‹ David, roi, psamliste, prophèteChapitre 97 sur 291 · IV. — Instruments de musique · texte numérisé non relu

IV. — Instruments de musique

Comme nous l'avons dit, la musique des Hébreux consistait en modulations d'une grande simplicité. Les instruments dont ils accompagnaient leurs chants offraient un caractère absolument primitif. On les trouve encore aux mains des Orientaux sous des formes presque identiques à celles qu'ils avaient du temps de David. Ils constituaient tout naturellement trois classes : les instruments à percussion , les instruments à vent et les instruments à cordes.

Dans la première catégorie figuraient les tzeltzélim, D''S:;S", ou cymbales, castagnettes. C'étaient des disques de métal , ou de pierres sonores , les uns plus petits et ressemblant aux castagnettes modernes, les autres plus grands et ayant l'aspect de nos cymbales, suivant la description même de Josèphe. On les frappait en cadence et de façon à obtenir un son retentissant (1).

Les instruments à vent qui servaient à donner de l'éclat aux fêtes religieuses étaient la trompette et le cor. La trompette, nirl^n, hatsôtserâ^ adlnif^ ^ tuha, avait environ une coudée de longueur. L'extrémité antérieure s'adaptait aux lèvres ; l'autre extrémité se terminait en forme de

(1) IParalip., xv. ifi, 19, '.>.8.

campanule ou de pavillon. L'arc de Titus et les monnaies juives en conservent la représentation. Il y avait dans le temple deux de ces trompettes en argent que les prêtres faisaient retentir dans les fêtes et les cérémonies. A partir du règne de David, les trompettes et les autres instruments se multiplièrent et devinrent d'un usage plus fréquent dans le service divin.

Le cor ou trompette recourbée, 121^, schophar, buccina, avait un son éclatant et semblable, dans un pays de montagnes, aux éclios prolongés du tonnerre. Il servait plus particulièrement pour l'année du jubilé (1).

Les instruments à cordes que nous voyons aux mains des lévites et de David lui-même, sont le kinnor^ le nebel et la harpe.

Le kinnor, nias, xîvupa, était l'instrument de prédilection du roi, celui dans lequel il excellait. Il était formé d'une monture en bois portant dix cordes que l'on touchait également bien avec les doigts ou avec un plectre ou archet. Il ressemblait probablement à la guitare des Arabes que l'on peut toucher en marchant. Les Hébreux s'en servaient pour accompagner les chants de joie ou de louange (2).

Le nehel, hl2, était surtout employé pour soutenir le chant dans les cérémonies religieuses. Il est difficile d'en assigner la forme. On sait pourtant, d'après Josèphc, qu'il avait douze cordes. Dans les psaumes, il est appelé instrument à dix cordes^ lit^s? Si:, nebel hâsçôr, d'où il faudrait conclure que le nombre des cordes a varié et s'est élevé de dix à douze (3). Le nebel passa de l'Orient chez les Grecs, qui ont en effet connu le noblium, vaQa.

(1) I Paralip., xv, v, 24, 28. — Joseph., ^w<i«/wiY., m, 12, 6.

(2) I Reg.,xvi, 23; xviii, 10: xix, 9.

(3) I Paralip., xv, 16, 20, 28.

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