‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 76 sur 291 · II. — Chevaux, chars et armes · texte numérisé non relu

II. — Chevaux, chars et armes

Longtemps Farmée israélite ne fut formée que de fantassins. La nature du pays, presque partout hérissé de montagnes et traversé de chemins difficiles, ne permettait guère d'entretenir d'autres troupes. Cependant l'exemple des Chananéens et des Philistins, qui savaient utiliser la cavalerie et les chars armés de fer dans la plaine et sur les plateaux, amena les Hébreux à instituer un corps de cavaliers.

Une innovation qu'on rapporte à David fut l'introduction dans l'armée d'un nombre limité de chariots et le remplacement des ânes par des mulets, comme monture des princes et des officiers. L'Écriture nous apprend en effet que sur 1,700 chevaux et 1,000 chariots qu'il prit à Hadarézer, roi de Soba, il se réserva cent attelages pour son service (1). Les premières forces dont Absalom et Adonias révoltés voulurent s'entourer furent les chariots et la cavalerie (2).

L'armement habituel était la lance et le bouclier : suivant une tradition musulmane , il faut y ajouter la cotte de mailles, dont David serait l'inventeur.

Les Philistins vaincus ne sont plus les maîtres exclusifs des forges et des manufactures d'armes. Les Israélites ont leurs fabriques et leurs arsenaux. D'ailleurs, leurs victoires multipliées leur procurèrent de nombreux en-

(1) II Reg., viii, 4 I. — Parai., xviii, 4.

(2) II Reg., XV, 1 ; IH Reg., i, 5.

gins de guerre. David les entassa dans des dépôts ou les plaça dans des galeries ornées de trophées (1). C'étaient des boucliers, des piques, des casques, des cuirasses, des arcs et enfin des frondes (2). L'armée avait en effet un corps spécial pourvu de cette dernière arme : ces frondeurs étaient des hommes très braves et très forts ; ils se servaient également de l'une et l'autre main pour lancer les pierres, et ils le faisaient avec une telle adresse, qu'ils n'auraient, dit l'Écriture, pas même manqué un cheveu. Ils se recrutaient surtout chez les Benjaminites (3).

La milice Israélite portait-elle un uniforme spécial qui la distinguât du reste des citoyens? Aucun renseignement ne nous met à même de répondre à cette question. Toutefois il est naturel de supposer que les exercices militaires, le port des armes, enfin la nécessité de distinguer les soldats et parmi eux les officiers, créèrent de bonne heure l'uniformité sinon parfaite, du moins suffisamment indiquée pour les différents corps et pour l'armée entière. On voit cependant que, chez les Arabes, le burnous est commun à tous les ordres de la nation.

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