ACTE Ul
TORELLO
En douteriez-vous? . , .
DANTE
Non, mais vous passiez pour être Client du r.hevalier Bardi...
TORELLO
Oui, — par malheur!
Cn homme sans courage, un homme sans valeur,
Dur, inflexible, fier; puis, avare dans l’àme :
Je lui devais cinq cent ducats, — il les réclame!
DANTE
Et pour que vous soyez ainsi mon partisan...
TORELLO
Mais nous vous devons tout! — Oh! de vous, parlons-en; Vous avez rétabli le calme dans la ville.
On peut sortir sans arme, on peut dormir tranquille.
On voit se ranimer le commerce abattu.
Voilà bientôt un mois qu’on ne s’est point battu !
— Et ces hommes voudraient recommencer?... Non, certe. Leur premier cri sera le signal de leur-perte;
Avec ces forcenés jamais ne transigeons :
Il en est deux qu’il faut punir, nous l’exigeons :
Ser Brunetto, Bardi, — celui-là. Je l’espère.
Vous l’épargnerez peu...
DANTE, O part.
O mon Dieu !
Mon ennemi... mon père...
TORELLO
Oui, voilà les deux chefs importants •''
4t DANTE ET BÉATRIX.
Qu'il faut frapper, — demain il’ ne serait plus temps; Cette sédition doit être la dernière.
Frappons vite et très-dur. C'est la bonne manière. Punissez ces gens-Ià sans rien faire à demi.
Et restez le plus fort... Je reste votre amil — Adieu. C’est entendu. Le drapeau, la fenêtre...
Nous serons quatre -mille, au moins!
DANTS.
Adieu, mon raaitre.