ACTE IV, SCÈNE V
Ecbatane est , mon fils , un asile assuré
Au sein de mes états ; mais le sort conjuré
Vous ilût-il obliger à tjuitter la patrie ,
Le destin de l'état dépend de votre vie.
Cent peuples de l'aurore auront soin de vos jours ,
L'héiilier de l'Empire obtiendra leur secours.
Il n'est point de peuplade assez vile et sauvage
Qui refuse à des rois la faveur d'un hommage j
Détrônés ou proscrits , mais toujours souverains,
Leur malheur est un titre aux respects des humains.
EXATHRÈS.
Mais ces peuples, seigneur, soutiens de mon enfance. Voudront-ils embrasser les soins de ma vengeance, M'aider à conquérir un Empire usurpé ?
S T A T I R A souriant.
Le conquérir, mon fils.
EXATHRÈS bas.
Quel mot m'est écliappé l
Avant de gouverner soyez digne du trône , Par de hautes vertus méritez la couronne ; Obtenez un Empire au-dessus des grandeurs ,, Illustrez votre esprit et régnez sur les cœurs ; Mais s'il faut acquérir la suprême puissance. Au milieu de vos droits oubliez la naissance. Et soyez assez grand, quels que soient vos destins, Pour saisir la fortune pu braver ses dédains^
EXATHRÈS.
Ah! seigneiu'! que de tems pour former uu bon prince ! Si j'avais pour apprendre au moins ime province !