‹ DantonChapitre 104 sur 208 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

avoir retracé tous ces griefs, leur avait peint très fortement tous les malheurs en tous genres qui allait résulter de la conduite folle et criminelle de la Convention, leur déclara positivement qu'il ne se rétracterait pas, parce que la perte ou le gain d'une bataille ne changerait jamais rien ni à ses principes, ni à son opinion, ni à son caractère. Ces commissaires mirent dans toute cette négociation beaucoup d'esprit, d'intérêt et de cajolerie. Enfin, après une longue discussion, le général consentit à écrire en six lignes au président : « Qu'il priait la Convention de ne rien préjuger sur sa lettre du 12 mars, avant qu'il eut le temps de lui en envoyer l'explication. » Les deux députés partirent avec cette lettre insignifiante (Mémoires de Dumouricz, liv. 8, chap. 8.)

Y a-t-il a tirer de cette citation la moindre preuve de connivence? Ne voit-on pas que le général malgré sa ferme résolution de ne pas se rétracter, y arrive cependant. Cela suffit pour prouver que les commissaires ont rempli leur devoir avec fermeté. Mais pourquoi disculper par avance un orateur comme Danton, puisqu'il va lui-même répondre?

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