‹ De bulli à Rameau 1690-1730Chapitre 3 sur 11 · LAN · texte numérisé non relu

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Aoant-Propos. esthétique est d’être exclusive, de ne. se laisser

séduire par aucune considération de pratique, de . ne reconnaître. qu’une autorité : celle de Ia raison

raisonnanfe. Infroduire de felles conceptions dans l’art des sons, et chercher à les appliquer rigou-

reusementf, n’est-ce pas là une entreprise capable

de tenter l'esprit subtil des contemporains de Terrasson ? Et l’apouerons-nous ? Cetfe outrance même a précisément décidé notre choix, Il nous a semblé qu’il y apait intérêt à époquer et à discuter ici, dans une soutenance de doctorat, des théories qui se sont elles-mêmes présentées jadis

comme de péritables thèses, avec l'appareil obligé d’une argumentation brillante, Aussi [e caractère de cet ouvrage demeure-t-il avant fout dogmatique. On n’atfendra de nous ni documentation biogra-

phique, ni chronologie, ni description ou analyses d'ouvrages. Nous faisons l’hisioire des idées et non point des artistes, des doctrines spéculatives et non des œupres pratiques. Nous rassemblons ces idées de foutes parts sans qu’il nous soit possible d'indiquer leur origine aufrement que par des références bibliographiques. Fllégée de toute. préoccupation étrangère, l’étude de ces problèmes délicats suffit amplement à remplir son objet. Pour la première fois, notre culfure classique et

son idéal Sonde sur l’imitation de Ia nature. se

trouvent en présence du phénomène musical et aux prises avec lui. Que pa-t-il en résulter 2? Quelle

Sera latitude de l'âme française en cette ren-

dd contre sentimentale ? Comment les poètes et [es Avant-Propos. | oraïeurs délinironf-ils Ie rôle de la sonorité dans | Île langage ? Que diront les moralistes et les théo- | Togiens ? Que pensera Ia critique ? Sur quels principes appuiera-t-elle son jugement lorsqu'il S’agira d’un opéra ou d’une sonate ? Où s’arréfront [es droits de l’oreille qui sont ceux de la: musique pure, et où commenceront-ils ? Que penser, en un mof d’une émotion à laquelle tout le monde est sensible et qui prend une place de plus en plus importante dans la pie publique ? Ce sonf [à de grapes questions auxquelles nos ancêtres de 1715 ont répondu avec toute la netteté dont ils étaient capables, et avec une sincérité tout à jait méritoire.

) esthétique française de 1715 s’ ins- | pire des mêmes fendances que À foufe notre esthétique classique - dont elle continue l'esprit, Nous

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