‹ De Hanoï à Pékin: notes sur la ChineChapitre 56 sur 67 · VI. Wan-tchéou. — Cette ville (150,000 habi · texte numérisé non relu

VI. Wan-tchéou. — Cette ville (150,000 habi

tante), une: des plus importantes du Tché-kiang, sur lu rive gauche du Ou-kiang, à une dizaine de lieues du littoral, a été, jusqu'en 1861, le seul port d'exportation pour les thés, aujourd'hui envoyés en grande partie à Fou-tcbéou. Un service de steamers pour Shang-haï par Ning-po est établi à Wan-tchéou,

VU. Ning-po. — La ville (-200,000 habitante) est établie au confluent du Yung et du Yugao, et a la jonction de canaux qui se relient à toutes les citée du Tché-kiang et du Kiang-si, à 22 kilomètres de la mer, dans la fertile province du Tché-kiang. Les Portugais firent, au milieu du xvi' siècle, un commerce papayer avec Ning-po [ta vagues pacifiques), que les Anglais choisirent, "il 1841, à cause de la facilité du mouillage et de sa position stratégique (avec l'archipel voisin des îles C 'husan) comme base d'opémtions contre Nankin. L'avant-port est à Tsin-haï, a l'embouchure du Yung, à 18 kilomètres au nord de Ning-po, difficile d'accès, mais profond et parfaitement abrité. Ning - po exporte le poisson ■ec, les meubles incrustés et laqués, les tapis, les nattes d'ortie, le sel et importe l'opium.

VIII. Shang-haï. — Nous prions le lecteur de se reporter au chapitre précédent.

IX. TvMng-kiang . — La cité de Tcliing-kiang, dans la province du Kiang-sou, est située sur la rivo droite du tleuve Bleu, à 185 kilomètres de Shang-haï, au confluent du Yang-tsé-kiang et du Grand Canal impérial. Malgré les désastres de la guerre de 1842 contre l'Angleterre, les dévastations et les massacres de la révolte des Taïpings, Tcliing-kiang compte 150,000 habitants, souvent hostiles aux Européens, et son heureuse situation à la rencontre de voies fluviales importantes lui promet une renaissance commerciale assurée. Près de la ville, sur la rive gauche du fleuve et sur lesbordsdu Grand Canal, s'élève Yangtciiéou, encore fermé aux Européens. Tcliingkiang est surtout un port d'importation pour les marchandises étrangères (sucre, opium, métaux) destinées aux provinces de la Chine centrale. Elle exporte cependant des riz à destination de Canton et de Hong-Kong, des soies, des dattes et des fleurs.

X. Nankin. — Wou-kou, — A 80 lieues de Sliang-haï, Nankin, l'ancienne capitale de la

ne, sur le fleuve Bleu, a été ouvert au commerce par le traité de Tien-tsiu, mais la ville, en pleine décadence à la suite de la rébellion des Taïpitigs, se relève trop lentement. Le trafic international se fait à Wou-hou ( 103,000 liabitan ta) , situé à 130 kilomètres eu amont de la vieille résidence taie. Wou-hou est accessible aux négociants européens depuis la convention do 1 876 ; son exportation porte sur les thés, la coutellerie, le papier de mûrier, les cordages, la ficelle rouge. Le papier de Wou-hou est renommé dans toute la Chine pour l'écriture et le dessin. Ou le fabrique avec recense de l'arbre à suif, le liber du mûrier et la paille de froment. Près de Wou-hou se trouvent des mines de plomb, de cuivre, de fer et de houille. Quelques tentatives d'exploitation ont été faites par des Chinois sous la direction d'Européens et avec les procédés de l'Occident.

C'est dans la vice-royauté de Nankin, à Wouhou, à Yang-tcbéou, Tehing-kiang, etc., qu'ont eu lieu, en 1891 ', les incendies et les tentatives

li 1891, désordres à Hu-cliuiv, ville située ù. 70 kilus ii<^ Nankin, i [»!, pillage ù Suiikm (Je l'école méthodiste de illlea.

174 DK HANOÏ A PËKIX.

de massacre, qu'on attribue à l'agitation soulevée par la vaste société secrète du Kalao-hui. Le gouvernement chinois paraît devoir dominer le mouvement qui menaçait de s'étendre.

XI. Kiou-kiang. — Ville de 60,000 habitants., près du Yang-tsé-kiang, à *210 lieues de Shanghaï. Exportation de porcelaine du lac Poyang, de thé, de chanvre, de papier et de tabac. Importation d'opium, de cotonnades, de métaux (surtout de plomb), de sucre et de coton.

XII. Han-ke'ou. — Entrepôt des marchandises de l'ouest de la Chine, vers le milieu du cours et sur la rive gauche du Yang-tsé-kiang, au confluent du Ilan ', station des steamers qui relient Shang-haï à Ichang. La concession européenne est la plus belle de celles de l'intérieur et est mise à l'abri dos inondations, comme celle de Kioukiang, par des digues et des levées'. Han-kéou

1. Le Han est la voie commerciale qui remonte dans le Ckcn-si presque Jusqu'au HoauK-ho.

2, De l'autre coté du lien, u s t Uan-yaug et, sur lu rive droite >lu fleuve Bleu, Ou-tohauRfou, cap, taie de la province du llou-pè. Ces trois viiles ont une population qui rit-passe l,2o0,U0Û âmes. Autrefois, celte au glo me ration urbaine atteignait rie 7 à S millions d Habitants, la pl,n ■ unsidùrable qu'on

LE COMMERCE FRANÇAIS ET LA CHDTE. lïâ

[bouc/te du Ban), butie dans une plaine d'alluïtoûB, exporte de la soie, du tabac, du chanvre, do l'huile, de la cire, du suif et surtout du thé, dont une partie (thé en briques) est destinée à la Russie, contre l'opium de l'Inde, les cotonnades, le sucre, les articles du Japon et les marchandises européennes transitées par Singapore. Les steamers de Sliaug-haï remontent à Ilau-kéou en cinq ou six jours et descendent en trois ou i|Uatrc. Le fleuve Bleu est navigable en toute saison, mais, aux basses eaux, il convient de [Kirter sou attention sur les bas-fonds pour éviter tant éoflouage. L'équipage des steamers est cum- ■ Chinois, sauf l'état-major qui est anglais OU allemand '.

XIII. Ichoui). — Ichang, dans la province du Hou-pé, le dernier port ouvert sur le fleuve Bleu, bâti en croissant sur la rive gauche du cours d eaa, à 1,750 kilomètres de Shang-IIaï, reçoit pendant la plus grande partie de l'année des na-

i c.'i.'-ii i Weu-lcnang, en fncfl de Han-kéon, que réside la

B-rol Tch8ag-lché-toung, l'ancien vioe-roî de- Canton, et c'est

e-royauté, à Wou-Sine (Hou-heï), qu'onteu lieu, en

: -.L-sin^U du missionnaire WcsJeyer, de M. Urgent

jent dw douanes, M. Grenu.

Voir au chapitre suivant,

17G DE HANOÏ A l'iilvIN.

vires de 6 mètres de courant d'eau : c'est le point terminus des steamers du Yang-tsé. Exportation do soie, de musc, do charbon, de médecines chinoises , de sucre, de cire blanche. Importation de cotonnades. Ichang se trouve au milieu d'un centre houille! et minier. Nous avons fait ressortir ci-dessus toute son importance '.

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