CHAPITRE IV
que nous venons d'étudier. Nous signalons eu particulier le psaume xx, qui est de David.
Ce psaume contient des indices messianiques dont il est facile de se rendre compte quand on a lu et médité le psaume ii. Ainsi, aux versets 5 et 7, les bénédictions promises à David doivent avoir une durée éternelle et elles rappellent manifestement les bénédictions d'Abraham , dont David est l'héritier (1). Dans le psaume entier, la cause de David est si étroitement liée à celle de Dieu et l'action de l'un est tellement identifiée à l'action de l'autre, qu'il est difficile de ne pas voir dans David la figure du Christ triomphant. La gloire et l'éclat du roi sont exprimés par des expressions hébraïques, "lin, Tin, qui ne sont appliquées qu'à Dieu et au Roi-Messie (2). On ne trouve point à la vérité dans le Nouveau Testament de citations directes de ce psaume; mais le Targum et les anciens rabbins, d'après Raschi et Kimchi, regardaient le psaume xx comme messianique. Origène, saint Athanase, Eusèbe, saint Augustin lui ont tous reconnu le même caractère. Nous ne voulons pas néanmoins ici insister sur ce point, afin de ne pas répéter ce que nous avons déjà dit sur le psaume ii, et nous passons au psaume cxvii, qui se rapporte à la translation de l'arche sur la montagne de Sion.
(1) Vitam peint a te, et iribuisti ei longitudinem dierum in sœculum. Dahis eum in benedictionem in sxculum sœculi. Preevenisti eum in benedictionibus dulcedinis . (Ps. xx, 5, 7.)
(2) Ps. xcv, 6; cm, 1 ; ex, 3; xliv, 4.
Psaume CXVII.
A l'occasion de la translation de l'arche, le psal-