PUSS
» adopons celle aude raionalite, Si NOUS ne
ces. des le À ES danois qui les.
dou il jaut re les ramener, esf
b’Esfhétique de 1715. 1
retrouvons chez ha Motte- Boudard, chez Pluche, chez MAL l'abbé Dubos’comme chez Boiue je etchez ha Barpe une CONCep-
J se de Ia ue quine forme Le Œ
ntion ui Nous nommerons en ere . rene ar ï 0 ;
“onnéke le Li que on maginat esse à d’être guidée par le secours du langage verbal. Son a hésite den e depie t hostile. Tout
De
de demeure : en cette mentalité.
ent en effet ç que a Dali Glen done | on minime et pure surtout lors-
, » C'est faire one (à phénomène
ue | éhose. qui une done. aux yeux de “objectiistes. Mais celte fiction devra se soumettre aux exigences
Ë sictatitels à Ja ts de Ia périté Le et. ‘
| nr le goût particulier, l'inspiration Ne
du ru ce est-à-dire qu elle s ie de lo ie .
. son nom ne | à. Draisem- o
de ce siècle intellectuel. ba Moite s’est on seule-
. que la poésie n’est qu’une imitation de la nature
. su de ue sure est "e Dé U € | liarité de limitation naturelle. On Jui € eni
Die comme ee ci comme En Notte, l'académicien librettiste, oracle du bon goût, € sans doute apec Fontenelle l'esprit le plus pénétran
ment exercé apec succès dans fous [es genres littéraires, depuis Le livret d’opéra jusqu’à [ la traduc- . tion, mais il a aussi cherché les lois de. ces genres et de l’art lui-même, avec une persépérance et une . sincérité admirables. “ On dit, écrit-il quelque pa
mais cette définition vague n ’éclaircit rien etil fau savoir quel sens on atfache au mot nature et au mo imitation, Entend-on par nature fout ce qui Ex tous les objels, tous [es caractères particuliers | hommes ? Si on l'entendait ainsi et ne 10 poésie
Jet folie et les de a Qui dis ré serai! là de [a ous pe 4 SUL donc ntendre
de encore ce : qu’ on end à pat c ce He d'imi-
ms
I nifation adroite, c ’est-à-dire l’art de ne prendre oies ce A est Hope ü je Es
our à ce en du naturel du cœur bes | lecteurs ont leur orqueil aussi bien
nu. je ici es uen ef de Motte n’a
nel 1 faut den tendre par sn
teurs ; ils leur pardonnent tant qu’ils font ès aussi bien qu’ils pourraient faire eux- Je veux bien admirer un auteur pourvu.
souvent dans ma sphère, mais s’il me l'admirer toujours je secouerai le joug, gt 1 ä mon ue J'irai LR ’à penser ï
craint | d'insisier sur ce ur B'art n'est à 585
un une ressemblance enfière et SCrU- ne
Réllexions sur {a CGrit, p. 189
Disc, sur bon ip: SO
Disc, S, l’églogue p. 309
Disc. 1 s, la Trag.
Cerrasson, Dissert, p, 156
ba Motte, Disc. 4 . surlaCrag, p.384
“ de ne laisser apercevoir les objeis que par
réflexion, de feindre au profit du vrai et de son apeu même. *’ Seule la forme relèpe de beauté et lui appartient en propre d’après cette doctrine, “ J’entends par poésie, dit notre auteur, les expressions audacieuses, les figures hyperboliques, et tout le langage reculé de l’usage ordinaire et particulier aux écrivains qui font profession d’idées rares ”, flussi la mise en œupre artistique est- elle
d’autant moins indispensable que Ia matière est
plus importante ou autrement dit “ Ia forme est
d'autant moins insignifiante que Le fond l'est
davantage. ”’ Par exemple “ Racine a mis moins
du sien dans fihalie que dans d’autres ouprages .
où [a matière l’a moins soutenu... ”’ Tandis que
‘ Pindere a fait les derniers efforts pour donner
à son sujet un relief emprunté. C’est ce qpi a
produit ces idées, ces fours, ces expressions
extraordinaires qui auraient étouffé pour ainsi dire des objets véritablement grands... ” Un des meilleurs secrets de l’art c’est “ de se défier
assez de son esprit pour ne pas s’embarquer
légèrement, ou compter paincre le vice du fond
par l'abondance des ornements, et de se croire
foujours assez faible pour avoir besoin d’une.
molière heureuse et bien disposée, capable de .
plaire encore par elle-même quand on ne Ia remplirait que médiocrement ”, De quoi peut donc bien s’enorgueillir le poète, “ d’un art plus pénible
qu'important, d'exprimer quelquefois c apec grâce os
aisément 6e ie rt OL se Vo.
ee SOUS Fe ie ie. - nuage. 2 C'esi par le ESP . d’instinct ef d'enthousiasme qu al Ja sais
\ fr poél.
de l'esprit humain, dit Fontenelle.
| les premiers philosophes, ils comprirent qu’ils tente
Le Mossieu.
Dif, de la poésie.
U 1 Doeu un N Scnttiet profond. ré détr cuns de de frouper une ne |
: on assez a s’ écrie . pére po à |
hommes prennent moins plaisir à considérer les cho ses que les images etque le vraisemblable leur plais
plus que la vérité... Personne cependant ne veut être trompé, el si l’on prend plaisir à poir les enchante. ments ce n’est pas l’erreur qui plait mais
que le seul parti à prendre C était de rer parti |
l'adresse À aDec laquelle lenchantement nous a trompé.
b’art ne serait-il point un reste de barbarie 2 cherchons dans les iables que Vhistoire des erreur bes. premier:
poètes pirent Le goût du mensonge. Comme ils étaient
raient inutilement de changer les. hommes et cruren
mal nécessaire. ”’ Ou bien encore : “ ba irop grand facilité que l’on trouve à découprir les chose: affaiblit ordinairement les désirs. bes premier phi
SOUS des fables et des aies ingénieuses, ie que la science jut recherchée avec plus de curiosité | ou qu’en tenant les Fe Fe EUe . ji des
UE
racines te Doloides"* nn dé « Depuis le péché éHginel, homme est fout enfoncé dans les choses sensibles; est là son grand mal: il ne peut être Tongtemps attentif à ce qui est abstrait. Il faut donner un corps à toutes ces instructions qu’on peut insinuer dans son esprit. De là pient que sitôt après la chute du genre humain, la poésie et l’idolétrie, toujours ner Las rent toute la religion des prai ‘aura on d'emprunter a rue du ie pour être agréablement reçu dans l'esprit, “ on depra donner des leçons de raison et de sagesse … sous le poile de la polupté et de la folie . + SONS Far doute piendra-t-il un temps où l’on ne parlera que
Pourquoi ne serait-il pas permis d'en “emprunter
indéfiniment s’ ’étendre, tandis qu’il serait inufile de chercher à ce moment une défense péritablement eflicace du poète et de son art. Tous ceux
comfemporains de ba Motte, la considèrent comme un mal nécessaire; ils [ui cherchent une excuse
qu utilité tout au moins accessoire; mais ils ne s’avisent pas un seul insfant qu’elle ait un rôle à
un autre pour parler à ceux qui n’entendent pas celui-là : 2 ba liste de ces fémoignages pourrait
qui plaident en Javeur de la beauté parmi les
jouer [ue den et par sa DESpee pertu, Ils sont
Bonnet, Bist, de la danse, p. 260
Fontenelle. Disc.
de l’Éloquence Il
le langage exact ef sépère de la raison. Mais ; ce temps est bien éloigné de nous car il jaudrait que tous les hommes puissent entendre ce langage.
Voltaire, Pucelle Éd. de 1730, Préi,
dans la tradition, ils poudraient la justifier par quel-
rassantes ? Pourquoi persister ainsi dans un objectivisme où l’art n’arrine pas à à troupe sa
- sa vraisemblance complémentaire, offrait-elle donc l'intérêt d’une spéculation philosophique indis
clairpoyants et logiques ? ? Dullement et bien au confraire, h’imitation telle que la définit ba Motte, la nafure comme il Sn a de réalité que
Hub # Ma nr mesure eue ce qu 1 .
à alors ce nn de nature ui a ne d'au
n’est concepable et déjendable que dans la mesure Où nous croyons être strictement étrangers d
. combinaison ou [a genèse, leur prétendue objectipité
félicite. de cette dou C'est . son riginalit
Mais pourquoi vouloir appliquer à [l beau une conception et une méthode aus emba
place ? b’imitation de Ia nature, apec sa fiction e
table, apait-elle de quoi séduire des esprits
naturel” nous dit l’auteur d’Inès. Fort b
extérieur nos propres réa a ne
production de ces données elles-mêmes. Dè nous interpenons pour. en modifier la valeur Ja
s’évanouit. Il ne resfe plus que nous en face de nous-même. Imiter Ia nature de cette façon c’est suipre notre propre sentiment, c’ "est nous Jaisse: guider par une volonté dont nous sommes Les
Se déjà l'image dans notre âme, Une telle que par Le jeu des mofs. Quelques termes différents,
: imple tautologie. he succès de cette esthétique a donc une toute autre cause que sa valeur philoso-
EXErÇa et exerce encore aujourd’hui un véritable
en
ntende s’abandonner aveuglément à cette nature
ressement de celle du sapanf, placé en face d’un
ne se soucie pas ef ne doif pas se soucier de fout cequiesf, mais seulement de “ce qui est beau”.
… Orle beau sera toujours pour ui, dans une certaine “mesure, ce qui lui semble beau. P’objectipisme sincère se trouverait donc sur le terrain esthétique
. à son aide. Grâce à elle le critique redevient maître de son jugement et- ceci seul est l'important - sans La ce nee semble DeRIre de son objectiité,
+ oder lors de nous ce ol nous doctrine n’est qu’un trompe-l'œil, et ne se soutient
habilement choisis il est Drai, cachent ici une
phique. C'est par son utilité toute pratique qu’elle attrait sur la Le d'art. Que désire en effet le ee Donner à ‘son. shot une à objeclinité indiscutable, û laquelle chacun soit obligé de se soumeffre. Voilà pourquoi il invoque la nature et prescrit limitation. Mais ne croyons pas qu'il q il prend pour modèle, be voudrait-il même qu'il ne le pourrait pas. Fut-il résigné au naturisme le lus exact, son attitude n'aura jamais le désinté-
phénomène scienfiliquement constaté. h’esthéticien
en fâcheuse posture, si la vraisemblance ne venait
| Cest done qu apparai lutiité F4 ce no. à 1. double entente. Ce qu’on nous donnait d’une main . : on nous le reprend d’une autre sans que nous a prenions garde. Nature ei fiction, raison ef senfiment, . la réalité et l’art, ces fermes qu'il s'agissait .
d'identifier, se trouvent tout à coup réunis dans une équation séduisante. Notre bonne foi est su prise. Dans ce concept de nature, paré de fous caractères de l’objectivité, le critique a fait entrer au préalable, et peut-être à son insu, ses préférences ol et ses goûts, ce qui lui permet d’être juge ef parte sans en avoir l'air et de condamner à coup sûr. b’objectivité n'existe plus, mais c’est encore dt foujours un prétexte qui nous en impose, une formule qui nous éblouit, be but est donc atteint puisque le jugement demeure tout à la fois im- À pressionnisfe ef dogmatique. hes avantages d'une
pareille méthode sont épidents, On ne saurait imaginer un moyen plus aisé de trancher toutes les
discussions, S'agit-il par exemple (et cet exemple
est choisi entre cent mille) de condamner les.
innovations d'“Bippolyte et Aigle”, le Journaliste .
de 1732 s’ écriera aussitôt :
“ Si Le difficile est le. bou hu C’est un grand homme que cs di Mais si le beau par apenture | N’éfait que la simple nature : :
Quel petit homme que Rameau.” :
Et voilà Rameau hors de limitation, donc
hors la loi esthéfique. La
Lite L n
ofoilemeit. idéal ste d'être | e souverains dans ce domaine choisi par eux, Ch es cherche à | réfrécir ( us où s exEICer a li
rer Ce le raisonnement ee et l'in juition obscure il ; aura one un he
de de l'esprit her ne Hinspl dit-il quelque part “est comme indépendar NOUS, ei ses SRE semblent apoir été pr
> honneur de nous vhbisit néi: ses Ans imen Et il ajoute avec amertume “ ‘Pesprit ce n’est qui nous; nous senfons frop que c’est nous q agis sons... poilà [a cause de s5 aie que Po
donne volont écrie-t-il encore, ce qu’il y aura de plus estimable us ne Sera-ce donc que ce qui dépendra le
mêmes, ce qui aura Le plus de conformité avec stinct. des animaux? ” Et il conclut : “es mImes sen leur malheur cie Leur one
ie Here ce n Fa que par nos Hu de penser... Réduire J’ême à la connaissance voilà
Nous avons peine aujourd’hui à à comprendre celie
esthétique de 1715 à celle de 1660, fout en les cependant qu'il était impossible aux modernes
des choses”; ils ne poupaienf songer à opposer un oût répolutionnaire à une tradition glorieuse, et se répolter à la manière des romantiques du KIX® siècle. Bien plus habile et plus naturelle était Ja. tactique qui acceptait la conception du règne précédent pour en déduire logiquement toutes Jes conséquences possibles, et surtout les plus absurdes. Aussi ha Motte et ses partisans 5e
-gardent-ils bien de reprocher à Boileau d’avoir vu
ones travers son temps. Ils prennent au
volontiers a au ee sur l'esprit 7 “Eh quoi,
Fe de NOUS, Ce qui agira le plus sans nOUS- |
le but du bonheur.” Et c’est aussi le but de toute d fe école critique, qui pa se montrer plus solue, plus exclusive que lécole précédente.
d'attaquer de front les anciens, et d’aller “au fond
Disc. de Rée.
de F’énêque de
buçon.
Du Bonheur.
oi de continuité dans la négation de l’art qui unit
animant l’une contre l’autre. Il faut se persuader
Z | a a période q que nous Lee ici.
AN est celle qui pit se former en ES ‘E France l'esthétique musicale
© à proprement dite. hes livres, les
-. Le D'OUS TES = re RS | de
LR BRE RS COQUE ” WE Ex. s