‹ De certaines paralysies récidivantes de la troisième paireChapitre 8 sur 17 · MARCHE. — DURÉE. — TERMINAISON · texte numérisé non relu

MARCHE. — DURÉE. — TERMINAISON

La date du premier accès observé n’est pas donnée dans toutes les observations : Clark, Bewoor, Sukling, ne donnent pas de renseignements à ce sujet.

Ormerod dit que sa malade était une vieille femme; à ce point de vue, son observation paraît se rapprocher de la nôtre, où jusqu’à 64 ans il y a eu des accès de migraine sans qu'aucun phénomène oculaire s'en suivit.

Quoiqu'il en soit, dans les autres observations voici ce qu'on trouve :

11 mois. — Mobius.

18 mois. — Snell.

3 ans. — Grœfe.

5 ans. — Thommsen.

6 ou 7. — Parinaul, Wadworth, Hinde.

8 ans.— Snell.

10 ans. — Furst, Joachim, depuis l'enfance Weiss.

12 ans. — Saundby, Remak, Senator.

13 ans. — Von Hasner, Darkskewitch.

14 ou 15.— Manz.

7 ans. — Gubler.

18 ans. — Pfluger, Cantalameussa.

On voit que le début semble se faire surtout entre cinq et douze ans. Ua fait à noter c’est que dans un grand

nombre d'observations on à vu pendant longtemps la dou-

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leur exister et s'accompagner de vomissements sans aucun phénomène oculaire,

C'est ce qui a eu lieu chez notre malade qui accuse dans ses antécédents de violents accès de migraine.

Au point de vue de la reproduction des accès et des intervalles qui les séparent il y a autant de variétés que de malades ; on peut même dire que chez un même sujet on ne trouve pas de périodicité. Un seul cas, très remarquable, celui de Von Hasner, semble donner une base à la prétention quavaient eu certains auteurs d’appeler ces paralysies périodiques. Les accès débutèrent à 13 ans avant la menstruation, furent mensuels avant son apparition et le restèrent ensuile. Dans d’autres cas on a vu le malade annoncer que son mal était nettement périodique, puis lorsqu'il a été soumis à l’observation, on a vu qu’il n’en étail rien.

C'est le cas du sujet de Senator. Cette malade prétendait que ses accès coïncidaient exactement avec les règles, Senator eut la bonne fortune de l’examiner assez longtemps et il conclut que, pendant qu'il a observé la malade il n’a reconnu aucune périodicité et qu'il est difficile de croire à ses assertions quant à la périodicité antérieure. Nous pouvons donc rejeter résolument la dénomination de paralysies périodiques. Chez notre malade un an envirou séparait les deux attaques dont elle a été atteinte; signalons aussi l’observalion de Pariaud-Marie dans laquelle la paralysie reparaissait « au printemps ».

Voici le dépouillement des observations recueillies.

Tous les quinze ou vingt jours (au moment de l'observation) Cantalamessa,

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Tous les mois, — Von Hasner. ; Quatre à six semaines. — Manz, Clark, Senator, Joachim.

Plusieurs mois (3-9). — Remak, Grœfe, Snell, Saundby, Thomsen, Hinde, Wadsworth.

Une fois par an. — Môbius, Weiss, Charcot.

Une fois tous les deux ans. — Saundby

Une fois tous les deux ans 1/2. — Furst.

Une fois plusieurs années. — Gubler.

Ormerod, Bewor. — Pas de renseignements.

Le groupe le plus nombreux est celui dans lequel les accès reviennent toutes les quatre ou six semaines et de trois à neuf mois.

La durée de l'accès est aussi excessivement variable d’un sujet à l’autre, et chez le même sujet nous verrons plus loin que les accès semblent en général devenir plus longs et plus intenses. Au moment où les observateurs ont vu les malades, voici la durée qu’ils out constatée :

Manz. — Un jour ; souvent plusieurs jours êl semaines.

Sukling. — Deux jours.

Cantalamessa. — Six jours.

Hasner, Clark, Hinde. — Quelques jours. Dans le cas de Clark la pupille reste dilatée.

Saundby. — Premier accès : une semaine ; le deuxième 14 semaines.

Remak. — Deux ou trois semaines.

Charcot. — Quinze jours et un mois.

Gubler, Thommsen, Pariaud. — De trois semaines à deux mois.

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ont

Môbius, Ormerod. — Deux à trois mois. .

Snell. — Trois mois.

Grœfe. — Une demi année.

Weiss. — Douze jours, quatorze, trois semaines. Le dernier accès dure jusqu’à la mort,

Dans notre fait la première attaque aurait duré trois mois, la deuxième un mois seulement.

C’est presque toujours le même œil qui est pris dans des accès successifs ; mais ce fait n’est pas absolument constant ; dans l'observation de Pfluger, il y eut dans deux accès consécutifs une paralysie gauche et une paralysie droite. Chez notre malade, il y eut deux ans avant que nous l’observions deux accès consécutifs presque subintrants. L'œil gauche fut pris le premier, puis l'œil droit et deux ans après ce fut l'œil droit qui fut le seul pris. La malade de Cantalamessa eut une première attaque unilatérale à droite, puis une deuxième bilatérale. Il nous semble que ce fait a de l'importance au point de vue pathogénique ; nous verrons, en effet, qu’il combat assez bien l'hypothèse d’une tumeur cérébrale dont la marche serait assez singulière pour troubler tour à tour les fonctions des deux moteurs communs.

Les accès, comme nous l'avons dit, n’ont pas de périodicité; bien plus les intervalles qui les séparent semblent le plus souvent diminuer de longueur ; les accès se rapprochent, augmentent de durée et d'intensité. C’est une règle mais qui n’est cependant pas absolue : dans le cas de Wadsworth les accès s'éloignent au contraire et au moment où se termine l'observation il y a sept mois que la malade n’a eu aucun phénomène douloureux ou oculaire,

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