ACTE III, SCÈNE III
Lebas. — Ma santé est ébranlée, {Tendrement). Thérèse, dis à notre ami Robespierre que Lebas a aussi d'autres devoirs à remplir.
Robespierre, — Nous avons besoin de commissaires patriotes à Farmée, — Dans quelque temps je pourrai peut-être me passer de Saint-Jast. Alors il te remplacera.
{Lebas Vem brasse joye usem en î ,)
Robespierre* — Vous avez rompu la trame de mes pensées. — Laissez-moî seul quelques moments encore.
Madame Duplay, — Pas longtemps, citoyen RobespierrCj pas longtemps I {Elle s^éioigtîe avec les autres).
LtoNORE(ies suivant^ ramassa quelque chose à terre).
— Un petit oiseau 1
Robespierre {s'approchant d^eîie). — Qu'est-ce ?
Léonore. — Un petit, tout petit oiseau — pas une plume encore — voyez \
Robespierre. — 11 est tombé du nid-
Légkore, — Du nid?
Robespierre. — Oui, là-haut entre les branches*
Léonore. — Ah l — croyez- vous qu'il se soit fait mal ?
Robespierre. — Voyons!
Léonore. — Comme il est gentil ! Peut-on le porter à la maison ? Becquète-t~il dans la main ?
Robespierre. — Il serait bien mieux dans son nid
— auprès de sa mèrej qui le nourrit.
Léonore. — Est-elle dans le nidf Robespierre. — Elle voltige pleine d'angoisse là,
sur le faite de Tarbre — la voyez-vous?
Léonore. — Ahl citoyen Robespierre, si ou pouvait lui rendre le petit !
Robespierre. — 11 faut grimper et le lui remettre dans le nid.
Léonore. — Si je le pouvais !
Robespierre. — Donnez ! (// monte sur un bloc de roche situé derrière V arbre ^ et replace V oiseau dans le nid). Voyez comme à présent la mère descend — et comme les petits braillards tous ensemble tiennent leur bec ouvert!
LioNORE {riant ci battant des mains). — Les petits braïDards — ha, ha, ha !
Robes PI EïïRK {rit également),
Léonore [effrayée). — Vous riez, citoyen Robespierre ? De ma niaiserie ? Pardonnez !
Robespierre. — Petite folle I Eh bien ! quand je rirais ?