‹ De certaines paralysies récidivantes de la troisième paireChapitre 15 sur 17 · ES · texte numérisé non relu

ES

sieurs nouvelles attaques qui ne diffèrent en rien des précé-

dentes.

Opservarion V (Mobius. Résumée).

Jeune fille de six ans, présente le 1°’ avril parésie de toutes les branches du moteur commun. Rien du côté des autres nerfs oculaires. Pas de syphilis héréditaire. Signes de lymphatisme.

D'après la mère il y aurait eu à 11 mois déviation de l'œil sans qu’il parût y avoir douleurs ; tout disparut en trois jours. A trois ans pendant huit ou dix jours, douleurs, déviation de l'œil, ptosis. La paralysie met huit semaines à disparaître. Depuis cette époque la paralysie revient tous les ans et le début se fait en août le plus habituellement. Cette année le début s’est fait au printemps. Quatre semaines avant l'examen: vomissements et douleurs de l'œil droit. Vomissements durent huit jours. Paralysie de toutes les branches du moteur commun. Avec l’apparition de la paralysie coïncide la disparition de la douleur. Dix semaines plus tard il ne reste plus rien du côté de la musculature externe; une légère mydriase persiste. D'ailleurs dans les accès précédents la mère avait constaté que la pupille restait plus grande que celle du côté sain.

Opsenvarion VI (Furst. Résumée).

H.:. M..., 10 ans. Bien portant sauf quelques accès d'angoisse au début du sommeil. Pas d’épilepsie. Le 30 décembre 1885 maux de tête et vomissements. Depuis trois jours les phénomènes oculaires sont apparents. Enfant chétif et anémique. Paralysie du moteur commun gauche. Rien à noter au point de vue nerveux,

sauf une zône de paresthésie plutôt que d'anesthésie dans la

À | él : ta fe | Lis" d

nai Pons

moitié du front, Ptosis considérable, paralysie incomplète du droit interne, supérieur, petit, oblique mais moins considérable que celle de l’élévateur de la paupière.

Pupille dilatée, réagit mal. Fond de l'œil normal. Diplopie habituelle de la paralysie du moteur commun. Pas de syphilis.

6 février. — Muscles, pupille, paupière normaux. Pas de paresthésie du front.

26 mai 1888. — C'est-à-dire deux ans et demi après, la mère le ramène. L'enfant n’a rien eu depuis 1885 sauf un accès de

douleur de tête sans perturbation oculaire. Il a une attaque avec

vomissement durant depuis trois jours. Paralysie de toutes les

branches du moteur commun. Le muscle le plus atteint est le droit interne. Mouvement d’élévation et d’abaissement peu atteints. 30 mai. — Amélioration. Ptosis et paralysie à peine appréciables. Légère diplopie. Pupille dilatée, mais réagissant bien. 6 juin. — Complètement rélabli. Pas de diplopie, pupilles et

musculature absolument saines. Le malade sort.

Osservarion VII (Wadsworth. Résumée).

Antécédents hérédilaires. — Parents vivants et en bonne santé.

Antécédents collatéraux. — 6 frères ou sœurs, {ous vivants et bien portants, à l'exception d’une sœur morte à 11 mois de congestion cérébrale, el d’une autre sœur jumelle de Pauline qui a présenté des symptômes intéressants. Elle a eu, à 3 ans (74) en même temps que sa sœur jumelle, la scarlatine à la suite de laquelle s'établit un léger écoulement de l'oreille, Trois ans après elle se plaint de maux de tête suivis de convulsions de plus en plus fréquentes el de cécité complète. A l'examen, névrite optique bien marquee, et dépôts blancs autour de la macula dans les deux

yeux.

Pauline, le sujet de l'observation, a eu la scarlatine, à la suite de laquelle elle se plaint de maux de tête de plus en plus fréquenis et d'une durée de plus en plus longue. La douleur est localisée à la région sus-orbitaire droite, commence vers midi, cesse à 3 heures et reparaît vers 5 pour durer pendant 4 heures. Vomissements, appétit diminué. Léger écoulement de l'oreille droite tachant le coussin ; état général cependant satisfaisant, à l'examen, collection purulente dans l'oreille droite, œil droit presque normal.

Au bout d’un an, après des alternatives de bonne santé et de malaise, s'établit une paralysie complète du moteur oculaire commun droit ; strabisme externe, Ptosis. Mydriase. Pas de diplopie.

La paralysie succède aux attaques de migraine et dure tant que la douleur existe; puis diminue peu à peu, mais sans disparaître complétement bien que la malade prétende le contraire.

Les attaques diminuent de fréquence, d'intensité el de durée, mensuelles au début de la maladie, elles deviennent plus rares au point que, au moment où se termine l'observation, la dernière remontait à 7 mois. |

Il faut noter aussi que l’écoulement de l'oreille persistait tant que durait la douleur ; l’examen fait par un spécialiste démontra

la présence d’un large polype, comblant le conduit auditif externe.

OBservarioN VIIL (Clarke. Résumée). :

Jeune fille de 12 ans. Attaques précédées de vomissements et de constipation, et caractérisées par une vive douleur dans la région sus-orbitaire gauche. Vue affaiblie; pupille légèrement dilatée ; ptosis et strabisme externe durant seulement quelques jours ; la dilatation de la pupille durait plus longtemps ; les attaques reve-

naient loutes les six semaines. Les dents étaient très mauvaises.

OBservarTiIoN IX (Snell. Résumée).

Jeune fille de 8 ans, vague hérédilé nerveuse ; présente en novembre 1883, les symptômes suivants : Ptosis complet de la | paupière gauche ; divergence de l’œil, paralysie complète de la troisième paire ; fond l’œil de normal, hÿpermétropie ; elle souffrait en même temps de crises douloureuses dans la région susorbitaire gauche ; pendant lesquelles son œil était absolument fermé et ne se rouvrait que graduellement après la disparition de la douleur ; les attaques surviennent tous les six mois et sont absolument analogues à la précédente ; elles remontent à l’âge de 18 mois et paraissent consécutives à une chute dans laquelle elle se cassa la dent de l'œil.

Entre les attaques, l’œil gauche, quoique amélioré, était beaucoup moins libre que l'œil sain ; il y avait encore divergence, quoique la convergence fût possible ; les mouvernents d’élévation et d’abaissement étaient très légers ; la pupille à peu près

normale, et le pouvoir d'accommodation très léger aussi.

Ogservarion X (Ormerod. Résumée).

Vieille femme ; présente une divergence de l'œil gauche ; pas de signe bien caractéristique de migraine, deux attaques rapportées à la commotion produite par de mauvaises nouvelles. Elles duraient deux ou trois mois et s’accompagnaient de douleurs sur le trajet du nerf sous-orbitaire. Le signe d’Argyll-

Robertson existait ; le réflexe rotulien existait aussi.

Page 1