G. RENARD, Le régime socialiste, p
phiques, que le Darwinisme {comme le socialisme) tend à transformer.
> Relativement à la conception de l'individu par rapport à l'espèce ; à la superstition du xvur° siècle et de Rousseau, pour lesquels l'individu seul était une réalité, s'est substituée une conception basée sur les sciences positives et biologiques, principalement sur le Darwinisme, qui rend à la société le caractère qu'on lui avait enlevé en la considérant non plus comme un produit artificiel du « contrat social », mais comime un fait naturel et nécessaire, inséparable à la vie. Conception qui de plus tendrait à démontrer que la société n'est pas faite pour l'individu, mais qu'au contraire, idée essentiellement favorable au socialisme, c’est l'individu qui vit pour l'espèce.
En dernier lieu, le socialisme, d'après M. Ferri, peut argumenter d’une dernière analogie entre « la lutte pour l'existence » et «la lutte des classes » : « L'histoire de la vie animale n’a trouvé son explica-. tion positive que dans la grande loi darwinienne de la lutte pour l'existence. De même l’histoire de la vie humaine ne trouve son explication que dans la grande loi marxiste de la lutte des classes". » Marx occuperait ainsi en sociologie la place qu'occupe Darwin en biologie. — Cette thèse est surtout soutenue par M. Ferri.
Quelle que soit la valeur de ces analogies, ces argu-