HUIT JOURS APRES
Huit jours après notre course vagabonde au Viguemale, nous reprenions, Marmontel, le docteur et moi, la route de Paris en passant par Bagnères-de- Bigorre, le plus charmant pays de cette partie des Hautes-Pyrénées .
Nous partîmes en calèche et nous avions pour cocher une de ces bonnes langues de montagnard qui ont toujours quelque chose à dire sur tout et à propos de tout.
En passant au bas d’une 'montagne, notre cocher nous montra du doigt une maison blanche et verte d’un assez riant aspect, juchée comme un nid sur une éminence, et flanquée d’un observatoire. Cette demeure solitaire était habitée par deux personnages assez étranges, dont notre cocher nous conta les aventures pour passer le temps. Je vais vous les dire
à mon tour dans le même but, et comme appendice à l’histoire de l’allégro de Marmontel. On en pourrait faire une nouvelle sous ce titre :
l’astronome par amour.
Suivant une chanson célèbre, l’amour est agréable et il est de toutes les saisons. D’où il résulte qu’il est bien difficile à un simple mortel, doué d’un cœur sensible, d’échapper aux traits du petit dieu malin.
Où fuir, en effet, pour se mettre à l’abri des atteintes d’un semblable despote? C’est à y renoncer vraiment, jusqu’à ce qu’on ait inventé un paramour, comme on a inventé un paracrotte, un paratonnerre, un paravant, un parachute et un parapluie.
Jusque là le plus sage, peut-être, sera de se présenter devant ce puissant personnage, agréable et de toutes les saisons, sans crainte comme sans forfanterie, ainsi que font les bons soldats devant l’ennemi, au jour du combat.
Malheureusement le courage et la sagesse ne suffisent pas toujours pour conjurer les coups du sort... Que de nobles victimes tombées sur les divers champs de bataille de la gloire militaire et du tendre sentiment !
L’histoire dont il s’agit est celle d’un philosophe que l’amour aurait dù épargner, si les dieux comme les hommes ne semblaient se faire un jeu de taqui-
ner les philosophes pour faire niche à la philosophie* laquelle, du reste, ne s’en porte que mieux.
Je ne veux rien préciser pour ne pas désigner mon héros qui serait bien vite reconnu sans ces précautions imposées par le bon sens et le respect de la vie privée ; — sans compter la loi Guilloutet.
Donc un jeune homme d’une trentaine d’années, auquel nous donnerons le nom d’Alfred Dabrincourt, venait de prendre possession d’une petite maisonnette qu’il habitait seul depuis quelques mois avec un domestique comme on en voit peu.
Ce domestique à tout faire, s’il en fut, était à la fois le cuisinier, le valet de chambre, le jardinier, l’ami d’Alfred, son confident et son aide dans ses observations astronomiques ; car à la suite de contrariétés amoureuses, et pour se détacher autant que possible de ce bas monde qu’il avait pris en dégoût, il s’était fait astronome.
Regarder en l’air pour ne pas voir à ses pieds, c’est adroit quand on ne fait pas comme l’astrologue, qu’on ne se jette pas dans un puits. Donc notre héros fouillait les mystères du ciel régulièrement toutes les nuits pendant quatre ou cinq heures.
On saura tout ce qu’ Alfred Dabrincourt pensait de l’astronomie comme dérivatif des passions humaines, en écoutant ce qu’en disait Mascaret, cet écho vivant de son maître.
S’entretenant une fois avec la cuisinière d’un banquier retiré de l’escompte, il lui dit :
— Voyez-vous, madame, pour un sage qui a bien réfléchi à toutes les misères de ce monde et veut nourrir son esprit sans crainte de dégrader son cœur, loin des intrigants, des coquettes et des méchants, comme dit M. Scribe, il n’y a que trois partis à prendre : se faire agriculteur comme Washington, moine comme Charles-Quint, ou astronome comme mon digne maître et moi. Mais l’agriculture exige des connaissances spéciales ; il faut une foi que tout le monde n’a pas au même degré pour embrasser la vie monastique ; tandis que pour être astronome comme le sont certains astronomes même des plus célèbres, il suffit d’une bonne lunette avec une grande dose de patience. On attend ainsi que les planètes nouvelles viennent se faire observer d’elles-mêmes, en planètes bien élevées et prévenantes qu’elles sont. Ce n’est pas plus difficile que cela. On pèche des planètes au télescope comme on découvre des goujons à la ligne. C’est une affaire de temps et de bonheur.
On voit par ces paroles que Mascaret n’était pas un domestique vulgaire comme on en recrute dans les bureaux de placement.
C’est en Algérie qu’ Alfred avait fait la connaissance de son futur aide en astronomie, quand ils servaient tous deux la patrie en qualité de simples zouaves.
Alfred était fils d’un percepteur des contributions qui le destinait au notariat. Mais cette honorable carrière n’était point du goût de notre héros qui, dès
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sa plus tendre enfance, montra les dispositions les plus belliqueuses.
Il n’avait pas plus d’une douzaine d’années lorsque son père qui connaissait son antipathie pour le notariat, lui parla en ces termes pleins de sagesse :
— Puisque tu ne veux pas te faire notaire, que veux-tu devenir ?
— Je veux me couvrir de gloire, avait répondu l’enfant.
— Ce n’est pas une profession cela.
— Ça m’est égal.
— C’est bon ; nous verrons si tu seras toujours dans ces belles dispositions.
Alfred grandit et en grandissant il ne cessait de répéter :
— Je ne veux pas être notaire, je veux me couvrir de gloire.
Il fallut céder devant une volonté arrêtée, et le paisible percepteur désirant du moins choisir le genre de gloire dont son fils voulait absolument se couvrir, le destina à la marine.
Il passa ses examens et échoua avec un entrain et une gaîté qui ravirent les examinateurs.
A tout il répondit de travers, mais d’un ton d’assurance parfaite et avec une physionomie des plus heureuses.
En face de ce résultat le percepteur des contributions sentit se raviver ses anciennes espérances.
— Il en est temps encore, dit-il à son fils, veux-tu te faire notaire ?
— Non répondit l’obstiné jeune homme, je veux me couvrir de gloire.
Alfred prit un répétiteur de mathématiques, travailla pour être admis à l’école Saint-Cyr, et échoua comme il avait échoué pour la marine.
Cette fois c’est l’oreille basse qu’il annonça la mauvaise nouvelle à son père.
— Je me ferai notaire, lui dit-il, puisque je ne puis pas me couvrir de gloire.
— C’est trop tard répondit sévèrement le percepteur des contributions ; tu as voulu te couvrir de gloire, tu te couvriras de gloire.
— Mais mon père...
— Il n’y a pas de mais et il n’y a pas de père. Tu te couvriras de gloire, te dis-je. Je le veux.
— Partir comme simple soldat?...
— Un simple coupe-choux suffit pour récolter des lauriers lorsqu’on a la manière de s’en servir. Au reste, si j’insiste aujourd’hui pour que tu te couvres de gloire, il est bon que tu saches que mon intention n’est pas de te couvrir d’or. A dater de ce moment, je serre les cordons de ma bourse qui s’est assez vidée inutilement pour toi.
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— Soit, dit Alfred ; la soupe est bonne-au régiment et l’habit de zouave est bien porté dans le monde. Je me couvrirai de gloire pour ne pas aller tout nu.
Et il s’engagea dans un régiment de zouaves qui partait pour l’Afrique.
Deux ans plus tard M. Dabrincourt mourait, laissant à son fils une couverture de cent cinquante mille francs, comme disent les gens de bourse, pour ajouter à la couverture de gloire dans laquelle le zouave avait dû s’envelopper suivant toutes les probabilités. Cent cinquante mille francs ce n’est pas précisément la fortune, mais c'est la vie aisée à jamais assurée, quand on ne place pas son argent en obligations qui n’obligent à rien. Alfred se débarrassa au plus vite de sa couverture de gloire pour jouir exclusivement de sa couverture financière. Il s’acheta un remplaçant et fit aussi remplacer Louis Mascaret qui lui avait sauvé la vie en perçant de sa baïonnette un Arabe déguisé en buisson.
Mascaret attaché à la personne d’Alfred ne voulut jamais souffrir que personne autre que lui rendit le moindre service à son maître.
Voilà comment il se fait que nous le voyons cuisinier, valet de chambre, jardinier, ami, confident et même astronome.
J'ai dit qu’ Alfred s’était fait astronome à la suite de chagrins d’amour. Ces chagrins au nombre de deux furent en effet cuisants et bien propres à inspirer une résolution extrême.
Premier amour désagréable. — Ayant fait à Marseille la connaissance de la veuve d’un capitaine au long cours, il se prit d’amour pour elle et lui offrit sa main pleine de l’héritage paternel.
La veuve ne parut insensible ni à la main d’Alfred ni à ce qu’elle renfermait, et consentit volontiers à pleurer la perte de son premier mari avec son second époux.
Les larmes qu’on verse ainsi à deux sont toujours de douces larmes.
D’ailleurs on n’est pas dans le Malabar en France, et les veuves inconsolables sont, dans notre beau pays, faites pour être consolées.
Tout était donc prêt pour le mariage et Mascaret avait avec Alfred choisi l’indispensable cachemire de l’Inde qui devait accompagner les bijoux, et les autres accessoires non moins indispensables au bonheur d’une femme sensible et bien éduquée, lorsqu’on frappa à la porte de la veuve.
Alfred qui se trouvait présent ouvrit et vit entrer un homme barbu, laid, brûlé par le soleil, amaigri par les souffrances, sâle et mal mis.
C’était le mari qu’on croyait mort.
— Ma chère femme ! dit-il en ouvrant les bras à celle qui se croyait veuve et qui recula d’effroi.
— Vous ici ? monsieur.
— Moi-même, chère amie.
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— Vous n’ètes donc pas mort?
■ — Mais non, comme tu le vois, cher ange.
— Ce n’est pas possible.
— Mais puisque je te parle et que tu me vois.
— Cela ne se peut pas, je ne le veux pas, allezvous-en, monsieur.
— Chère femme, reviens à la raison .
— Ah ! c’est affreux, et j’en mourrai véritablement, moi, et ce sera lui, le monstre, qui aura la chance d’être veuf, a «
Et elle s’évanouit en prononçant quelques phrases sans suite desquelles se détachèrent ces mots : c’est un abus de confiance... les morts ne reviennent pas... Je suis trahie...
Le capitaine de navire que tout le monde avait cru mort dans un naufrage, reparaissait fort mal à propos après six ans d’absence. Mort, on l’eut encore pleuré quelquefois, — les jours d’orage et quand les nerfs sont surexcités. Vivant, il devenait odieux à celle qui avait tant regretté sa perte. C’est toujours ce qui arrive en pareil cas.
L’émotion de celle qui n’avait plus ce doux titre de veuve, fut si profonde, sa contrariété de voir s’évanouir un doux rêve à peine commencé, si vive, qu’une fièvre violente se déclara et qu’elle prit le lit pour ne plus se relever, — du moins on le crut. Dans son délire elle demandait, à ce qu’elle appelait ses deux maris, qu’ils ne la quittassent pas un seul instant.
Ils obéirent tous deux par humanité.
Louis Mascaret préparait les potions calmantes pendant que le capitaine de navire d’un côté du lit et Alfred de l’autre, s’efforçaient tour à tour de rappeler à la raison celle qui s’était si bien habituée à considérer son mari comme enseveli dans les flots et ne pouvait se consoler de n’avoir pas à déplorer cet horrible malheur.
Avant de mourir elle eut un moment de lucidité.
Prenant la main du capitaine elle la mit dans celle d’Alfred et dit d’une voix faible mais nette :
— Mes amis, je vous aime tous les deux avec une égale tendresse.
Alfred fit la grimace, et le capitaine de navire feignit d’éternuer pour se donner une contenance.
— Mais je le sens, continua la malade, la félicité n’est pas de ce monde puisque je retrouve mon mari après avoir eu tant de peine à me consoler de sa perte et quand mon cœur était préparé à de nouvelles amours.
Alfred et le capitaine gardèrent le silence.
La pauvre femme reprit, mais d’une voix presque éteinte.
— Je meurs, dit-elle, au moment où pour la première fois de ma vie j’allais goûter le bonheur en épousant un mari de mon choix.
— Que dit-elle ? demanda le marin.
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— Rien, rien, répondit Alfred, en toussant comme l’autre avait éternué.
— Toutefois, reprit l’agonisante, comme je ne suis point une de ces femmes dont l’esprit égare le cœur, je me plais à rendre justice aux bonnes qualités de mon mari. Si je ne l’ai jamais aimé je l’ai du moins toujours estimé. C’est à vous Alfred de réparer les torts involontaires de mon pauvre cœur déchiré en l’aimant pour moi et pour vous. Que mon souvenir vous unisse. "Vivez ensemble comme deux amis, comme deux frères, et que vos intérêts soient les mêmes. Si le pauvre naufragé a tout perdu en perdant le navire qu’il commandait, c’est à vous Alfred, de réparer ces injustice du sort. Vous être riche vous, et je ne sais rien de plus touchant que deux amis dont l’un vient généreusement en aide à l’autre. Embrassez-vous et jurez-moi sur ce lit de mort que vous vivrez en frères... Eh quoi, vous hésitez?... La parole de celle qui n’est pour ainsi dire plus de ce monde n’a pas d’action sur votre cœur égoïste et sec?... Ah ! je le vois vous me trompiez tous les deux, quand tous les deux à des époques différentes, vous me juriez de m’aimer toujours... Et je vous croyais ! Ah ! pauvres femmes que nous sommes, c’est ainsi qu’on nous trompe !
A ces paroles, le capitaine et Alfred se sentirent émus.
Après s’être interrogés quelques instants du regard, ils se précipitèrent dans les bras l’un de l’autre.
— Ah ! dit la malade en poussant un soupir de satisfaction, je puis mourir à cette heure.
Cette femme sensible ne mourut pourtant pas, et son rétablissement assez prompt fut pour Alfred le signal de son départ de Marseille.
Alfred aimait réellement celle qu’il avait cru veuve, et il eut peut-être été moins malheureux de sa mort que de son retour à la santé dans les conditions où elle se trouvait.
Il eut toutes les peines du monde à ne pas provoquer en duel celui dont le grand tort à ses yeux était, de n’avoir pas coulé avec son navire et tout son équipage.
Sur les observations de Mascaret, il consentit enfin à laisser vivre le capitaine et à partir pour Paris, où les amoureux de tous les pays sont à peu près sûrs de trouver des distractions à leurs chagrins.
Il n’attendit même pas si longtemps.
Deuxième amour désagréable. — En chemin de fer le hasard le fit asseoir à côté d’une Anglaise, très-blonde et très-romanesque. Il lui demanda la permission d’aller lui présenter ses hommages dans son hôtel à Paris, permission qui lui fut accordée. La visite d’Alfred ne se fit point attendre. Plus que jamais il fut ravi du grand air de la blonde fille d’Albion qui se disait alliée à une des plus nobles familles de l’Angleterre et propriétaire de biens considérables en Écossse. Alfred avait déjà fait trois visites à la dame lorsqu’il la trouva écrivant une lettre
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d’un air contrarié. S’étant informé discrètement du motif de cette contrariété, elle finit, après beaucoup d’hésitations, par lui apprendre que comptant sur une traite de dix mille francs qu’elle n’avait pas reçue, ce retard la mettait dans un cruel embarras.
Alfred fut heureux de saisir cette occasion de pouvoir être agréable à une femme si éminemment distinguée et il offrit les dix mille francs qui furent acceptés.
Cet argent lui fut rendu quelques jours plus tard ; ce qui n’avait rien que de très-naturel dans l’esprit de notre amoureux.
La non-veuve du capitaine de navire était presque entièrement oubliée, et Alfred allait être pour la seconde fois, le plus heureux des hommes lorsque la police entra chez l’anglaise, se saisit de sa personne et saisit tous ses papiers. C’était une voleuse faisant partie d’une bande pour l’émission de faux billets de banque. On emmena la femme en prison et Alfred malgré ses protestations, fut conduit à Mazas où il passa quarante-huit heures, les plus désagréables possibles.
Inutile d’ajouter que les dix mille francs de l’Anglaise étaient de faux billets dont Mascaret alluma sa pipe.
Cette seconde blessure faite à son cœur, Alfred voulut renoncer à l’amour et à ses œuvres pour aller vivre dans la retraite avec Mascaret sur une mon-
tagne des Pyrénées inaccessible à l’amour. Il s’est fait bâtir dans cette intention, nous le savons, un ermitage très-pittoresque à quinze cents mètres audessus du niveau de la mer et du sentiment.
Mais est-il un seul endroit inaccessible à l’amour.
Marmontel ne le croit pas.
Le docteur non plus.
Moi non plus.
— Une belle nuit, nous dit le docteur, en croyant observer Vénus, il contemplera la petite Henriette, ou la grande Sophie, ou Armande la rousse, ou Éliza la brune, ou mademoiselle Y..., ou madame Z..., qui par inexplicable aventure se sera trouvé flanant juste en face de l’objectif du télescope philosophique, et crac ! les étoiles ne seront plus au ciel et le ciel sera sur la terre.
— Vous avez raison, dit le cocher. Déjà même...
— Assez, fit le docteur, c’est compris. Si vous voulez, Marmontel, acheter l’observatoire de cette victime de l’amour, il est à vendre après fortune faite.
— Comment , et par quelle force ascensionnelle mystérieuse, dit Marmontel, une femme a-t-elle pu monter jusqu’à la demeure de l’astronome et s’y faire voir et admirer ?
— Innocent, fit le docteur : vous ne prévoyez donc pas le cas où l’astronome a pu descendre jusqu’à la demeure d’une femme ?
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— Ah ! c’est juste, soupira Marmontel. La femme est un démon.
— La femme est un ange, riposta le docteur.
— La femme est tout, dit Marmontel.
— La femme n’est rien, ricana le docteur.
— Messieurs, leur dis-je, vous avez tous les deux raison.
Il y a un mois, je recevais une lettre du docteur avec ce post-scriptum :
« Le nid d’aigle de l’astronome par amour est à vendre. Il est marié et il a exigé que son fidèle Mascaret se mariât aussi. De temps en temps Mascaret visite et met en ordre les télescopes.
» — On ne sait pas, dit-il, ce qui peut arriver. »