INTRODUCTION
Nous avons publié, voilà quelque douze ans, la Vie de David d'Angers. Un volume d'Écrits du maître faisait suite à notre récit. Plus de cent lettres de l'artiste ont trouvé place dans ce volume. On a pu croire que le sujet de notre étude était épuisé. Revenir sur David est chose permise à tous, sauf peut-être à son biographe. Notre modèle n'a-t-il pas posé sous nos yeux aussi longuement que nous l'avons voulu? Qui nous obligeait à fermer le livre dont nous seul avions tracé le plan? Lorsqu'on quitte la tribune, c'est apparemment qu'on n'a plus rien à dire, et ajouter à son propre discours est une marque d'inexpérience ou de faiblesse.
Soitl L'objection semble juste. Y répondrons-nous? Inutile. Nous ne sommes pas atteint.
En effet, ce livre n'est pas un appendice au livre ancien : c'en est le complément.
Ce livre n'est pas notre œuvre : David et les hommes de son temps l'ont écrit.
En le publiant, nous ne faisons que mettre au jour ce qu'on pourrait appeler les « Mémoires des autres ».
De nos jugements sur les hommes ou les choses incidemment rappelés dans les lettres qui vont suivre, de