‹ Davout, maréchal d'empire, duc d'Auerstaedt, prince d'EckmühlChapitre 15 sur 42 · Voici la teneur > , ^/, ,t^ * ru i · texte numérisé non relu

Voici la teneur > , ^/, ,t^ * ru i

du billet i General Davout a 1 honneur de vous faire part

\ de son mariage avec Mademoiselle Leclerc.

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(7 novembre 4801), par M* Edon, notaire à Pariç, fut signé par le Premier Consul, par Joséphine et tous les membres de la famille Bonaparte présents à Paris. Aimée Leelerc, qui recevait de ses frères une dot de 450,000 francs, apportait en outre avec un trousseau estimé 40,000 francs, ses droits non encore liquidés dans les successions de son père et de ses grands parenls paternels. L'apport de Davotit était mince ; la maison de Ravières avec quelques terres qui en dépendaient, et une vingtaine de -mille francs de valeurs mobilières composaient toute la fortune du jeune général.

La double cérémonie civile et religieuse du mariage, dont les témoins furent : La Tour Taxis, ancien colonel, Beaumont, général de brigade *, Alexandre Davout, chef d'escadron, et Leelerc, général de division, eut lieu le 48 brumaire (9 novembre), Le nouveau ménage s'installa d'abord dans un appartement situé au N** 8 de la rue Matignon, avant d'aller s'établir Cours de l'Orangerie, près là rue Saint-Flbrentin, dans la maison affectée aux colonels de la garde. Il ne la quitta que lorsque sept ans plus tard, les dotations du Maréchal et les libéralités de TEmpereur lui permirent d'acheter, rue Sàint-Dominique, le bel hôtel de Monaco.

La bienveillance du Premier Consul dont Davout venait de recevoir ainsi le gagé le plus précieux, lui réservait bientôt une nouvelle faveur. Le 7 frimaire an X (28 novembre 4804), le général Davout était nommé l'un desgéhéraiix de la garde consulaire, avec affectation au régiment des

\ . Marc Antoine de la Bonnlnièrc de Bcaumont avait épousé Julie Davout, le 10 juillet précédent.

grenadiers à pied ; les trois autres généraux de la garde étaient : Soult, Bessiëres et Songis.

Cette nouvelle faveur du Consul, Talliance de leurs familles, enfin, quelque justifiée qu'elle fût, cette élévation subite de Davout, ne manquèrent pas d'exciter la jalousie et Tenvie. Le mécontentement se peignait siu^tout sur les figures des officiers généraux qui n'avaient point suivi Bonaparte en Egypte, ils formaient comme un corps à part ** qui frondait volontiers Tentourage immédiat du Consul. La correspondance suivante, échangée entre le général Chasseloup, inspecteur général du génie, et Davout, fournit un exemple intéressant de cette disposition des esprits. Pour la bien saisir, il faut savoir qu'il était alors question de réunir sous une seule inspection les deux armes du génie et de Fartillerie et d'appeler à ces fonctions un général d'artillerie, et qu'en outre on attribuait à Davout dans la faveur et dans les confidences de Bonaparte une part tout autre que ne l'était efl*ectivement la sienne. Le prétexte fut une lettre du général Leclerc, singulièrement amplifiée par le Moniteur, et dans laquelle le général Chasseloup voulait voir, une attaque dirigée contre l'arme du génie tout entière, sans doute dans le but de préparer l'esprit public à la réunion redoutée.

Vous m'en croirez si vous voulez, mon cher général, écrivait Chasseloup-Laubat, le 27 ventôse an 10 (18 mars 1802), à Davout, mais je vous assure que je n*ai point été chez vous pour vous entretenir de l'imprudent article du Moniteur^ mais -parce que, sorti de bonne heure pour affaire, je me suis trouvé avoir un instant à donner à mes amis au moment où je pou vais vous rencontrer. Puisque j'ai commencé à vous parler

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arec ia franchise que vous me connaissez, il fajit achever; au reste on me connaît assez pour savoir que tout ce que j'ai dit et vais, vous dire, je le dirais au général Bonaparte s*il m'en donnait l'occasion.

Pour donner une base à mes observations, je rapporte le texte de la lettre du général Leclerc et Tamplification du Moniteur.

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