‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 94 sur 291 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

On aurait tort de voir ici un moyen trop artificiel ou trop local d'intéresser l'esprit et l'oreille. C'est l'habitude de la littérature de multiplier, quand on veut exposer une pensée, les moyens de la faire comprendre et de la faire valoir. Les poètes aiment à la décorer d'images variées qui la gravent dans les imaginations , en l'embellissant. Ovide à cet égard est aussi abondant que la Bible. Quant à la cadence, dont le principe tient à la nature même de l'homme, et apparaît dans la musique, la danse, etc., la poésie l'a toujours recherchée; la rime de nos vers, le rythme, la strophe , le refrain n'en sont que des formes variées, et des applications qui nous charment, quand le goût y préside, quand le génie les met en œuvre.

Deux, trois, quatre idées parallèles forment ce qu'on a appelé un verset. Il est des psaumes où un certain nombre de versets forment de véritables strophes. On remarque aussi des répétitions qui équivalent à des refrains. On s'est efforcé, dans notre siècle, de partager les psaumes en strophes ayant à peu près la même longueur et le même rythme. Les essais n'ont pas toujours réussi, et l'arbitraire y a eu une trop large part.

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