‹ De certaines paralysies récidivantes de la troisième paireChapitre 9 sur 17 · BRUIT L · texte numérisé non relu

BRUIT L

Il en est de même pour le cas de Pariaud-Marie dans lequel la menstruation, qui parut à 15 ans; puis le mariage à 26 ans apportèrent successivement une atténuation dans la fréquence et dans la durée des accès. La malade de Cantalamessa a deux accès en moins de deux mois, puis se marie et l'observation note qu’elle ne présente rien d’anormal depuis plusieurs mois. Il en est de même pour la malade de Joachim. Mais c’est l'exception et dans presque tous les cas on voit les crises se rapprocher, augmenter d'intensité et de durée ; enfin, comme nous l’avons déjà dit, l’état parétique qui persiste dans les intervalles devient plus manifeste ; la paralysie tend à devenir permanente. Néanmoins à ce point de vue on a voulu établir des catégories : si en effet on recherche quel est l'état du nerf entre deux crises, on se trouve en présence de deux ordres de faits. D’un côté on voit tous, les organes atteints, muscles et pupille, reprendre intéoralement leurs fonctions sans que l'examen le plus minutieux révèle la paralysie dont le nerf a été affecté. De l’autre on voit une parésie qui se transforme de temps en temps en paralysie complète. Les observations du premier groupe sont celles de Graefe, Marie, Senator Furst. Celles du deuxième plus nombreux sont celles de Snell, Weiss, Richter, Remak, Wadsworth, etc. Ce dernier auteur nie même complètement les fails du premier groupe et croit à une insuffisance d'observation, Cette prétention nous semble au moins exagérée.

Quoi qu’il en soit, Senator avait cru, d'après cette particularité pouvoir faire deux catégories très distinctes : il

appelait les paralysies du premier groupe : paralysies

périodiques, celles du deuxième : paralysies périodiquement exacerbées. Nous avons vu ce qu'il fallait penser de la périodicité. Mais faisons-en abstraction ; les faits sontils aussi nettement séparés que le veut Senator ? Nous ne le croyons pas ; si en effet on lit attentivement certains cas qui ont élé longuement observés, celui de Joachim, celui de Darkskevitch, qui fait d’ailleurs cette critique, nous voyons que la paralysie reste pendant de longues périodes sans se montrer, et que rien n’est constalable ni au point de vue fonctionnel, ni au point de vue physique ; que lorsque les accès se rapprochent on voit encore pendant quelque temps tous les symplômes disparaître : qu’enfin, plus tard, en même temps que la fréquence, la durée et l’intensité des accès s'exagère, une certaine parésie persiste dans les intervalles.

Si donc on acceptait l'opinion de Senator ces faits pourraient à des époques différentes être mis dans des groupes différents. Il semble plus logique de croire que la paralysie temporaire qui rétrocède complètement est le premier stade de la maladie; que la deuxième manière d’être est une conséquence, une deuxième période de la même affection, et non une affection nellement différente. k

La durée de la maladie semble être très longue ; dans les observations déjà citées où on a vu les accès diminuer de fréquence ; dans les cas où les médecins ont pu rester une longue période de temps sans en observer de nouveaux, il semble que le temps d'observation ne soit pas suffisant pourqu'on puisse affirmer que la maladie à

complètement disparu. Ne voyons-nous pas en effet cer-

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