‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 232 sur 291 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Ces paroles du verset 15 : les justes répondent au mot ét^ioi employé par les apôtres pour désigner les fidèles. C'est le nom que David aimait à donner à ceux qui défendaient sa juste cause.

Lorsque le peuple a chanté son hymne de victoire , David, se rappelant les triomphes passés que l'on vient de célébrer, et prenant acte des dispositions présentes d'Israël, s'écrie : « Je ne mourrai pas; non, je vivrai. Je raconterai les œuvres de Jéhovah. » Cri prophétique qui s'est réalisé non seulement dans le Christ figuré par David , mais dans David lui-même, dont les immortels cantiques annonceront dans l'univers les merveilles de Dieu jusqu'à la fin des temps (1).

18. « Jéhovah m'a puni, mais il ne m'a point livré à la mort. »

Cet autre verset prophétique résume sous une forme concise et énergique toute l'histoire de la rédemption. Il se vérifie dans David. Dieu a puni en lui non seulement les fautes personnelles, mais les fautes de sa nation. David devait souffrir pour ramener Israël dans ses voies et le maintenir dans la fidélité aux promesses messianiques. Le verset se vérifie aussi dans Jésus-Christ : Dieu a puni en lui les péchés du monde dont il s'était chargé. Mais David et le Christ ont triomphé de la mort. David, en tant que figure de Jésus-Christ, n'est point réellement mort; il continuait à vivre dans Salomon et dans les prophètes. Le schéol n'a point retenïi Jésus captif : Dieu ne l'a point abandonné dans la corruption du tombeau.

19. « Ouvrez-moi les portes de la justice; j'entrerai, je louerai le Seigneur. »

(1) Euthyme et Lyra ont vu dans ce verset la prédiction de la résurrection du Clirist.

Ce verset fut chanté au moment où le cortège arrivait aux portes de la forteresse de Sion, c'est-à-dire de la cité de David. Le psalmiste suppose ici qu'une petite porte seulement (la fausse porte de l'entrée des villes) était ouverte pour la circulation des habitants , et David donne l'ordre d'élever les portes, c'est-à-dire d'ouvrir toutes les portes de Sion. Ces portes sont également mentionnées au psaume xxiii, verset 7.

Le Targum traduit : portas urbis juslitiœ, et nous avons raison de ne voir ici aucune allusion aux portes du temple. Les portes de Sion sont appelées portes de justice : Sion était le lieu fixé par le Seigneur pour l'œuvre rédemptrice : Virgam virtutis suae emittet Dominus ex Sioti (1). C'était le théâtre qu'il avait choisi pour glorifier David (2), et y faire régner la justice (3). C'était la demeure de Dieu (4).

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