‹ Darius; tragédie en 5 actes et en versChapitre 55 sur 69 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

DARIUS, PHARZÈS.

Ah , Pharzès ! est-ce ainsi que tu sers Darius ? Quoi ! la reine, mon fils, les ai-je donc perdus?

PHARZÈS.

Seigneur, vous le voyez, prisonnier d'Alexandre, Témoin de vos malheurs, je viens vous les apprendre; Lui-même la permis , et les Dieux en courroux Veulent nous accabler sous le poids de leurs coups. A peine nous partions pour l'heureuse Ecbatane, J'escortais votre fils , et la veine et Roxane : L'on entendait au loin les clameurs des soldats; Tout semblait respirer la fureur des combats ; Nos coursiers , en volant sur des flots de poussière. Agitaient, pleins d'elïroi , leur superbe crinière. Et peut-être guidés par un Dieu protecteur. Redoublaient chaque instant de vitesse et d'ardeur. Vains elTorts ! Tout-à-coup les soldats d'Alexandre Environnent le char : rien ne peut le défendre ; Nous résistons envain^ pressés de toutes parts, Un nombreux escadron nous présente ses dards. Que pouvais-je, seigneur, en ce moment funeste? De votre auguste sang j'ai dû sauver le reste.

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