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deux, une de MM. Parinaud et Marie, l’autre de M. le professeur Charcot qui a consacré à cette affection une de ses leçons cliniques.
Deux autres autopsies ont été faites à l'étranger par Weiss et Richter.
Dans toutes ces observations on voit se produire des paralysies oculaires, portant sur la troisième paire, sans que les membres, ni les autres nerfs crâniens (sauf quelques exceptions), participent à la paralysie. Ces phénomènes s’accompagnent de douleurs et de vomissements : puis, après une durée variable, tout rentre dans l’ordre, jusqu’à ce qu’un nouvel accès semblable au précédent vienne troubler l’élat de santé du malade.
Voilà donc caractérisée en quelques mots cette affection pour laquelle on a proposé des noms différents: « paralysies récidivantes du moteur commun », « paralysies périodiques » ou à cexacerbalions périodiques » enfin « migraine ophtalmoplégique » comme l’a proposé M. le professeur Charcot, qui montre ainsi que d’après lui, la nature de l'affection est franchement migraineuse.
Pénétrons maintenant plus avant dans l’étude des faits et Lâchons de voir, d’après les cas publiés, si nous pouvons préciser l'histoire de ces paralysies et pour suivre un plan non moins commode que classique, étudions leur éliologie, leur symptomatologie, leur diagnostie, leur pa-
thogénie enfin leur traitement.
ETIOLOGIE
La caractéristique de l’étiologie de -l’ophtalmoplégie migraineuse est d’être, dans la grande majorité des cas, remarquablement négative. Les auteurs ont recherché avec soin les diverses tares organiques qui pourraient être invoquées, et dans l’ensemble des faits on n’en trouve aucune, qui, par sa constance, puisse être sérieusement
invoquée. La diathèse que presque tous les observateurs
ont cherchée et dont la présence n'a été constatée dans
aucune observalion c’est lasyphilis ; on sait, en effet, quelle place tient cette affection dans les paralysies oculaires. D'ailleurs l’étiologie des ophtalmoplégies laisse encore beaucoup à désirer, et nous pourrions citer le fait d’un homme observé récemment chez notre maître Brissaud, qui sans aucune cause apparente, sans syphilis, a été atteint d'une ophtalmoplégie totale bilatérale sans autre symplôme concomitant que la diminution considérable du réflexe rotulien. Cet homme, soumis quand même au traitement spécifique, a vu sa paralysie diminuer et la dernière fois qu’on l’a examiné, ses réflexes étaient presque normaux. Si on admet l’adage « naturam morborum curaliones ostendunt » on est bien oblige d'admettre la syphilis ; mais comme notre maître par son inlerroga-
toire el ses recherches n'avait rien relevé de suspect,
CACAUT 5 de
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nous croyons qu'il vaut mieux avouer momentanément noire ignorance.
Mais revenons à notre éliologie. Dans quelques cas on retrouve une vague hérédité nerveuse. Dans le cas de M. le Dr Charcot, le père était mort saturnin, une tante élait aliénée. Dans d’autres observations on invoque un traumatisme ancien de la lête, de mauvaises dents, un vent froid. Disons enfin que chez le malade de Joachim, ainsi que chez celui de Furst, on a noté l'épilepsie, soil du malade lui-même, soit des ascendants. Dans un seul cas, celui de Cantalamessa, on pouvait invoquer l'hystérie qui était manifeste chez sa malade.
Nous aurons d'ailleurs à revenir sur ces faits lorsque nous discuterons les diverses hypothèses faites sur la pathogénie de laffection.
Les faits publiés montrent une remarquable fréquence, dans le sexe féminin, puisque parmi les vingt-sept observalions que nous avons recueillies on ne trouve que huit malades du sexe masculin.
L'âge des malades est variable au moment où ils sont examinés, mais, dans presque tous les faits, le début des accidents datait de l'enfance, et à ce point de vue notre observation fait exception, car la première altaque de paralysie du moteur commun n’était survenue chez notre malade qu’à l’âge de 64 ans. Le fait d'Ormerod, malheureusement brièvement rapporté, semble se rapprocher du nôtre. Quoiqu'il en soit, le début se fait soit à six mois, deux ans, cinq ans, quelquefois mais rarement plus tard. La réapparition des crises se fait la plupart
du temps sans motif apparent ; dans quelques cas, une