LORIA, op. cit., p
sans cesse à s’accroitre'. » Ceci est donc le contraire de ce qui se passe dans la sélection darwinienne qui, par l'augmentation de la population, doit conduire non pas à une dégénérescence de plus en plus grande comme cela a lieu dans l'humanité, mais à un continuel perfectionnement des espèces.
Et mème en oubliant tout cela, la lutte pour l’existence serait viciée par une autre cause essentiellement humaine : l'hérédité des biens, qui « intervertit les rapports primitifs entre la force des vainqueurs et celle des vaincus, et transmet la palme de la victoire aux êtres les plus faibles et les moins méritants ».
La théorie darwinienne ainsi comprise dans l’humanité « devient un instrument de plus en plus puissant de réforme sociaie » et prète naturellement son appui au socialisme.
Nous croyons cette théorie, qui assimile la lutte pour l'existence au parasitisme animal, exagérée. La lutte pour l'existence n'est pas toujours dans l'humanité une cause de dégénérescence, elle y est également une cause de progrès, il est certain notamment que la concurrence est souvent une cause d'amélioration, de perfectionnement.
Enfin, outre qu'elle semble ramener la lutte pour la vie à une lutte de classes entre les propriétaires etles
non-propriétaires, que par cette raison même elle ne