‹ De A à ZChapitre 78 sur 95 · LOUIS R E Y 15 A U D · texte numérisé non relu

LOUIS R E Y 15 A U D

Il y eut un peu d'étonuemeut lorsqu'on apprit que l'auteur était le récent lauréat du grand prix Montyon. Par son attitude personnelle, par son masque correct et digne du notariat, par ses lunettes d'or, par son habit noir, par ses habitudes bourgeoises, M. Louis Reybaud semblait moins que personne l'homme de la facétie, le plaisantin du petit journal.

Il persista pourtant dans cette seconde voie, où il devait réussir autant que dans la première. L'auteur des Etudes sur les Réformateurs fit des suites à Jérôme Faturot, brossa des romans de jdIus en plus communs : César Fale^npin, Aihanase RoMchon, le Dernier des Commis -voyageurs, etc., etc.

De quel œil cependant l'Académie des sciences morales et politiques devait-elle regarder ces productions ?

Homme très honnête avant tout et économiste distingué, à ce que l'on prétend, Marseille, sa ville natale, le porta à la députation en 1846, et le réélut deux fois après la révolution de 1848, à la Constituante et à l'Assemblée législative. Il jugea son rôle fini au coup d'État, et depuis lors il ne reparut plus sur la scène politique.

Louis Reybaud s'est éteint doucement dans un âge avancé.

■ La Liberté le traite de grand écrivain et appelle son Jérôme Paturot un chef-d'œwcre. Je m'incline, mais je souris.

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