‹ Dans les rapides du Fleuve Bleu;Chapitre 1 sur 13 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le colonel Marchand a dit qu'aucun officier français n'avait de plus beaux états de service que le commandant Hourst. Et j'imagine que Marchand s'y connaît.

Hourst a été partout, excepté en Amérique et en Australie; et, partout, sa conduite a témoigné d'une âme intrépide, d'un grand cœur et d'un esprit clairvoyant. Mais ce dont l'avenir se souviendra particulièrement, c'est qu'il est le premier homme qui ait descendu le cours du Niger, de Tombouctou à l'Océan, Son nom est lié à l'histoire même de la découverte et de la description de notre planète. Hourst est de ceux qui, littéralement, ont agrandi pour nous la face de la terre. Je voudrais que, dès maintenant, son nom, déjà célèbre, fût universelle^ ment connu et honoré.

Dans la première partie de son nouveau livre, Hourst nous raconte comment ^ à travers des périls presqtce ininterrompus, avec de faibles moyens, sur un bateau fort imparfait, il a su triompher du grand fleuve chinois, du Yang'Tsé aux rapides meurtriers, — et comment il l'a remonté jusqu'à son cours supérieur, — non lepre^ mier, cette fois, mais plus heureusement et plus loin qtCon ri avait fait avant lui.

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