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Le passant est parti

L'entrée de la maison était simple. On montait un perron de trois marches, on se trouvait devant une porte épaisse où Ton avait appliqué quelques bandes de fer et qui comportait une lourde serrure à l'ancienne mode. Fermée au verrou, cette porte aurait été un obstacle redoutable. Jacques la tâta et dit :

— La camoufle1, Poulot!

La Poule, tirant une petite lanterne sourde de sa houppelande, darda un rai jaunâtre sur la serrure. Jacques travailla quelques secondes et Ton entendit grincer les gonds, tandis que le trou noir du corridor s'élargissait devant les visiteurs. C'était un moment farouche. Tous trois serraient les mâchoires; les mains de Carmelot sautillaient comme des grenouilles :

— Tu gardes le corridor! lui dit Jacques. Ouvre les châsses et les loches2!

Carmelot s'adossa à la muraille, tandis que ses complices le dépassaient. Ils allaient très doucement, avec cet effroi d'eux-mêmes qu'ont les fauves et les bandits. Près de l'escalier, un renfoncement conduisait à la salle à manger. Comme elle était close de volets, ils découvrirent

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