‹ David d'Angers, sa vie - ses œuvresChapitre 13 sur 18 · EUGÈNE CHEVREUL · texte numérisé non relu

EUGÈNE CHEVREUL

DAVID D’ANGERS

moral qui se livre aujourd’hui, pour arrêter le flot corrompu. Nous marchons à une grande crise. Je ne sais si elle est éloignée, mais les nuages se forment et se massent. Je sens et je vois.

« Je suis très touché de ton bon souvenir de vieille camaraderie. Tu as agi en homme d’esprit et de cœur. Tu peux compter sur un retour bien loyal et bien sincère. Quoique éloigné, la haute estime que je professe pour ton talent m’a toujours tenu dans les rangs de tes amis et admirateurs qui sont nombreux. Mais, tu le sais, on a ses ennemis et ta haute position excite l’envie, mais les ennemis et les envieux sont nécessaires comme la bile.

« Je vais bien, l’appétit elle est bonne , mais la jambe y va mal , le couturier est affaibli.

« N’étant pas trop en état d’aller te voir, tu m’excuseras et ne me taxeras pas d’indifférence.

« Bonjour et bonne amitié,

« Charlet.

« 21 octobre 1843. »

Vis-à-vis de ses camarades ou de ses collègues il a toujours montré le plus grand désintéresse-

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