SCÈNE V
Les Précédens, EXATHRÈS.
O mon fils ! approchez , héritier de mon trône ,
C'est pour vous que surtout j'estime la couronne ;
Oui j'espère qu'un jour vous saurez la porter,
Et vous faire à la fois aimer et respecter.
Dans les murs d'Ecbatane , une sœur , une mère ,
Sauront bien protéger une tête si chère ;
Vous partez à l'instant , mais peut-être les Dieux
Permettront que bientôt je vous voie en ces lieux.
EXATHRÈS.
Il est donc vrai , seigneur ! il faut que je vous quitte !
Mais faut-il m'aviiir jjar ime indigne fuite?
Ah! laissez-moi plutôt partager votre sort.
Près d'un père, seigneur! peut-on craindre la mort?
Ce courage , naissant dans un âge timide , A besoin, Ô mon fils ! d'une main qui le guide. Un péril inutile est indigne d'un roi , L'intérêt de l'état est sa règle et sa loi.
EXATHRÈS.
Eh! quoi, ra'ordonne-t-il de m'éloigner d'un père? D'habiter loin de vous une terre étrangère ?