‹ Dans un coucou comedie vaudeville en un acteChapitre 23 sur 36 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

CORBILLON

Je fournirai le cheval... Lu prondras notre bouriquel.

BAPT1ST1NE

Ça demande réflexion.

CORBILLON

Je te donne une minute».

BAPTISTINE

C’est pas assez.

CORBILLON

Je te donne... soixante secondes... (Fouillant dans sa poche et tirant un billet de banque de cent francs.) Ton Cadet-Pierre exige cent écus de d^t, en voici cinquante, comptant.

MARIE, paraissant à la porte de droite, une tasse à la main, et s’arrêtant, à part*.

Que dit-il?... (Elle écoute.)

CORBILLON, à Baptistine.

Non compris le bouriquet, j’espère qu’il le sera.

Bouriquet?...

CORBILLON

Non... content... (Riant.) Ah! ali! ah t c’est un mot, naivo bergère. (Il veut lui donner ce billet de banque.)

baptistine, refusant.

J’en veux point, si c’est encore pour poisonner quéquos-uns, comme à c’ matin.

CORBILLON, riant.

C’était une frime, à ce malin.

marie, à part.

Qu’entends- je?..

BAPTISTINE, prenant le billet de banque.

Ah I comme ça... et la bataille do tout-à-l’heure ?...

CORBILLON, riant.

Autre frime !

BAPTISTINE, de meme.

C’est donc, ça qu’y m’ semblait qu* c’était m’sieu qui criait et f’autre qui recevait les atous !

CORBILLON, de même.

Précisément... ah ! ah ! ah !... je vois que tu comprends.

marie, à part.

Et moi aussi! .. j’étais leur dupel...

CORBILLON, donnant à Baptistine le reste des cinquante écus

en argent.

Tiens... l’autre moitié t’appartiendra, dès que tu auras franchi

•' Baptistine, Corbiilon, Marie.

la frontière... de la commune, je ne vouxplus que tu te trouver en face de ma femme et que tu puisses lui dire : et palati I... et patata I... Tu expliqueras ces motifs politiques à ton tambour, il comprendra mon raisonnement... Il doit bien raisonner ton Cadet-Pierre ?

BAPT1STINE.

Oh ! pour ça, il raisonne !

CORBILLON

Comme un tambour... (niant.) Ah! ah I ah! c’est encore un mot! (Changeant de ton.) Fiche- moi le camp !

BAPTI STINE.

L’ temps d’omballer m’ z’hardos ot j’ suis ensauvée !...

CORBILLON

Va... je te bénis pour sept ans.

BAPTISTINE, remontant.

Ben obligée, m’sieul (Elle aperçoit Marie. — Bas.) M aine Corbillon I...*

marie, bas, avec mystère.

Chut 1 ne quitte pas - la maison. (Baptistlnc sort, par le fond. — Pendant l’a parte suivant, Marie s’approche doucement de Corbillon, sa tasse à la main.)

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