FERRI, 0D. Cil., p
ne pas entraver la marche du progrès, le socialisme semble laisser à la loi de Darwin un domaine suffisant pour son application. Lorsqu'il soutient au lieu d’une égalité chimérique, la nécessité d'une certaine inégalité, inégalité qui, suivant les termes de M. Ferri, « bien qu’atténuée en grande partie dans une organi- « sation sociale meilleure » .… «ne pourra jamais disparaître par les raisons que le darwinisme a découvertes dans le mystérieux mécanisme de la vie, dans la succession infinie des hommes et des espèces’; » 1l est bien évident que l'argument individualiste ne saurait avoir toute sa portée.
La contradiction absolue que relève l’individualisme n'existe plus grâce à cette évolution du socialisme, dans un sens plus pratique des faits, vers une tendance générale qui le pousse à admettre plus d’inégalité, une
dose d’individualisme de plus en plus forte.
$ 2. — La concurrence vitale et ses victimes.
La seconde contradiction entre la doctrine darwiniste et la doctrine socialiste est plus sérieuse.
Le darwinisme, objecte-t-6n, démontre que chez les ètres animés —- plantes, animaux, hommes — une minorité survit, la majorité succombe. C’est une des
conséquences nécessaires de la concurrence vitale.