‹ David Hume: moraliste et sociologueChapitre 1 sur 140 · THÉ NEW YORK · texte numérisé non relu

THÉ NEW YORK

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Hommage de reronnaissunce et de respect.

NOTICE SLR LA VIE DE IILME

David Hume était d'une ancienne famille écossaise, de petite noblesse et sans fortune. Il naquit à Edimburgh le 26 août 171 1 et mourut en celte même ville à l'âge de soixante-cinq ans, le 17 août 1776.

Sa vie, extrêmement remplie, et surtout consacrée à la philosophie et aux lettres, peut être divisée en trois périodes : i* la période des études et des premiers essais qui s'étend jusqu'en 17^0 ; 2® la période active des voyages et des résultats, de 17^0 à 1769; 3" la période de la retraite de 1769 à 1776.

Sur les premières études de Hume, sur ses aspirations de jeunesse, des renseignements nous sont fournis dans une remarquable lettre qu'il écrivit à un médecin de Londres, en 1734, alors qu'il se proposait d'aller à Bristol, apprendre le commerce.

a Vous devez savoir que, depuis ma plus tendre en&nce, j'ai toujours ressenti la plus vive inclination pour tout ce qui est livre et httérature. Comme notre éducation dans les collèges d'Ecosse ne s'étend guère au delà de I*étude des langues et se termine vers Tâge de 1 3 ou i4 ans, je fus ensuite laissé à ma

Lechartier. I

propre inspiration pour le choix de mes lectures. Je me trouvai surtout attiré alors par les livres de critique et de philosophie aussi bien que par les poètes et les classiques. Quiconque a quelque connaissance de la philosophie ou de la critique sait qu'il n'est encore rien de définitif dans Tune ou l'autre de ces sciences et qu'elles ne contiennent guère autre chose, même en leurs articles fondamentaux, que des disputes sans fin. En me livrant à cette étude, je sentis naître en moi une certaine audace de caractère, qui n'avait aucun goût de se soumettre à n'importe quelle autorité sur ces matières, mais qui me conduisit à chercher quelque méthode nouvelle de coiînaître la vérité. Après beaucoup d'études et de réflexions sur ce sujet, il me parut enfin comme je parvenais à ma dix-huilième année, qu'une nouvelle scène de pensée s'ouvrait devant moi, qui me transporta au delà de toute contrainte et me fit, avec l'ardeur naturelle aux jeunes gens, mettre de côté tous autres plaisirs et affaires pour m'adonner uniquement a un nouveau genre de vie. Le Droit, qui était la carrière que je devais choisir m'apparut alors (( nauséeux » et je ne pus dès lors songer à suivre aucune autre voie dans la vie que celle des lettres et de la philosophie. Je fus d'abord parfaitement heureux ainsi : ce bonheur dura quelques mois ; puis, vers le commencement de septembre 1729, toute mon ardeur sembla tomber d'un coup et il me devint

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