‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 240 sur 291 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

que David était pardonné. Malgré toutes les infidélités des hommes, Dieu se montre fidèle à ses promesses, et le Dieu des miséricordes donne à David après son péché un fils, type du Dieu de la réconciliation et gage manifeste de son pardon : c'est ainsi qu'il promet le Sauveur à nos premiers parents , au lendemain de leur désobéissance.

Nous croyons avec des commentateurs autorisés que David chante au psaume viii la naissance de son fils Salomon. Une opinion qui nous parait hasardée, mais assez curieuse pour être rapportée, ajoute que ce cantique a été composé la nuit : on va plus loin , dans la nuit même où naquit Salomon , et sur la terrasse du palais. Rosenmuller qui , dans ses commentaires, fait le plus grand cas de Fauteur de cette hypothèse, la rapporte au long, sans cependant l'imposer à personne. L'auteur se base sur ce que le psaume parle de la lune et des étoiles, et tait le jour et le soleil. Les poètes en général , et les psaumes en particulier, quand ils célèbrent les splendeurs du firmament , n'ont garde d'oublier le roi des astres. Le psalmiste , dit l'auteur en question, doit avoir eu sa raison de ne pas le faire : le cantique a donc été composé la nuit (1). Gomme Rosenmuller, nous n'imposons cette opinion à personne , mais nous la citons ; elle a souri pendant assez longtemps aux imaginations poétiques de l'Allemagne.

Aux veux de David , Salomon , dont il chante la nais-

(l)Bossuet suit ce sentiment : k Figurez-vous, dit-il, une nuit tranquille et belle, qui dans un ciel net et pur étale tous ses feux. C'était pendant une telle nuit que David regardait les astres... et que des étoiles il s'élevait à Celui qui luit seul parmi les ténèbres. )){Élév. sur les mystères, xxii" S. 3" Élév.) D'ailleurs, nous savons par David lui-même qu'il a composé la nuit un certain nombre de psaumes : Media nocte surgebam ad confitendtim tibi, dit-il au psaume cxviii.

sance , sera la gloire de sa maison et le principe de la confusion de ses ennemis. L'enfant nouveau-né sert déjà de défense au trône de son père. Il est vrai , considéré en lui-même, dans sa faiblesse organique , rien n'est plus fragile et plus impuissant que cet enfant. Il n'a ni l'éclat extérieur, ni la splendeur des grandes œuvres de Dieu , du ciel, des étoiles. Et cependant Dieu en fait l'objet de ses complaisances. C'est à cause du mystère de la destinée de cet enfant, c'est à cause de ce qu'il représente , que le Seigneur le couronnera de gloire et d'honneur. Jéhovah, s'écrie David, est un Dieu tout-puissant ; que son nom soit donc glorifié par toute la terre !

Voici la traduction sur l'hébreu du psaume viii. Domine, Dominus noster, quant admirahile.

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