JJ» DANTE ET BEATRIX
BÈ^ATKTK.
Voyez-Tons-,
N’envions pas ces noms ou d’épouse ou d’époux;
Les hommes, attachés anx choses' de fti terre;
N’ont jamais de l’amour entrevu le mystère;
Ce n’est pas dans ce monde ou tout est triste et vain Que nous le enmprendroos ... c'est mi séjour- divinit Aussi croyez-le bien, frère de ma pensée.
Mon Ame vers le ciel s’est toujours éTancée;
Ah ! pour entendre- mieiBi le» cclestssi accords, due ne puis-je briser les entraves du corps?
Mais> suivant le cliemia que nous devons tous suivre,.. Dans l’espoir de la mort jp me résigne à. vivre L C’est la-haiii qu’est la joie et le suprême bien,, ,
Là-haut le grand amour-..- les nôtres ne sont rien 1 Rien n’est stable icirbas, le bonheur est avare ;
Un hasard nous unit, un autre noua sépare;, ^
Mais, là-haut , les regards vont,, sans cesse et plus doux» De l’immortelle épouse à l’immortel époux !
DANTE
Heatrix ! Béalrix ! Que voulez-vous me dire ?
N’ai-je donc plus d’espoir?
BÈATUnt.
Adieu.... Je me retire.
Mon père.....
DANTE
Au nom du ciel, témoin de ma douleur,.
Apprenez-moi, serait-ce encor quelque malheur,. Apprene-z-moi mon sort; de ce que je dois craindre
Instruisez-moi du moins.
BÉATBIX.
Oui, j’aurais tort de feindre.
Apjirenez donc ce qui sera public demain :
tt
AfiTE L
Mon père.... du coursée!; n a promis ma main Au chevalier Bardi....
DANTBt •
Juste ciel ! , '
BHATMX. >
Adieu^Uaute ;
Coupable e» vous parlant^ ou du moins imprudente.
Je ne puis prolonger..» Mais on vient par ioi,.
C’est lui, le chevalier; Dante, adieu. Le voici.
( Béalrix entxe dam sa maison. Basidi pamtty traoerss W jardin, j^tte à Dante «n negard de triomphe A «nârr I
dans la maison de Béatrix.) , ■