‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 111 sur 291 · CHAPITRE UL · texte numérisé non relu

CHAPITRE UL

la terre vous distribuez au poids l'iniquité de vos mains.

4 . Les impies ont dévié dès le sein de leur mère ; les hommes de mensonge se sont égarés dès leur naissance.

5. Le venin qu'ils distillent ressemble au venin du serpent; ils sont semblables à l'aspic qui bouche ses oreilles,

6. Qui n'entend pas la voix de l'enchanteur, du magicien habile dans les enchantements.

7. Seigneur, brisez dans leur bouche leurs dents (meurtrières) ; Jéhovah, brisez les dents de ces lions dévorants !

8. Qu'ils disparaissent comme le torrent qui s'écoule ; qu'ils bandent leur arc et que leurs flèches soient émoussées !

9. Qu'ils soient comme l'escargot, qui s'épuise à mesure qu'il se traine, comme l'avorton qui n'a pas vu la lumière du soleil !

10. Avant que la flamme ait échauffé leurs chaudières, que le vent du désert l'éteigne à mesure qu'ils la raniment.

11. Le juste sera dans la joie quand il verra la vengeance ; quand il lavera ses pieds dans le sang de l'impie ;

12. Et l'on dira : « Oui, il est une récompense pour le « juste; oui, il est un Dieu qui juge sur la terre. »

Il semble que les commentateurs ont été conduits à appliquer ce psaume aux circonstances que nous avons dites par la teneur du verset 8, où il est question d'arc et de flèches. Ils ont vu là une allusion aux moyens violents dont Saùl avait déjà usé pour frapper David : il avait essayé de le percer de la lance quand David était près; il le voudra percer d'une flèche quand désormais il rencontrera de loin le fugitif.

Dans les livres de prières, les auteurs de ces recueils pieux adaptent ce psaume à Jésus-Christ et aux sentiments que lui inspiraient les mauvais desseins des Pharisiens qui plusieurs fois avaient déclaré, par leurs actes et leurs paroles, qu'ils voulaient le faire mourir.

On voit par le seul psaume lvh^ la méthode des commentateurs et des hommes pieux dans l'application des psaumes, application multiple et correspondant à des situations différentes quant à leurs causes, pareilles quant au sentiment dont elles sont le principe.

Psaume LVIII.

Eripe me de inimicis meis, Deus meus.

Saûl résolut de surprendre pendant la nuit David dans sa maison ; il envoya le soir des gardes pour surveiller les avenues de l'habitation, afin que le lendemain matin ils le missent à mort. David, averti du péril par sa femme Michol, se fit descendre par une fenêtre et se sauva. Ce fut, dit-on, après ce danger qu'il composa le psaume suivant. Ainsi pensent les rabbins et presque tous les commentateurs : ainsi expliquent-ils les versets? et ] o appliqués aux satellites de Saùl.

1 . (Au maître de chœur ; sur le chant : « Ne perds pas. •> Poème de David quand Satil envoya cerner sa maison pour le mettre à mort.)

2. Délivrez-moi de mes ennemis, ô mon Dieu, sauvezmoi de ceux qui s'élèvent contre moi !

3. Délivrez-moi de ceux qui font le mal ; sauvez-moi des hommes qui répandent le sang !

4. Car, vous le voyez, ils en veulent à ma vie ; voilà que les forts se réunissent contre moi, sans que j'aie fait le mal, sans que j'aie péché (vous le savez), Jéhovah.

5. Sans que j'aie fait le mal, ils m'attaquent et se dressent contre moi; levez-vous. Seigneur, venez et voyez.

6. Seigneur, Dieu des armées. Dieu d'Israël, réveillezvous , visitez les nations (dans votre colère) ; pas de grâce pour ceux qui commettent l'iniquité !

7. Qu'ils reviennent, le soir, hurlant comme des chiens affamés, qui rôdent autour de la ville !

8. Voilà qu'ils font entendre leurs blasphèmes; leurs lèvres sont des glaives acérés; «. car, » disent-ils, <( qui nous entend? »

9. Mais vous. Seigneur, vous vous moquez de leurs desseins ; vous vous riez des complots des nations.

10. Us sont forts, mais c'est à vous que j'ai recours, car le Seigneur est mon refuge.

11. Mon Dieu me prévient de sa miséricorde, il me fait voir sa puissance sur mes ennemis.

12. Seigneur, ne les faites pas mourir ; que mon peuple voie leur châtiment ; dispersez-les par votre puissance, et qu'ils tombent précipités, ô Dieu, mon bouclier.

13. Leur bouche pèche toutes les fois que s'ouvrent leurs lèvres ; qu'ils soient pris dans les pièges de leur orgueil; qu'ils soient punis pour leurs blasphèmes et pour leurs mensonges.

l'*. Détruisez-les dans votre colère; détruisez-les et qu'ils ne soient plus, et qu'ils apprennent que Dieu commande en Israël, et que toute terre lui est soumise.

15. Qu'ils reviennent, le soir, hurlant comme des chiens affamés, qui rôdent autour de la ville !

16. Qu'ils errent dans les ténèbres, pour chercher leur nourriture, quand la nuit les surprendra, sans qu'ils aient pu se rassasier.

17. Pour moi, je chanterai votre puissance, dès le matin je célébrerai votre miséricorde ; parce que vous êtes pour moi un rempart assuré et un refuge pour le jour de l'angoisse.

18. 0 Dieu qui êtes ma force, c'est vous que je veux chanter; car le Seigneur est mon refuge; il répand sur moi sa miséricorde.

Psaume LI.

Quid gloriaris in malitia qui polens es.

Dans sa fuite à Nob, David sans armes et mourant de faim avait trouvé du secours auprès du grand prêtre Achimélech, qui le nourrit

lui et ses compagnons avec les pains de proposition et lui remit en main le glaive de Goliath déposé dans le temple. L'un des serviteurs de Saiil, Doëg le riche Iduméen, avait été témoin de la bienveillance d'Achimélech. Il en informa Saûl et l'excita à tirer vengeance de David et de tous les prêtres qui le soutenaient. David, en apprenant cette trahison, composa le psaume li'' dans lequel il exprime sa confiance d'être délivré d'un ennemi impie et orgueilleux de ses richesses.

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