‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 247 sur 291 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le psaume xliv est un épithalame ainsi que les ralibins et la plupart des commentateurs le reconnaissent. « C'était la coutume, dit saint Thomas, de chanter aux noces quelques poésies à la louange de l'époux et de l'épouse ; ces sortes de chants s'appellent épithalames : ce psaume en est un (1). » Le titre chant de suavité ou d'amour est favorable à cette opinion. Nous trouvons dans le cantique tout ce qui est essentiel à ce genre de poème , à savoir, la louange de l'époux et de l'épouse , une sorte d'exhortation adressée à cette dernière et des vœux pour la fécondité de l'union. Il est certain que Salomon mieux que tout autre roi de Juda entretenait des liens d'amitié avec le royaume de Tyr et celui d'Egypte (2), et que son commerce avec l'Arménie le mettait à même de se procurer les parfums indiens dont il est question dans le cantique.

Toutes ces circonstances historiques expliquent l'occasion du psaume ; mais elles ne forment pour ainsi dire que le lit du fleuve où s'épanchent les sources messianiques.

Ce cantique se divise en trois parties : le préambule, qui comprend le premier verset ; les louanges de l'époux , contenues dans les huit versets suivants ; les louanges de l'épouse, qui forment la fin du psaume. En voici la traduction.

Eructavit cor meum verbumbonum.

1. Au maitre de chœur. Sur les lis. (Poème pour les fils de Coré. Chant d'amour. )

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