‹ Darwinisme et Socialisme des Sciences PolitiquesChapitre 36 sur 60 · L. BOURGEO!S, Solidarité. Paris, A. Colin, 1896, p · texte numérisé non relu

L. BOURGEO!S, Solidarité. Paris, A. Colin, 1896, p

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et au transformisme une valeur scientifique ; entre la ou les cellules primitives des premières espèces et l'espèce humaine, il existe une suite de chaînons ininterrompus. Il en résulte que l’homme, bien qu'étant considéré comme le spécimen le plus élevé des êtres, ne saurait cependant se soustraire à la loi de Darwin qui régit l'ensemble du monde organique.

D’autre part, les deux grands facteurs qui constituent la base de la théorie de Darwin : Hérédité et adaptation, ont certainement une action sur l’homme et sur la société puisque ces phénomènes sont les con-. ditions mêmes de la vie. On ne comprendrait donc pas comment cette loi, qui régit toutes les espèces, s’arrèterait avant- d’avoir atteint le dernier échelon l’homme.

Et si l’on admet ce raisonnement, si l’on considère que la loi de Darwin est une loi naturelle, sociale, l'étude de ses rapports avec le socialisme est tout naturellement indiquée et s'impose aux socialistes darwiniens :

« Force nous est bien de reconnaître que l’homme, en tant qu'être vivant, en tant que terme quelconque de la série animale, ne doit pas échapper à la concurrence vitale, ni à la sélection naturelle, » écrit M. E,. Gautier, et plus loin : « Nous avons le droit et le devoir de discuter les arguments qu’on nous jette à la face, de percer à jour les nouveaux dogmes, d'en

répudier les enseignements et les conclusions. —

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