‹ De Hanoï à Pékin: notes sur la ChineChapitre 36 sur 67 · XXXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXVI PRÉFACE

sation suffisante ; il se bornait à faire insérer une clause supplémentaire qui nous assurait, sinon le monopole, au moins la préférence, pour les concessions de chemins de fer à établir dans l'Empire. Toutes ces dispositions figurèrent dans le traité de paix définitif, celui du 9 juin 1885. On sait les incidents qui enlevèrent à M. Jules Ferry l'honneur de le signer.

Le traité reçut, de part et d'autre, sa pleine et entière exécution. Les troupes chinoises évacuèrent totalement le Tonkin, nos troupes de marine restituèrent Formose et les Pescadores. De part et d'autre on rendit les prisonniers, car la correspondance insérée au Livre jaune 1 , contre toute attente, nous apprend qu'il existait des prisonniers de guerre ; peu nombreux, à la vérité. De part et d'autre on s'engagea à respecter et à entretenir les tombes des soldats ennemis. Dans les toasts échangés entre les plénipotentiaires français et

l. Ouvrage cité. Affaires de Chine et du Tonkin, 1884-1885. page 315.

chinois, au banquet de Tien-Tan. le 11 juin. oa échangea les espérances et les assurantes d'un meilleur avenir, et l'interprète du râe-ra. au nom de son maître, prononça ces paroles de l«c-n augure : c L'amitié qui Ta exister entre nos deux pays sera aussi vive que le soleil du manu lorsqu'il se dégage des vapeurs de la nuit '. >

Depuis ce jour, rien ne nous a donné à supposer que la Chine nourrisse l'arrière-pensée de revenir sur les concessions faites à Tien-T*ïn. Elle s'était engagée dans le conflit tonkinois p>cr une question d'amour-propre; elle y avait persisté quand, mal conseillée, elle avait cru pouvoir céder à des ambitions conquérantes, car c'était bien d'une conquête et non pas d'une reconquête du Tonkin qu'il s'agissait pour elle. L'expérience

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