DIAGNOSTIC
‘Dans ce chapitre nous n'avons pas l'intention d’insister ‘sur le diagnostic absolu de la paralysie de la troisième paire; ce n’est pas le but de notre travail. Nous voulons indiquer comment on reconnaît ces paralysies récidivantes et avec quoi on peut les confondre. L’affecuon a, comme on l’a vu, une marche caractéristique. Le malade a souffert souvent de la tête dans son enfance ; puis à une époque plus où moins précoce sont survenus les troubles oculaires avec leur cortège de douleurs et de vomisséments. La disparition plus ou moins complète de tout ce tableau, sa reproduction après une période de calme, tout cela mettra sur la voie.
La maladie qui fait le plus volontiers des paralysies ressemblant à celles que nous décrivons, c’est le tabès. Mais dans l'immense majorité des cas les phénomènes douloureux, les vomissements manquent, et on trouve souvent des signes de la période préataxique.
[l'est cependant des cas où on peut être embarrassé : on voit souvent à l'hôpital des malades qui arrivent avec une paralysie de la troisième paire : ces malades souffrent quelquefois de la tête. On les examine et l'examen le plus minulieux n'arrive pas à déceler la moindre diminution des réflexes, le moindre trouble de la sensibilité ; il n'y a pas de signe d’Argyll-Robertson.
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