Lorra, p. 123, op. cil
tient pas compte de. différents aspects sous lesquels la lutte se présente, elle conduit à refuser à la loi de concurrence toute application si la transformation sociale, prédite par le socialisme, venait à se réaliser (ce qui par ce fait mème serait impossible), et à oublier que dans toute organisation sociale il est deux termes indestructibles qu'il faudra seulement chercher à concilier : concurrence et solidarité.
Reste cette dernière objection : si le socialisme, d'accord avec la théorie darwinienne, admet la survivance des mieux adaptés, le caractère aristocratique de la loi de Darwin réapparaitra ; il en résultera une sélection, c’est-à-dire « un processus aristocratique individualiste » contraire au nivellement démocratique socialiste.
Le socialisme ici ne répond à l'objection qu’en s’infléchissant encore sous les faits.
En un mot, il devient, dans une certaine mesure d'égalitaire « sélectionniste ».
L'égalité comprise par le socialisme, telle que nous l'avons expliquée (c'est-à-dire limitée au point de départ et à ce qui est strictement nécessaire à la subsistance de chacun), l'inégalité reprend ses droits : chacun ayantalors la liberté de développer sa propre personnalité comn.e il l'entend, l’aristocratie, la sélection réapparait.
Voici du reste un passage remarquable de M. Georges Renard qui confirme nettement cette vue :
« La société sera foncièrement démocratique en ce