‹ Danton & RobespierreChapitre 105 sur 117 · ACTE V, SCÈNE lU · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE lU

militaire — c'est de Tardent et jeune sang français. — Vive Robespierre I

La foule. — Etes-vous pour lui ?

Les élèves. — Nous voulons montrer que nous savons manier Tépée. Si nous ne sommes pas encore au camp contre les ennemis extérieurs de la République, nous ne voulons pas du moins flâner oisifs à Paris.

La foule. — Vive la vaillante jeunesse de France !

L*AMPUTÉ {arrive précipitamment avec d^autres), — Français 1 Hourra ! Des nouvelles de victoire ! deux brillantes nouvelles de victoires à la fois !

La foule. — Qu'est-ce ?

L'amputé. — Jourdan a pris Liège, Pichegru Anvers I Le jeune et brave général Bonaparte a apporté cette joyeuse nouvelle à la Convention. —

Cris derrière la scène. — Vive l'armée !

L'amputé. — Entendez-vous ? Le messager de victoire est acclamé par le peuple dans toutes les rues I

Les élèves. — Le jeune général Bonaparte f 11 faut que nous le voyions I

La foule. — Nous aussi I

Les élèves {ùartant),

« AUons, enfants de la patrie, Le jour de gloire est arrivé ! »

La foule {accompagnant).

« Le jour de gloire est arrivé ! >

( Tous s'écoulent rapidement y excepté les deux roya" listes).

Premier royaliste. — « Le jour de gloire est arrivé » — De la gloire en épaulettes et en chapeau à plumes —

Second. — Mordieu ! Il me semblait que tous ces gens-là s'apprêtaient à combattre pour Robespierre —

3l6 DANTON ET ROBESPIERRE

Premier. — Oui, voyez-vous, dans leur précipitation ils l'ont oublié. — Venez ! {Tous deux s^en vont).

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