‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 267 sur 291 · Fin des prières de David, fils d'Isaï · texte numérisé non relu

Fin des prières de David, fils d'Isaï

Appréciatons critiques.

La tradition a toujours attribué notre psaume à David (1). Cette tradition est confirmée par les mots suivants jetés au bas du psaume lxxi : Defecerunt laudes David ^ filil Jesse. Cette note indicative est de la plus haute antiquité : peut-être même est-elle de la main de David, ou du moins du premier collecteur des psaumes. On ne s'expliquerait guère, s'il en était autrement, comment une simple note aurait été conservée dans le recueil définitif du psautier.

Bien que le Nouveau Testament ne cite point ce psaume, dit M. Schmidt, on ne peut cependant méconnaître sou caractère messianique (2).

Nous avons établi déjà que les dernières paroles de David, contenues au deuxième livre des Rois (3), avaient excellemment ce caractère ('i-). Le Dominateur dans la justice qui doit paraître comme la lumière du matin, comme une pluie rafraîchissante, c'est, nous l'avons montré, le Christ promis. Or, nous voyons apparaître au verset premier de notre psaume un roi, un fils de roi, dominant aussi par la justice et présentant les mêmes traits que le Messie annoncé par David dans f^es dernières paroles. C'estle même monarque comparé à l'eau bienfaisante qui descend en rosée sur le gazon, à la pluie fine qui tombe goutte à goutte sur la terre.

(1) Les témoignages que nous citons plus loin en faveur de sa messianéité, attribuent également le psaume au roi-prophète.

(2) Schmidt, Rédemption du genre humain.

(3) II Rois, xxiii, 1-7.

CO Prophéties messianiques des deu^ premiers livres des Rois, p. 192.

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