TRAITEMENT
Tout ce qui précède indique que la thérapeutique de celte affection est purement symptomatique. Calmer les douleurs avec de ia morphine, arrêter les vomissements, Hatter contre le malaise général, voilà tout ce qu’on pourra faire au début.
Plus tard, pour bâter la disparition des phénomènes paralytiques, certains auteurs ontélectrisé leurs malades. D'autres ont donné l’iodure de potassium. M. le professeur Charcot a essayé le bromure de potassium et il semble qu'il ‘ait été guidé dans cette thérapeutique par l’idée que ces phénomènes migraineux comme la migraine elle-même devaient se rattacher de plus ou moins près à
l'épilepsie.
Ogservarion I (Gubler, résumée).
B..., 35 ans, tailleur de pierres, entre le 25 janvier 1860.
Présente une chute de la paupière droite ayant débuté dix jours avant. Aurait eu une affection analogue en 41849, 1845,
Les deux premières fois la durée a été de dix jours. La troi-
sième un mois. Le malade a toujours eu de violentes migrai
nes.
Pas de syphilis, pas de tuberculose.
Du côté droit, plosis. Adduction, élévation impossibles, Abais-
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sement léger, dû au grand oblique. La pupille ne réagit pas à la lumière, elle est contractée.
Le 28, — Délire, incohérence, embarras de la parole.
Le 29. — Fièvre, délire, accélération des mouvements respiratoires.
Le 30. — La paupière droite se relève uu peu.
Le 2 février. — Pouls lent. Anxiété extrême. Mort.
Autopsie. — A l'ouverture de la dure-mère, écoulement considérable de sérosité sanguinolente, méninges de la convexité intactes. À la base, à l'intérieur de l'hexagone artériel, existe un épanchement plastique, sous arachnoïdien, de teinte laiteuse, plus abondant vers l’origine du moteur commun du côté droit.
A ce niveau la pie-mère est épaissie, blanche à sa surface externe ; sa surface interne très adhérente à l’origine du nerf à une couleur ardoisée. Le nerf est tout entier engagé dès son origine dans une trame fibreuse d’où il est impossible de le dégager. En avant le processus phlegmasique s'étend du côté droit jusqu'au nerf olfactif, en arrière à la pie-mère qui revêt la face antérieure de la protubérance.
Rien à l’intérieur du cerveau, du cervelet, ni du bulbe, si ce n’est une injection générale. Dans l’intérieur de la protubérance vers son bord inférieur et à 4 millimètre de la face antérieure,
un petit caillot de la grosseur d’une tête d'épingle.
Osservarion 11 (Von Hasner. Résumée).
Jeune fille, 17 ans. Le début s’est fait à 13 ans. Il y avait douleur et vomissements précédant la paralysie du moteur commun qui portait sur toutes les hanches.
Les accès mensuels avant l'apparition des règles, le restèrent ensuite ; ils coïncidaient avec les règles ou revenaient peu de temps après. Le ptosis dure trois jours.
L'accommodation reste plus ou moins longtemps en défaut.
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Osservarion III (Seualor. Résumée).
H ...., journalière, 22 ans. Se présente le 4 novembre 1886. Ptosis. Paralysie de toutesles branches du moteur commun, internes et externes. Pupille dilatée, strabisme externe; diplopie. Fond de l’œil normal. Tous les autres nerfs normaux. Rien dans les urines ; pas de fièvre.
Dans son enfance a eu à partir de 8 ans des douleurs de tête sans cause apparente. Les douleurs occupent toujours la moitié droite de la tête. Fatigue, vomissements, frissons.
Les douleurs durent trois jours, rarement un ou deux, et se reproduisent toutes les trois ou quatre semaines, et cela avant qu'elle fut réglée. C’est à 12 ans qu'elle s’aperçoit qu'elle a de la chute de la paupière et qu’en la relevant avec la main elle voit double. :
A 16 ans deuxième apparition de la paralysie qui durent trois ou quatre jours.
À 17 ans paraissent les règles et les attaques de migraine se montrent peu de temps après ou pendant les règles. Depuis deux ans douleurs plus vives. La malade a accouché deux fois en 1884
et 14886. Pendant l’absence des règles, les attaques ont été aussi
fréquentes et ont eu la même marche qu'avant, sauf peut-être que .
les douleurs ont été moins intenses.
Actuellement le foad de l'œil est nor nal.
Senator a observé par lasuite cette malade et il résulte de l'observation que les nombreux accès qu'il a observés
ont peu coïncidé avec les règles etont encore moins paru
périodiquement tous les mois; de sorte qu'on doit peu
croire aux assertions de la malade au sujet de la pério-
PTT
ÉPROUTSES
dicité antérieure. Le dernier examen montre la musculature normule sauf la pupille qui est un peu dilatée,
Osservarion IV (Joachim. Résumée).
Meta K..…., 10 ans. Le père et la mère sont cousins germains.
Quatre frères dont l’un a des attaques d’épilepsie. A 3 ans chute sur les débris d’une poupée; on voit encore la cicatrice sur le rebord orbitaire gauche. Au milieu de juillet 1885, douleurs de tête qui persistent jusqu’au 2 août, époque à laquelle la mère s’aperçoit d’un ptosis marqué. Joachim la voit le 3. Ptosis considérable de l’œil gauche. Mouvements d’élévation, d’abaissement presque supprimés.
Pupille dilatée ; ne réagit pas à la lumière. Photophobie, diplopie. Douleur lancinante au-dessus de l’orbite. Tous les autres nerfs et organes normaux. Urines normales. Au bout de quelques jours la paralysie rétrocède ; la petite revient à l’école. Lecture prolongée faligue l'enfant et amène des douleurs de tête.
Le 30 août. —- Nouvelles douleurs. L’enfant se couche. A 3 heures il survient des convulsions dans la moitié gauche de la face. La paralysie s’est produite. L'enfant est sans connaissance ; il y a de la fièvre. Etat stationnaire ; les douleurs disparaissent le soir et la parætysie commence à diminuer. Huit jours après l'enfant se lève; il y a encore photophobie.
Le 15 septembre. — Nouvel acces. L'enfant reste couchée 14 jours, mais il persiste du ptosis et de la diplopie.
En novembre. — Le tableau déjà décrit se reproduit, mais la paralysie disparaît en trois jours.
Le 26 octobre 1886. — Nouvelles douleurs, nouvelle paralysie
qui disparaît en 8 jours. Depuis celle époque il s'est produit plu-