‹ De certaines paralysies récidivantes de la troisième paireChapitre 4 sur 17 · A MA MERE · texte numérisé non relu

A MA MERE

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(« Migraine ophtalmoplégique » de Charcot)

Pendant notre année d’externat chez M. Brissaud nous avons eu l’occasion d'examiner une femme qui était adressée à notre maître par M. le D' Valude. Cette malade était atteinte d’une paralysie oculaire qui ne semblait en relation avec aucune des causes banales des ophthalmoplégies. Nous primes son observation, et sur le conseil de notre maître, nous fimes quelques recherches dans la littérature médicale ; nous pûmes nous convaincre que, quoique n’étant pas décrite dans les traités classiques, cette affection avait déjà été observée assez souvent ; nous avons pu, en effet, recueillir vingt-sept observations françaises ou étrangères ; nous espérons pouvoir, de ce faisceau de documents tirer quelques conclusions : nous cher= cherons en effet à décrire la physionomie clinique et la marche de la maladie, à voir sur quelles bases on peut établir son diagnostic. Quant à la pathogénie, nous ne

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pourrons malheureusement émettre que des hypothèses. Les autopsies sont en effet très rares el nous n’apportons rien de ce côté puisque notre malade se porte bien.

Avant d'entrer dans notre sujet, qu’il nous soit permis de remercier nos chefs dans les hôpilaux. Nous avons été favorisé de ce côté : personne ne le niera lorsque nous nommerons comme nos maîtres : MM. Segond, Brissaud et Bar. C’est à la maison municipale de santé que M. Segond nous a montré ce que peut un clinicien éclairé doublé d’un opérateur impeccable. Quant à M. Brissaud, nous n’exagèrerons rien en disant que l’année passée auprès de lui nous a paru trop courte, que nous ne nous serions jamais lassé de le voir résoudre, avec une sagacité qui ne se dément jamais, les problèmes les plus ardus de la pathologie nerveuse. Tout le monde connaît la valeur scientifique de ces deux maîtres ; leurs élèves seuls connaissent leur grand cœur et savent jusqu’à quel point ils poussent la bienveillance pour ceux qui les entourent.

M. le D' Bar nous a initié à la difficile science de l’obstétrique ; il nous a plusieurs fois montré qu'il nous portait de l'intérêt, nous l’en remercions vivement:

Nous conserverons toujours le souvenir de notre premier maître, le regretté professeur Damaschino, de M. Jalaguier qui nous a aidé et soutenu dans le courant de nos études. Enfin nous prions MM. Potherat, Florand, de croire à notre profonde gratitude. M. J. B. Charcot a été à la fois pour nous un maître et un ami : nous n’oublierons jamais l’année passée avec lui à Saint-Antoine.

M. Rochoa-Duvignaud a bien voulu nous donner pour

M Pen ii PET notre t it des conseils de la plus haute valeur, nous bi vivement. LE SEA MERE SEVRES Nc s amis. | Pigot et Cayla Te ART AT plus de tilité pour la traduction. de certaines observa- “ rer LE 7 y : + ofin M. le professeur Alfred or nous à fait, en C plant la présidence de cette thèse, un honneur auquel saurions être e trop sensible. | | : - &: = » : Eu \ x 4 ec # : ï Ter Ses à u à … À cé 1 1 Fe t s j \ è 1 de \ L ; ©:

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Lorsqu'on parcourt dans nos traités classiques les articles : paralysies oculaires ou bien l’article migraine, on ne

trouve aucune mention du genre de faits sur lesquels nous voulons appeler l'attention. Les auteurs rappellent les causes ordinaires des paralysies oculaires : refroidissement, traumatisme divers, compression mécanique, lésions corticales, maladies de la moelle, maladies générales diverses : syphilis, alcoolisme, diphthérie, diabète. ‘On ne trouve pas la migraine parmi les causes des paralysies oculaires. Il est vrai que, comme nous le verrons plus loin, certains auteurs soutiennent que l'énumération précédente contient la vraie cause de l’affection que nous voulons décrire, puisqu'ils veulentque ces ophtalmoplègies aient une lésion analomique, une tumeur cérébrale pour vérilable cause.

Ce n’est pas que des faits relativement nombreux n'aient été publiés sur cette question, et les recherches bibliographiques nous ont permis de rassembler vingt sept observations ressemblant de plus ou moins près à celle que nous apportons : quelques autopsies ont été faites, qui à vrai dire, ne jettent pas une lumière parfaite sur le chapitre pathogénie.

La première observation est de Gubler : elle a été suivie d’autopsie ; puis sont venues une foule d'observations étrangères que nous avons traduites et rapportées à la

fin de ce travail. En France, nous n’en avons trouvé que

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