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Le Saxhorn=basse (tuba) non transpositeur

Depuis tantôt cinquante ans, le tuba (ex. 123 B et ex. 122 V) s'est complètement substitué dans la musique d'orchestre à l'ophiclëide aujourd'hui totalement tombé en désuétude.

Les compositeurs ont l'habitude invariable d'écrire les sons à leur hauteur réelle, c'est-à dire tout comme on écrit les trombones auxquels le tuba s'associe souvent. Voici une couple d'exemples; celui de l'ex. 124 donne lieu aux considérations des § 322-3. Il sera bon que celui qui écrit pour cet instrument, ne les perde pas de vue.

Wagner: Lohengrin

Chor

Tenori e

Bassi

!n diïstrem Schweigen rich tet Gott

Voici un second exemple (125»), également de Wagner (Tannhâuser). Profitons-en pour transcrire l'effet réel des parties de trompettes, comme cela a déjà été fait pour l'ex. 60A.

3 Trompettes à pistons imi\>)

3 Trombones ténor

Tubabasse

(Notation)

(Effet réel)

Wjr^

322. — Mais les notes et les traits qu'en général les compositeurs introduisent souvent dans leurs parties de tuba, sont trop graves pour sonner convenablement et même pour sortir sur un instrument à tuyau aussi court.

323. — Schumann dans Manfred (n° 7, hymne des esprits d'Ahriman) et Wagner au début de l'ouverture de Faust, font descendre le tuba tellement bas, qu'il convient de dire que de tels passages ne peuvent produire un effet satisfaisant que lorsqu'ils sont exécutés par une basse grave. Dès que l'on a besoin de descendre au dessous de la note sol sur la ire ligne de la clef de fa (la première note de la partie de tuba de l'ex. 125), on fera bien de prescrire explicitement l'usage du Saxhornbasse grave en fa (ex. 126).

324. — Nous avons déjà eu l'occasion de parler de cet instrument (§ 109-10). Ici nous allons en donner les indications sommaires habituelles, en même temps que celles du saxhorn ou

bombardon en /// grave; ceci complétera toute la série des cinq individus dont parle le § 314-15.

Sa

xhorn-basse grc (en fa)

ombardon (en fa

Un.1

iv e

(Etendue: 2 8)

F théor.

Bombardon en ut grave Contrabass- tuba Helicon #*>

juçm£

b) (Etendue: 2 8 c)

lr théor 5, 258

325. Ce dernier instrument (127) a été annexé à l'orchestre de théâtre, afin d'étendre le domaine des cuivres jusqu'aux profondeurs!1) où atteignent les cordes et les bois. Comme l'on peut voir à l'ex. 12711, cet instrument n'est pas transpositeur. Wagner lui a confié une partie importante dans sa tétralogie (Nibelungen).

(:;:) Eu égard à ce qu'on lit à la note de la page 40-1, il ne sera pas sans importance de mettre ici en parallèle les trois indications possibles selon le lieu où est employé le bombardon en fa :

A. pour Y orchestre de symphonie.

Ba n musique militaire 1 notation ordinaire).

Bb

128bis

(notation uniforme).

/notation pour\ V l' orchestre /

en

longr théor.

transcriptions militaires a) b)

ordinaire I uniforme

Quant à la notation uniforme, voir les § 330-40.

(**) On l'appelle ainsi (Hélicon) lorsqu'il est construit en forme circulaire.

1) Au sujet de la limite pour la région grave des cuivres, Mahillon écrit (Eléments d'acoustique musicale et instrumentale, page 153): « Ce n'est pas

326. — Voici (128) la division intérieure de l'échelle des bombardons en fa et en ut des ex. 126-7 :

128 (grave) (médium) (aigu)

mauvaises notes

327. — Les paragraphes 322-3 nous rappelent plus ou moins ce qui est dit déjà aux ^ 160. Il sera donc facile d'éviter les sons trop douteux comme sonorité d'une part (^ 322), ou bien ceux qui pèchent trop par défaut de justesse (<^ 161) d'autre paît.

328. — Le tableau des pages 60-1 (ex. 87) rendra donc de réels services dès qu'il s'agira de s'orienter sur le degré du défaut de justesse. Cet exemple (87) avec le secours du tableau de l'ex. 85 (et même 86) peut renseigner suffisamment pour ce qu'il y aura à faire dans la distribution des intonations profondes pour les basses des cuivres.

329. — Maintenant nous allons voir à un autre point de vue de la notation, certains instruments de la famille des Saxhorns. Ceci nous amène à parler de la transcription uniforme que nous expliquons dans les paragraphes qui suivent.

La Transcription (notation) uniforme

Seules les bandes militaires françaises ont l'habitude de se servir de la transcription uniforme, (l)

L'unité de procédé qui existe pour chacun des deux système de pistons (ex. 77 A et B) pour la production de leur échelle, paraît-être le point de départ de la notation " uniforme ».

330. — Il y a longtemps déjà, que dans les musiques militaires françaises on a adopté une « transcription uniforme » (en clef de soi) pour tous les instruments à pistons, y compris les trombones.

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