LES CRYPTES
A l'aube blanchissante une voix a chctnté : « Mélancolique enfant d'une déesse, écoute !
« Combats pour l'eau, l'étoile et le lys des vallons, « Afin de remporter la victoire des choses, « Et jette aussi ton âme aux lianes nus des sillons !. . « Ne dédaigne jamais la p.ière de roses ;
« Ta race s'étendra comme un grand soir vermeil, « Ta bourgade aux puits d'or luira dans les luzernes « Mais surtout abstiens-toi des faciles sommeils : « Une Vierge t'attend dans les lys des cavernes ! »
Univer??ÎJ^
Les Nuages
à André Gide*
Les Nuages
|uR les flancs d'un nuage énorme et blanc, bercé Où je m'élancerais du sommet bleu des roches, Tout enfant, j'ai rêvé de franchir l'air glacé, En ébranlant les cimes d'arbres et les cloches.
Sous un nuage au sang de l'orage inondé, Au pied du Crucifix et des lampes pieuses, Tremblant en entendant la foudre, au loin, gronder^ Près de ma mère, j'effeuillais des scabieuses !
Assis SOUS le Laurier, au terme du chemin
Dont mon pied intrépide a soulevé la poudre,
Joignant le laurier-rose et le saule au jasmin,
Je pose enfin ma Lyre sainte — au son des foudres !
Universita^* BIBLIOTHECA )
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