (ex. 77 B et § 137 B).

116. — Pour obtenir une échelle chromatique dans toute l'étendue de l'instrument, il faut juste autant de positions qu'il y a de demi-tons entre les harmoniques 2 et 3 de la série vue à l'exemple 1 ; c'est-à-dire sept. (Voir col. Cc de l'ex. 74 et 77 a ou b).

117. — Les corps de rechange sont des tuyaux supplémentaires et de dimension différente, qui s'adaptent au tuyau principal, moyennant une opération de quelques instants Ils ont pour but de changer la hauteur de la série harmonique ; bref : ils changent le diapason=type de l'instrument (§ 73-4).

118. — Le mécanisme des pistons a pour but « d'allonger » ou de « raccourcir » instantanément le parcours de la colonne d'air. Cela se fait au moyen d'un «jeu de pistons » qui mettent en communication avec le tube initial, d'autres tubes additionnels.

Ceci a également pour but, de rendre l'instrument chromamatique, tout comme le mécanisme de la coulisse (§ 115).

119. — L'exemple 74 va nous montrer quelque chose des avantages de l'un et de l'autre. — Chaque système a ses défauts et ses qualités ; l'essentiel est, de bien s'en rendre compte, et ensuite : ne jamais les perdre de vue dans la pra= tique.

120. — Le tableau 74, nous fait donc voir sept séries d'harmoniques, partant de celle fa (a) jusqu'à celle de si (g) ; et nous les voyons en même temps sous deux points de vue, notamment par rapport à deux instruments dont l'un va du 2e au 16e (ex. 73n) l'autre du 1e1 au 10e harmonique (ex. 73,,) :

Cor simple et a) Cor chromatique (en/a)

àj\ 1

Trombone -basse (eu fa)

121. — Les séries (ex. 74^ ) peuvent être reproduites, soit par le trombone-basse à coulisse (B, Ci, C*) ; soit par les cors simples de fa à si (col. A, D et E), soit par le cor chromatique en fa (col. A, F et G).

Trombone-basse i coulisse (en fa)

74 Tableau comparatif des « séries harmc|n ainsi que d'une partie du « mécanisme » di à coulisse (en/a), du Cor chromatique (à pi) fa), comparés aux Cors simples de fa, mi

rcV, ut et sï.

îques »

Trombone

tons, en mi?, ré,

Cors simples de fa, mi, mi\>, re, r/b, ut et si

Diapasons

différents,

au moyen des

corps de rechange

Cor chromatique (en fa)

DANvS LES PROPYLÉES DE L'INSTRUMENTATION

122. — Sans vouloir approfondir ici, tout ce que ce tableau (ex. 74) peut nous enseigner, il importe cependant, que provisoirement nous y jetions un coup d'œil.

123. — Les mêmes longueurs produisent les mêmes dia= pasons (C, DE ex. 74) pour ces deux instruments différents : cor et trombone. Mais, leur parcours sur l'échelle harmonique est différente (voir aussi ex 73), à cause de la différence du rapport qui existe entre le diamètre et la longueur du tuyau de chacun de ces deux instruments.

124. — Longueurs exigées (pour la justesse des intonations) et obtenues (par le mécanisme des pistons). — Si l'on compare les longueurs « exigées » (col. E. C), à celles « obtenues » par les pistons (col. G de l'ex. 74), on constate dans la colonne G une différence croissante pour les séries sous e, f et g.

125. — Ce fait est un inconvénient, inhérent au système des pistons « additionnés » (]). Il est la cause du défaut de justesse des sons de ces trois dernières séries. — Plus loin nous rencontrerons une étude plus détaillée à ce sujet.

L'essentiel est, que l'élève soit prévenu du défaut inhérent a chaque instrument à pistons, c'est-à-dire du système ordinaire (ex. 77, B et§ 137 B).

126. — Lacune sur les trombones à coulisse. Si nous résumons toutes les notes du trombone-basse (ex. 74) nous devrons constater que dans son parcours, il y a une lacune d'une quarte majeure de fa à si (ex. 75 ';, b' A). L'autre lacune sous (ex. 75 B), ne manquera pas de faire supposer : qu'il doit en exister une semblable sur chaque trombone à coulisse.

En effet, les six allongements qui amènent aux limites de l'extension du bras (droit), ne permettent pas de descendie progressivement jusqu'au son 1. De là, cette lacune.

(lacune; sur le Trombone-basse

rrfi

6me abaissement du 2dh.

Billll

sur le Trombone-tenor MO

(1) Voir ij 137.

DANS LEvS PROPYLEES DE L INSTRUMENTATION

Ce fait a amené un homme ingénieux (le facteur belge Adolphe Sax), à construire un tromhone à un seul piston.

127. — Le trombone à un piston, qui a spécialement été fait pour combler la dite lacune, ne devra pas être confondu avec les cors à un piston dont parlent les § 165 et 167. Ce cas spécial d'un seul piston étant adapté au trombone ténor, nous allons en expliquer le mécanisme au sujet de ce diapason.

128. — Ce piston est adapté au corps de l'instrument, de façon que l'exécutant puisse faire fonctionner ce piston avec le pouce de la main gauche ; ainsi il garde toute la liberté du bras droit pour faire mouvoir la coulisse.

12g. — Au moyen de ce seul piston, qui met un tube additionnel en communication avec le tube initial, le diapason de l'instrument s'abaisse d'une quarte juste. Les harmoniques (sons) 1 et 2, sous a) de l'ex. 76 descendent de suite à ceux sous b)

130. — Voici le tableau (76) des six abaissements des harmoniques en question (1 et 2) du tube initial (2m, 950) ainsi que de son allongement (3™, 939).

Trombone ténor (Sï\>) à un seul piston (harmoniques du tube initial =2m, 950)

a) [ÏÏ7

/les 6 abaissements /•du 2<1 harmonique ] O du tube initial, par 1 les positions de la I \ coulisse ' a

2d| 4? 8^(9 loi

EE

+fcwb~^*rmrtr+ft

e> (pédales) /les Rabaissements^

du 2<1 harmonique (obtenus sur l'allongement) par

\ les positions de la/:

\ coulisse / • 2d

harmoniques 1 et 2 de 1 allongement du tube (=3B\ 939)

131. — La descente du diapason de si b à celui de fa étant réalisé moyennant le piston, la coulisse opère ensuite et pro-

dait par ses positions (II à VII), les six abaissements graduels que le tableau ex. 74 nous montre de b à g pour le trombonebasse.

Ainsi, on peut le constatera l'ex. 76, la lacune (ex. 75 B) est comblée; et Ton possède en outre, un superbe instrument à l'immense étendue de trois octaves et demie (1).

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