‹ De fatis Kamelliæ japonicæChapitre 3 sur 3 · II · texte numérisé non relu

II

» gard sur la déesse; déjà un peu calme'e, elle les )) comprit; elle rougit et ne jura , pas.

»)> Flore, cent fois depuis ce jour fatal, lorsque )> seule avec ses trois compagnes , elle embellissait la » toilette de Vénus, sollicita le pardon de l'innocente )) fleur; mais la déesse n'oubliant jamais combien elle » avait été humiliée , resta inexorable, et depuis lors, » seigneur, la rose de Niphon a cessé d'embaumer )) les airs , et reléguée sans gloire dans une île loin- » taine et inconnue aux Muses, elle n'offre à la di- » vine poésie ni Fimage de sa beauté , ni même la )) tradition de ses noms antiques »».

Ici, messieurs, finit le conte d'Hébé; mais Rhodore, fille de Rhodogyne, continua.

<t Jupiter, dit-elle, s'était attendri; Hébé, Flore » même à travers ses yeux mouillés de larmes , )) s'en était aperçue. Les déesses ont un instinct )) tout particulier pour connaître l'ascendant qu'elles )) savent prendre sur les dieux ; toutes les déesses )) sont d'Athènes sur ce point , et les plus jeunes sur- » tout. Junon, la fière et sévère Junon aussi, sentit )) naître dans son coeur un premier mouvement de » commisération et de pitié : sans doute le jugement » de Paris et le souvenir d'autres injures (i) la tour- )) mentaient ; peut-être aussi n'avait-elle pas oublié )) que , lorsqu'un jour , parée de la ceinture de Vé~ » nus et couverte de nuages , elle goûtait quelques )) instans de bonheur dans les bras de Jupiter, Flore, » sur le sommet du Gargare, avait spontanément fait » éclore, et le lotus, et l'hyacinthe, et tout un ga-

(i) Manet alfa mente repostum

Judîeium Paridis , spretœque injuria formœ, Virg. JEn. u

)> zon de fleurs (i) : elle joignit donc ses prières aux » prières de Flore, et murmura à demi-voix quel- 5) ques mots en faveur de FAnacanthide.

» Belle de jeunesse et de pudeur , plus belle de ses » larmes qu'elle ne pouvait ni ne voulait dissimuler, » Flore dit à Jupiter : O souverain maître des dieux » et des hommes , tout ce qui est beau dans les cieux )> et sur la terre n'émane-t-il pas de ta puissance? » tout ce qui a reçu la vie et le mouvement, n'est-ce )> pas l'œuvre de ta création ? Quel mal a pu com- ?> mettre envers vous l'Anacanthide ? quel mal tant » d'autres fleurs exilées comme elle au-delà des confins }) de l'Asie et dans les îles désertes au milieu de l'At- » lantique? pourquoi sont-elles soumises aux rigueurs » d'un destin aussi cruel (2)? pourquoi le ciel de l'Italie » et de la Grèce , le ciel de ces heureuses contrées qui » seules sont fidèles au culte de notre Olympe , et )> initiées aux mystères de notre mythologie , pourquoi » ce beau ciel , pendant des milliers d'années reste-t-il » irrévocablement fermé à un si grand nombre de

(i) {Discours de Jupiter à Junon , dans le xir.'^ livre deVlliade.) « Vrees niet — ;

ï) 0ns zal geen enkel mensch , geene enkle godheyd storeii. 3) Myn w'il omhult ons met een' goudea wolken muurj » Zoo kan de scherpe zon wier aldoordringend vuur >» De digtste nevien breekt, ons rustbed niet genaken », Hy zegt en zwymt van iiefde in 't hartbedwelmend blaken. Terwyl de gunstryke aarde een geurig ledekant Van riekenden Saffraan , bedauwde Lotosplant , En zachten Hiacint en kruiden op doet groejen...

Trad. de M. vak 's Gravenweert (*}.

(2) Quid meus JEneas in te committere tantum ,

Quid Troes potuere ? etc.

ViRG. ^n. I.

"(*) Imprimé clioz J, vander Hey , à Amsteidatn , et se trouve au bureau des ArrufALEs. —

)) mes nymphes? Daignez croire aux élans de ma piété ; » toutes me sont également chères; je suis leur mère » et leur patronne commune; j'implore pour les unes » ce que votre souveraine honte ne refusa pas aux )) autres ».

» Le père des hommes et des dieux, de ce front » qui calme les orages et rend la sérénité au ciel, » sourit à Flore ; il la releva et , en lui donnant le 5) haiser d'un père , il lui dit : « Ne craignez rien , ô » ma fille î les destinées , réservées à vos nymphes , » sont immuablement fixées (i) ; elles reverront un » jour l'Europe qui leur est promise ; votre fière et » sublime Anacanthide ne sera pas toujours exilée ; » mais comme je vois que c^est pour cette fleur sur- » tout que vous prolongez votre affliction, parce que vous » vous croyez la cause de son malheur , je vais vous )) dévoiler les mystères de sa destinée , mystères que » Vénus elle-même ne connaît pas encore.

)) Un jour , cette île barbare , où elle paraît lan- )) guir abandonnée, sera découverte et visitée par

(i) On croit pouvoir encore remarquer ici une imitation de ce beau couplet du premier livre de l'Eneïde :

Tristior et lacrymis oculos suffîcsa nitenies

Alloquitur Vénus , etc.

oui suhridens hominum sator atque deorum,

Vultu quo cœlum tempe siatesque serenat

Oscula Jihavit natœ j etc.

Farce meta , Cytherœa , manent îmmota luorum

Fata tihi ; cernes urhem , etc.

et le passage tout entier qui paraît parodié ; il faudra bien admettre que Virgile connaissait les écrits de Rhodore, ou que l'un et l'autre on\ puisé dans quelque source commune perdue pour nous j espérons que les recherches d'Angelo Majo ou celles de sir Humphry Davy , parmi le? manuscrits d'Herculanum , aideront à les faire retrouver.

» des européens qui n'auront ni la religion ^ ni les » mœurs de la Grèce mythologique , et qui parleront » d^autres langues; à cette époque éloignée, Cythère, » Venus et TAmour seront relégués dans le domaine » des fictions, et la poésie seule s'embellira de ces » noms enchanteurs ; POlympe même sera ébranlé , » ses autels seront renversés , ses temples détruits y » et d'autres pontifes, d'autres hiérophantes , d'au- » très augures , sous des noms difFérens , invoqueront » un autre Jupiter sur les ruines même du Parthé- » non d'Athènes, et de ce qu'on appellera plus tard » Rome et son Capitole. Tel est Parrêt irrévocable » du Destin ; les dieux et les hommes , la violette » qui se cache sous l'herbe et l'abeille qui y pompe » la cire et le miel , le chêne de la forêt et l'aigle » qui plane dans les airs , y sont également soumis.

» Mais au milieu de ce grand choc des événemens ,

Y) vous seule , ô ma fille , vous régnerez ainsi que Cérès

» et Pomone , dans votre paisible et riant empire ,

» objets doux et touchans d'un culte toujours re-

» nouvelé , toujours épuré; vous révélerez vous-mêmes

» un jour les mystères de votre mythologie et les

» rites de votre religion à des hommes que vous

» animerez du souffle de votre esprit , et en faveur

» de qui vous ferez ce que Bacchus a fait pour les

» Indiens , Cérès pour Triptolème , Apollon et les

» Muses pour Orphée et pour Linus.

» L'époque viendra où ces hommes d'occident , » inspirés par Pamour d'une science dont notre » Olympe même n'oserait deviner les dogmes , par- » courront , dans tous les sens , des terres et des mers » inconnues encore , et recueilleront, avec un religieux » sentiment , vos nymphes éparses , pour les trans-

)> porter vers les parties de l'Europe qui sont au- » jourd'hui flétries du nom de barbares par cette » même Grèce qui alors....

)) Quand ces jours seront venus , cette Pvose sans )) épines dont vous plaignez la destinée , verra finir » aussi son exil ; mais la reconnaissance plus récente » du plus grand parmi vos pontifes, lui donnera » le nom d'un de ces hommes qui auront bien mérité » de la science , et V Anacanthis des Dieux sera la )) Kamellia de Linnée » /

(A ces mots mystérieux, Flore qui ne comprend pas encore toute la grandeur de ses destinées , n'en est pas moins saisie de respect et de gratitude ; elle baisse les yeux , essuie ses larmes , et Jupiter continue )•

» Je révélerai d'autres mystères à ma fille. Cette » fleur déjà si belle aujourd'hui , ne rappelle que )> la Rose aux pétales de pourpre et la Rose aux )) pétales d'argent ; elle reverra l'Europe , douée de » l'heureuse faculté de s'y montrer encore , tantôt )) sous les traits de cette même Anémone (i ) qui est née » du sang d'Adonis , tantôt sous ceux de cette fière )) Péone qui règne dans la populeuse Sérique (2) 5 )) elle s'embellira des feuilles du Myrte, si cher aujour- )) d'hui à Vénus (5) ; souvent ses joues virginales se » teindront légèrement de cette nuance d'incarnat, )) emblème de la pudeur qui colore le front de la

(1) Kamellia anemonœjlora , courounëe au concours de Gand , le 6 février 1820 , c'est-à-dire , le jour même ou ce discours fut prononcé.

(2) K. pœonifloraé

(3) K. myrtifolia.

î> fille innocente des champs fi); d^autres fois enfin, » ses pétales alterneront tour-à-tour arec la pourpre » du Dianthe et la blancheur du Lis (2).

» Une ville existera à cette époque, et élèvera ses » tours au centre d'une province, qui sembla par la » nature avoir été condamnée à la stérilité , mais que » Cérès fécondera par des mots magiques et par un » charme de ses regards (3).

» Là, ma fille, dans cette ville qui n'a pas même » encore Fillustration d'un nom , un temple vous sera » érigé, et, comme Junon l'est en ce moment à Argos, » Vénus à Cythère , Minerve à Athènes , vous y serez » l'objet d'un culte perpétuel 5 toujours l'encens brû- )) lera sur vos autels j vos nymphes y accourront de )> toutes les zones de la terre ; la Daphné grecque et » l'Iris italienne , l'Ibéride des monts Pyrènes et la Vé- » ronique du Caucase j ces fleurs, innombrables comme » les étoiles, et qui , sans nom et sans gloire, crois- » sent ignorées dans des tex^res inconnues au-delà )) des mers Atlantiques , toutes se réuniront dans votre )> temple, et viendront se montrer nues et sans voile, » mais parées d'innocence et de pudeur, pour dispu- )) ter , sous vos auspices , le prix de la beauté j là , » ô ma fille, cette même fleur, que Vénus dédai-

(i) K. incarnata et K. maidenhlush^ en anglais j maegdenhloos en ilamand.

(2) K. flore ruhro sîriato pi.

(3) -Jupiter ne se tromperait-il pas ? la Flandre est-elle fertile autrement que par la laborieuse industrie , le travail obstiné de ses habitans ? ne pourrait-elle pas montrer ses cultivateurs , leurs bras nerveux , leur cbarrue et leur bêche , et dire comme ce bon paysan du Latium , répété par la Société royale d'agriculture et de botanique de Gand , dans la devise de son écusson : Veneficia mea ^ Quintes^ hœc sunt ^ « voilà, messieurs, ce qui fait que vous me croyez sorcier»?

» gne aujourd'hui, triomphera plusieurs fois, et la )> déesse même, alors radoucie et apaisée, (si lau- )) tefois, sous l'écorce allégorique de la poésie qui ne » la révélera pas entièrement, elle est encore sensible » aux affections), la déesse verra, en souriant, qu'à » côté de la Rose de Sicile et du Myrte de Cythère, » votre Anacanthide embellit le front de la modestie » el pare le sein des Grâces ».

» Ainsi dit Jupiter : Il ne fronça pas le sourcil , » mais il sourit; FOlympe ne fut pas ébranlé, et le » tonnerre n^épouvanta pas les enfans des hommes; )) mais le ciel devint serein ; un printemps universel » rafraîchit les airs ; le chant des oiseaux devint plus » mélodieux ; les Zéphyrs se balancèrent plus molle- » ment autour de la Rose, et toutes les nymphes de » Flore s'épanouirent à une joie plus vive et plus )) reconnaissante.

» Flore elle-même , s'il est encore permis d'ajouter >) foi à ces pieuses traditions qu'il est si religieux » de recueillir , Flore , portée sur les ailes de Zéphire y » descendit de FOlympe, et vint voir elle-même les » terres qui lui étaient promises ; au milieu d'une )) nuit fraîche et silencieuse , une rosée , légèrement » colorée d'incarnat , tomba , dit-on , du ciel , et marf) qua distinctement, près du confluent de deux fleu- » ves , l'heureux emplacement de son temple (i), et >> souriant au bonheur de ses destinées futures , la

(i) Ne serait-ce pas là le type du miracle si connu et si bien constaté , qui a fait qu'on appelle la basili<jue de Ste.-Marie-Majeure , à Rome , N. D. aux neiges ? La création et l'accroissement rapide du jardin de Gand , situé près du confluent de TEscaut et de la Lys , n'est pas moins miraculeux ; mais le miiracle s'explique mieux pr les lois naturelles.

» jeune et brillante déesse jouit d^avance, avec ses "^w nymphes , de la gloire qu'elle savait leur être ré- » servée ».

» Ici je cessai de parler , dit Rhodore 5 Périclès , con- » tinua-t-elle , secoua la tête; Aspasie se tut, et Al- )) cibiade : « Si ce n'est qu'un conte , ma chère Rho- » dore 5 c'est bien ; mais prenez-y garde : plus d'une » fois on a fait à Socrate et à Platon même des que- » relies plus graves ; comment ! le Parthénon , l'ou- » vrage de Phidias, Cythère, l'Olympe même, tout )) cela disparaîtra ! il ne ferait pas bon qu'Anitus con- » nût votre nouvelle mythologie ». Socrate l'inter- » rompit , et avec ce sourire caustique »

Où est le reste du fragment ? — Je ne sais , messieurs , mais il ne m'a pas été possible de le retrouver ; il y a bien encore quelques phrases , mais tellement illisibles que tout l'art des Barthëlemi et des Visconti ne pourrait réussir à les restituer ; — bornons-nous, en ce moment , à nous féliciter d'avoir , avant l'écoulement de tant de siècles , été désignés pour accomplir la volonté du destin, en décernant pour la troisième fois le triomphe à un des plus nobles rejetons de la dynastie des Hespéridées (1).

(i) Les Orangers fCitrus aurantium L.J appartiennent à la même famille et semblent être le lype f pommes des Hespérides J de cette dénomination que Ventenat leur a donnée.

Au surplus, il est bon que le lecteur étranger aux mystères de la science , soit bien convaincu que la plupart de ces fleurs doubles , si belles dans un bouque ou dans un tableau de MM. van Spaendonck et van Dale , ne sont aux jeux du botani^'e q. e . . . des monstres! il a fallu prononcer le mot ; c'est détruire de bieu douces illusions ! Mais Arnica Rosa, arnica JCameîlia, sed magis arnica veritas.

ST'STHMA LINNiEANUM LATINIS VERSIBUS DONATUM.

ÏOEMATIUM.

(Feu m. le professeur J. B. Hellebaut avait donné la première idée de ce petit poème , qui contenait à peu près quatre cents vers. L'auteur suppose que Vénus, sous les traits d^ Amaryllis , ( allusion à une personne d'un rang très distingué et qui aimait la botanique) visite 5 en 1802 , le jardin de Gand qui était menacé d'être supprimé ; elle admire plusieurs fleurs qu'elle connaît ou qu'elle ne connaît pas ; mais elle croit s'apercevoir qu'elles sont plantées et arrangées dans un ordre où elle n^entend rien ; Iris une des nymphes de Flore , lui explique , sans la connaître , le système de Linnée ; au nom ô^ Adonis la déesse se trahit par son émotion :

Suspira{>itj

Et lacrymis confessa deani est.

Iris Fa reconnue j Flore accourt ; elle implore Vénus en faveur de ses nymphes , la déesse la rassure j elle fléchit le Destin et le jardin est conservé.

Les dix premiers vers ont été transcrits dans les Annales Belgiques de novembre 1819 j ils sont restitués ici avec exactitude et suivis de ceux qui forment €n quelque sorte l'introduction de cet innocent ba-

Câo)

dinage, que quelques anciennes réminiscences enchâssées en forme de Cenion , recommanderont peutêtre à l'indulgence.)

Liquerat aima Venus Paphoa atque excetsa Cythera , Et vultus , Amarylli , tuos ocalosque décores Indata , iriiguam yisebat Gnidia Gandam , Et quibas externam Gordana colonia Floram Excipit hospitiis, -vicinum ubi Lysia praeceps Volvitur in Scaldîm. Hic byberuis niensibus œstas , Hic floret ver perpetuum ; née maxima Miœbo Ara sacra est (i) ; absente deo , generosior igneis Suiïicit , atque byemans debetur Flora voient! Mulcibero. Ut vafri prœseutia numina sensit CoQJugis, adrisit Gypris , adrisere décentes Gratise ; at ignotam Zephyritides admirantur : ïlla sed et nymphis dat savia , pulchraque sese Mille rosis infert , Rosa pulchrior. Ecce repente Innumeri adspectu vario , mirabile visu ! Occurrunt Flores , quos non Peneia Tempe , ]\on Hybla aut biferi novere rosaria Pœsti, IVon Siculde Ennseo légère in rure puellae ; Vultum habitumque peregrinae , sed nomine Gra jo Signatae , TnVo/weque , Columbiaclumque Rhodora Purparea, et flavos auro redimita capillos

(i) At tamen Calidarium^ si dicere sic lireret quod vern^cule warmhuys^ gallice serres chaudes dicitur, Gandae in liorto botan., imaginera aut poilus personam Solis prœ se fert \ mëo quideux jikiicio , nec recte , nec «que.

Chrysocomc , floremque alium nuUosque Hyachîntus

Ostendens geraitus (i) , ventoque Anemona rebellis (2) ,

Clytiaque ad Phœbum jam non conversa (3) , Deumque

Sponte sua insequitans jam non perterrita Daphne.

Fallor an et Lauris adcrescit proxima Mjrtus

Belgica (4)? subridet caro gratissima Cypris

Arbnsto, viridemque comara, patriasqiie corollas

Laeta recordari gaudet, notaque salutans

Voce, manu carpit frondes et candida serta.

At quoque mille alios adspectii Gnidia flores

Diva recognoscit , Cytisumcixxe., Crocumqne , Di'antJiumqne ,

Et mixtas suavique Thymo, J^~iolceque Myricas

Pallenti , et fuscis argentea Lilia Lotis ^

Nigraque luteolas inter Vaccinia Calthas ;

At tameu bas inter non Grœco nomine nympbae,

Non Latio inscriptae : serratas Banksia frondes

Monstrat et ignitos Indorum-J.rora corymbos ,

(i) Alluditur ad illudOvidianum de Apolline et Hyacinthe, Met. L. x. 5. Ipse suos foliis gemitus inscribit , et dl , di , Flos habet inscriptum.

Hinc Linnsei Hyacinthus non scriptus.

(2) Fingitur hic iEoli filia ab aysi^^oç , ventus.

(3) Ovid. de Clytia ; Met. IV. 6.

Vertitur ad solem, mutataque servat amorem.

(4) Allud. ad Virg, Ecl.

Sed vos , o Lauri , carpam et te proxima , Myrtus , Sic positae quoniam suaves miscetis odores. Est autem Belgica spec. Linn. inter Myrtos.

Lascivumqae nîiuis cognata MetJionica stainen(i);

At Unnœa solo adrepit , Bignonia scandit

FJexilis , et late Rohinia porrigit umbram 5

Adplaudit Dea 5 sed canotas certo ordine plantas

Crescere miratur, certaque in sede morari,

Et dam mixta Rosis sant Liiia , non tamen esse

Mixta Rosis , ut Fraga Rosis , ut Lilia Scillis (2).

Hsec dum scitari atque occultas quserere caasas

Gestit, quse nova se faciès, quae forte sacrorum

Relligio nova se ostendat , superadvenit Iris ,

Inter floriferas Iris palcherrima nymphas,

Quam Zephyio genuisse Maeandri Chloris (3) ad undam

Fertar et setheream selegit Juno ministram;

Hanc Venus, etc. N. C.

(i) Ixora et Methonica , ex littore Malabarico apud Indos oriundae ; nomiua barbara , licet graece sonautia. Lascivum a salacitate staminum , quo verbo Plin. H. N. XVI , de Liliis , alius (color) calycisj alius staminis , di&it.

(2) Chloris eram quse Flora vocat. Ovid. j at Thauraantis et Electrse tiliam veteres finxerunt.

(3) Fraga et Pœsce ad class. XII Liunaei , Icosandr. Poligyn. Lilia et Scillœ ad VI Hexandr. Monogya. , pertinent.

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