‹ De J.J. RousseauChapitre 17 sur 36 · A PARIS · texte numérisé non relu

A PARIS

\ Chez B l' """^ N , Imprimeur - Libraire , «e

Les Letti es ont eu en général plus ({^influence politique que l'envie ne leur en accord oit communément ; et c^est Rousseau qui nous a enseigné les moyens le^ plus sArs de cultiver à l^avenir la phSosophie naturelle ^ base de toutes les loix heureuses et sages.

Tais-toi y Jean-Jacques , ils ne tVntendront pas. (Emile). Parle , Jean- Jacques y parle ^ nous avons appris à te coia« prendre.

jLUTEtras 9E Ï.A îlévoi«irrio$r«

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lNou$ ayons toujont^ i^t^rdé d'ationlep ime quettioii iirduei o'est de sayoîr d'aboid %^ il existe ji et alors e^ quoi consiste le droit du peuple de changea /r gouvernement à des époques yariables ou déterminées» Rousseau^ M^bly et plusieurs^ publicistes onl été versai tiles sur cette profonde question ^ oozbibq a'Us aypient çr^t eiix-iuâmea de prononcer nettement ^ ou que ces yérités-là n^ ôissent Tçmell. A

pas encore mûres pour nous. Rousseân â dît : Si lors du pacte social il s'y trouve, , des opposans y leur opposition n invalide pas le contrat^ elle empêche seulement qu'ils n'y soient compris ; ce sont des étrangers parmi les cifoyens. Il résulte évidemment de ce passage que, ouïe pacte social est nul, ou la majorité doit forcer la minorité ; si la mi- Tiorité doit . obéir quand le pouvoir consti^ tuant s'est expliqué , le peuple n'est-ii pas enchaîné par la loi: de -ses représéhtàiuf ? Rousseaii ne dit-il paa précisément dans le chapitre du souverain : Afin que le contrat social ne soitparitn vainfi)rmutaire j uren* ferme tacitement, cet engagement qui seul peut donner de la force aux autres ^ que quiconque refusejuji^obéir ètla volonté gé^ tiéralc;, y sera contraint par tout le corp^ ^e\qtd\ ne signifie autre chose , sinon qu'on leforciera d'être libre t ces expressions -ho déterminent-elles pas que la loi ' doit être înyariablei et qu'il n'est plus' permis au peuple d y toucher ? D'un autre côté, Rousteaudit : Renoncer pour l'avenir à une plus grande liberté ^ c'est renoncer à sa- qualité d'homme^ aua: droits de Vhunuinité , même % €e^ devçirs. ' * -:

Comment concilier ces Tdëesr II me sem-

We que Rousseau n'a point été . curieux

* "d'affirmer sa pensée, et nous n'avons lamaîs

rien pu trouver dans ôes écrits qui détèr-

jainât d'une manière positive le- droit de

changer le gouvernement.

- • Après la première 'côiïyentîon îl y a eu un

engagement réciproque; comment concevoir

que la nation ne puisse s'imppser une loi

inviolable poujr.ellç-même ? Dès que le corps

..peut rompre laes' liens par lesquels* il* a sa

"^ formé ^ il peut dès-lors se dissoudre ; les loix

^■publiques et foridameîïtaîes sont renversées ;

' mais^Rousseaù 'dît : au on péût'êtin: libj^c et

. K^mp^ que je cliercjioip à concilier ces deux ijquaUtés, et j'oiseredr.'âomier \w\e ûemmeh'- '^^^àtte de son i^rtié{x:è'éhapitre du-sàiivemi/i. ' J'eiarthinërâi qûan d'/ 'pôiirquoî , c pmraen t efjusqu à quelpomt la souveramete est inaliénable.

P'abord le granijl principe de$ conventions

-nationales seroit-il mis en oubli parmi noud,

•«t serions - nous asseis légers parii^^né pas

• exprimer la différence qui exiëré'éiitre une

assemblée constituante et une TégisTatute P

Comment conceyoir une constitutlaii Mnf corps constituant f Comment imuginejr qii9 toute }iégislatux« powTt ^éfn^e h tforpn eon$titR^t (lyï

(i) HoU>es reonrquç^^'U ]|« peyf jr avoir de gpinrçr^ jftcipçffl solide san^ lis c/^rrr Iauf0nté au-dclè diiquel pa Bt puisse plus rfçc^r \ uoe ^utre puissance ; nais f| plfisie^ ancres assurent niieiix le vûssçau qu'une sffde i }es £>r]iiçs du 0i9 vcmeniffit démocranqiie remporçekf ipr 1» fii0aaf(ki« ; «t paf «sscmMie nationale vaut infi» Iiîme9t inii;tf3( que 1^ c9ns$U d*im roi. Quelle ^^iffknauf^ \ )ft Ipar se taisent so»s m «purerain, ^u lieu qii*clkl parlent éfite^nt ra fitvenr dq pauvrr çt du i}cb<p dw ^n |ettve|ii0sent démoctaii^. Citfque çi|p;rcii peut PliTrir dl^ y^is ppur le bien pubKc , et le panrtptisaio y %lsm Yfix. Ce gouvcmemyat la pour but UifiâlM dhl peuple » et wn «cUe de ipelqoes pardc^liar^» Toi^éhl inilp^^ droit «n goovmMMM^ quoique de <oi|dNu» diffypmÇfiQï^^ )mb#om des mèmee priTilégef. LTinanipr p'cst pss d^MA 1» noblesse » ntab «u «énif ; la pa»^ ^^é m lliumble naissant i)*^p4eliei|t pas ^ booiçie de momèr aux dignités, pourvu qu'il s*ea rende digne, ef qu*il p;4sse fttre utile à son payas enfip^ la libre dis* ciissioa- des «fifidrea pubUques conserve à chacun sf |rai|;phise , «Oi| ciaractere et son énergie. Trou«efe-mol:it |e|s «y^uHiig^S'. daps Vtm inonar€hig]ae ! pi^qv^ m principe ii*est pas doutpxr f iffu h rfpf df U hi ne

Ii0 peuple â^t^ll 1# âtdh ie fêifiBèt U§

loix qu'il a établîeà^ <fedt-à-dife^ de détaty

ger ài son gré, par faîsoil <^ {:^ càptice^

le point central du gotiir^Benient , ott bieif^

en d'ÉUtre^ termeê^p de réédtfîer Icfs fottde«

mens de la constitfition f Rcmsseatt I# pen«

scdt ; mais Rousseat! atôit alor» poiiF point

de tne une petite cité, et û en totiloit à sesi

Infagîstrats; il n'a point porté sea fegafdd.

ni ses idées sur l'organisation des Vastea

empires i n'ayant pas préya le Cas ùk nou«

nous trouvons , il n'a pu traiter la questie»^

ni la résoudre (x)«

llMwr-^ ■^■•■•■>*tii milli M! n M T t

(i) txk ^nèrû ftousssatt (,00 iciêi'ÉftnM) alrdif- |iour point de vue étemel la Svfisse sâi fotAei et uri (^ FAngleterre; c*étoit déjà beaucoup il y s irftiie àlfs^ dans ses Lettres de 1$ Montagne f U #SV dèsteitdtt dani foe feiile dlol^et idées cMtciidelMir^ okc»rciss«Rl quelquefois ses propres prindpes^ia Stiissé^^ enTiiâgitf perpétiieliemént, et qui Hn tonjoars de base t se$ tûmHn^ neàiens, n*est point «/le er ne peut pas 1%M> loiif ^s» peuts cantons a'ètam iims que par des traités 6t ponvâ^ se faire nutttelleikiem la guerre^ ^ sont deSr Sôuverat* ^ netés différentes, liéef par la aainte et fetitsf Iresoitis mi^tndU» mais non me senior Hàldon* Aussi les ti«iae oaiH tons sont-ih ti^ - Ibeiâreux d'être dtfeftA» ^ leifrft msfMipM^ Unat coufagis » et sw^tont paf Isttt' ptmtrelé^

jTous. les droits a voieijt toujours ëtë mêco;inus ou confondus en. France; la souve- '> raineté , qui n'est ni divisible ni aliénable , . avoit été divisée et aliénée ; les rois, qui n'en étoient que les dépositaires, avoient partagé • Tempire. comme un héritage ordinaire ; et \ bientôt; , à force de donner les domaines de la couronne pour se gagner des créatures, les nionarques françois se trouvèrent moins puissans que quelques-uns de. leurs vajssauz. La féodalité avoit ^put enyahi ; de sorte 4^^ i.i i , . ' II'" I • r '

leur physique les a infiniment mieux servis queT leui^ ' politique,

Rousseau n'ayant entrepris les Lettres de la Montagne qiîc pour prendre -la défense de V Emile et du Contrat Social , et démontrer en même-temps l'injustice des per- ,; sctutîons et l'irrégularité des procédures exercées contré' lui , à ce i>îijet , par les magistrats de Genève , il en résulte que ces lettres sont plutôt un plaidoyer^ un fac* tum justificatif qu'un ouvrage politique. Il a bîch fait ' remarquer dans ces lettrts que les petites autorités , toujours i^liis exigeantes , 'p\tk rigides , plus importunes que les grandes , ne ces<oièrit de l'être qu'alors qu'elles sont ■ contenues par de pluséminentes. A^oilà le grand vice des ▼rlîes helvétiques ; qu'il ne devienhe pas le nôtre, vu nos très et trop nombreux ofHciers municipaux ; mai& les législatures suivantes' ne manqueront pas tTe'Ies ré* ' euro, - '

«OS roîs , qui se croy oient soureraiixs , ont

toujours été gênés dans la plénitude du pouvoir ^ et faute par eux de n*ayoir pas assez, abattu de privilèges; tolit étoit dans une confusion afifreuse', lorsque Tcxcèsdu dangeif a forcé la convocation dea Vto/^^-^^/z^^ Vaux.

Il faut d'abord bien comprendîre ce que c'est que la représenÉation nationale ; c'est toute la force du corps social tranisriiise à" quelques - uns ; c'est la nation siégeant èrt^ lumières; et si "elle n'est pas là; bà serat-elle ? car il lui est impossible de s'assém^ bler autrement.

Le représenté n'est plus le représentant ;. le peuple fait faire ce qu'il ne peut pas faire par lui-même. Le v^/^ qu'il voudroit ensuite s*arroger auroit ^uelfl^ue chose de' supérieur au caractère de - legislatéttr , et qu'y a-t-îl au-dessuS' de ce titre ? Corifondez le repré- . sentant et le représenté , les erreurs s'accumulent ; elles sont isubversives de tout l'ardre social. '

Rousseau avouêqu'îl est impossible qu'uit peuple soit libre sans se donner des repré-^ sentans ; donc dèis qu'ils sont créés , ila Méritent de la toute-puissance du peuple ^

les ToIoBtés particulières sont àM ^ lord ^ëatttîes y parce qu'elles ne formeroienfi qu'anarchie et confusion ; or ^ si la Tolonté géûétale a voulu sortir du cahos des to* lontës particulières 9 c'étoit pour s'établiX: d'une manière fixe et 4ta:ablé g c^étoit pouv •e dérober à des rensîonâ' partielles i cas |aiQaîs l'action iégisjajdre n'auroit son plei4 ^l£èt ^ si Ton reyenoit încessanunent à «& CQtameii nouveau des bases, constitution* SLçlles ; ce seroit^ ouvrir la porte à d'inter^ taînables discussions^ et tout saroit boule-^. tersé* '

Lorsqu^il s'agîssoit cU former les éiats-gé^ ^éraux^ les provinces avoientleursdifférefeui^ |)rîvUéges ; les cahiers ont été dirigés , nonii p^r V^spriijfuBlic , mata par Y esprit pajtàci^ Jfeti €t o& en fiCirions^nous aupord'hni, si chaquQ représentant n^eiite osé sortp^ de sqoi cahier î Tout ce qi«'a fait r^^semblée nar^ kidnaie i elle Va &it au nom de lanation ; Itfr peuple ayolt dit à ses repxésen&taui : Soyez, nos législateurs f i^oust smtèz ce qui nous. eQwient^lm provinces ont sanctionné ce .^ pouvoir en adhérant de toutes parts aïo^, fîécrets » ^ en les mettant à ^ ^ "-*' ^ "

ta souTQtalneté ât Uinat

cmtîere J Câr elle a tQujOjnrs peut $a rett^ geànce Vinsurfectioà (t) ; mais on ne sauroit faire uHe loi poéitive àb ce droit terrible ; dès'lors point de milieu ; le peuplel ou doit se soulever soudain coiitre tine loi ^ ou obéir } mais il déit obéir ^ (>arcé qtill obéit à luî^ même ; set repr^sentans ne sont âônc pas des cômtDiisâairea passî& ^ car le peuple •^airiliroit lui*nlême 4

Quoi ! les députés d'uii pettpîe indépen» dant seroieUt dépendans dans les fonctions de la peiiiéë ^ dAn^ celles de la législation ! ils agiroient pour la liberté sans arc^ la li* berlé persoxmelle! Les loix^ qui doivent

■MMMÉkaMii^Mii

(i) L^insurrection où soulévemem général est Teffort. trîdque du mécontentement des peuples ; llnobservatipn dli pacte Sodâl en çst le motif; jamais un peuple entier lie s'est sotilevé saiis les plus fortes raisons , patce qitef les hommes en général soumirent les premiers maux » et qu'il fiittt les irriter vivement pour les poner à iins résistance ^ngeteuso} maisiiuaBd un peuple est en insurrecùofi 3 faut quH triomphe : car si le prince est vainqueur % ses courdssbis ne aianqueront pas de lui faire dire comnie à R^boam : Vous ave^ àé fouettés avec As vergés , et ififus Jlef€^ fotuitis avU des scorpions. Toù^ les instfrgens sont nécessités à vaificre» etyoilà pourquor Us sont erdfaaireaiciit vi^noricuju

( lo ) soumettre , seroîent «oumises à la rerisios de la multitude ! et à. quel poîixt commence^ roit la législation , à quel point commen.ceroit la soumission ? Ce point là seroit perpétuellement indéfini ; lorsqu'une premier» couche de peuple auroit confirmé Tou-: ▼rage d'une législature quelconque , une tî^ conde couche apparoltroit soudain , et elleseroit inévitablement suivie de plusieurs autres. \ * ^

Une grande société étant ^'aoQB l'impuis*. s^nce de faire des loix , elle réduit ses for<» ces y son étendue ; elle concentre ses lunieres ^ elle se représente elle - même ;. et si cette représentation étoit nulle , elle devroit alors assembler jusqu^au dernier individu.

Ce qui a occasionné Terreur , c'est qu'on m*a jamais bien su distinguer la souveraineté. et le souverain i la souveraineté i*éside dans; la nation ; mais les représentant ou délégués^ de la nation forment le souverain ; le repré-* sentant n'est ni un esclave ni un simple mandataire ; il est investi du pouvoir natior nal ; alors le souverain intime à la nation d'obéir aux loix qu'elle s'est faites jusqu'à ce qu'elle reprenne sa sctovenin&té physi-*:

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que / qui ne se manifesté où qui ne doit se manifester que lorsqu-elle est visiblementr " lësëe; il est bien -évident, et dès-4t)rs incoil-' testable , que la nation s'est solertnelleitiénli»-^ engagée non ^ faire la loi ^x^ qu'il y* impossibilité y- mais hïtXLàlareces/oïràik génie de ^^s représentans. • . \ . •

Cette loi nécessaire ( parfaite- ou impar*- i faite ) est mise en dépôt etitire les' mains du' souverain ; -celui-ci doit la inàiiltènît , "Ut • conserver , la proclamer ; la ccmfusion d^ 7 la souveraineté et du souverain ^briserôit'»* inévitablement toutes les bases fonda:mett--^ taies du pacte social ; delà ces idées fauâèféë** qui établiroient le peuple maître de la pensée de ses représentans, en osant prétesiter la pltts- " déplorable idée qui puisse égarer la pdlî-*-' tique ; Tidée chimérique de- la perféctkitt • des loix humaines. * :

II. n'y auroit rien de stable dans le gOtl- • \ vernement sila j£?2/ç'^nzizîi5?/^OT!ikntà chaqia»^^ instant interroger^ réformer le^i^z^^'^ra/^^; sîy ' après la publique discussion des loix^ deé^' Yooux particuliers aspir oient à représenter la** f volonté générale ; on reverroit naîtte èit-^ politique le monstrueux système AeSpinosà^ qui attribuoit ime portion de la divinité^à'*

tfWqne élément de la mariere , et ce ijsidktm couxatagant ne aeroit pas une image» trop ImpariUte deat changemens faxltasques et daa dontradictions] eitonées de la présomp^ tiiewe multitnde.

lËa distinguant la sôUvercunété et lé sau^ 90ftun y on ne eonteste point à la nadon M puissance ^ ce qui seroit une absur£té ; maîa ai ^e youloit reprendre à la fin de dhtaque i^^lalatiii^ cette puissance ^ elle eeroit op» posée à elle»mâme et semblable à la boule de fif'^ argent. Le gourernèment derenu* fluide sevoit à jamais sans mobilér et sàna forcer

Si la nation a ta faculté de éétritire , elle a la &cnlté de àréer ; or , en créant le corps législatif ^ elle se soumet au |>ouTOÎr légîdatif ; elle s'y soumet ^ d*abord parce qu'elle ne peut pas agir autrement , ensuite pour Tintërêt de scml repos et de son bonlieur \ la nation peut surreillèr le coorps lé^ ffdaJài^ le stimuler^ le redresser dans dea écrits publics ; maîaen même»temps elle ne peut désobéir sans la pronipte désorganisa-^ tion de rétat sociale

lia nation se trouye donc enciiainée par U puissance morale qia'elle a établie ; 1».

tM^êTsmeté àoït céder au souverain , leqtifil

#st soin propre ouvrage ; elle lui e donné on «poiiMxitement légal , une force , unf dignité finTÎokbU ; car nans cela qui youdroit ac« ccpter de$ fonctions aus^i îxn*^^^^1^^*:e;. «rt qnî r^pOMrcMnt $ut iine bo^p €ou|onr5 xncertaiii»tOiLjU^yj|îslat6ur3 puiseroient-'U I« limflNMié^ le con^e de faire 1<» bien f £§• ^M^ leior aurait dit ; Mhii ^faites des low p&urn0^ê f nou» nom en remettons à ces lumieref ^ à vçtre probité ^ à wtre patrie-^ tlmtef et on leur dira^le lendemain ; fTps leim ff^ sont jplus de$ loi» ^ nous aUens lee pefalre eu les modifier} alort la lé^latio9^' IJuraiU^ par tpns les inouTomen$ populairet ^ . n'offîriçolt: plfs ^l'qna 6on0iifo« d'idiéés 4^ni ^ dfi^^elle e^fia aboutir i^n meilleor réinkat ^ avroit ponfandin la^ souveraineté et le souverain , et tqé cèliUfei pour le maUieiir ^ la premières alor$ il ne «eroît ^lus besoîit d'enyo^fr def $tres pen$îin« j des géniea luQiinçnx 9 des patriotes semsibles et conragenx $ le matériel de^ cahiers composerôil un# /bf q^ii'pft peseroit çonune des poids pbyf iqpeç ( la loi s^roit décidée par la pe^ me^ur\p\^ le Peuple , pour aroir voulu être sewerntn, et opprimer le |;énie de j»e& »pr4«

: sentans, verroît tout retomber dahô le cahos ; car le peuple ne peut qu'avoir la sous^èrairieté^ (Bt s'il prétend au-delà il s'égare et se perd. Or , le peuple n'a-t-il donc pas assez de

î'sa force redoutable, et qu'il doit craindre luî-

- même tout' le premier ? N'a-t-il pas assez de .cette inspection- rigoureuse , de cette surwjteiîlanoe' perpétuelle qu'il peut« déployer

ATàu^our -dû corps législatif, ei que l-ieil île ^pcut lui- ravir ? N'a-t-il pa«^ -danâ^^touS- les -temps uiîe comjnunication^ouvertëaTec la :^ puissance xju'il s'^st donnée ? N'a^t-il pas'le .'wdroit de pétition qull consèryè èSsentîéHè- ^mênt et. q[uiïd^ vient eri^ d'autres^ termes' uiie

vme cettçifre- P N'e6t*-il pas présent^à •toutes ilesdiélibératîons? N'a-t-il pas ûne'fôùle'iiti-

Mense d'^crîts: pétil* {>i«ë veriîi* léS'èî*]féurs^P^Et

- lorsqu'il a^pëiirfiîHsi dire, diiîgé-^ftl prîrfcîpe •pensâritét'crëiL^T^'iié^tafloî , ira-t-'îl l'kvirir *ôu l'hiMl?èr tô^i- Ife faisâAtidfestièyîdffe^^ââtfs «teutç^ le*^arti<ôà'infi]3iès iBt'mm^ eéIsSréës dU •corps- social *?*Cest comme si le •CttfVéati ire «l'homme ab*fit<lèàïîoit ou po'uvoît abariddâ-

ner ,1e pbste honorable qxfi ItifaC- Sté* destinée -pour s6? rëpattdrë^t se détëtiôrer ^ïftbls d'au- • très organes qui n'ont nî s& fdcuités^^t^^^^

- noblesse. '^ ' ' ;^ ' ^•;\l* • ^ > ^^'' ^ *^ *

Le coips législatif ne doit plus compte de ses opérations qu'à la nation en masse , c'est-à-dire, à l'opinion publique , à cette fbréè invisible et perpétuelle qui agît dans le tènîps et sans violence \, qui persuade sans armes , qui rétablit sans secousse ; les légî»* lateurs répondront saiis doute de leurs loxx aux luriiîeres publiques , mais non à ceux qui lès bnt no'iiimés ^ car lé représenté n'a point d*àxitidri ^urXereprésentarit ;'\q cônsr titué est mis au - dessus du constituant i la souveràinéié* ne peut attaquer le souverain,; cài^il fâuï'q|ue lé rbyâume soit un tout ou nô"fôrinW^'î[uê des individu^ épars ; que la iFrâÀfcé ait iiiï gouvernement, ou que chaque inunîcîpalité soit ùpi' gouvernement particulier.

Gr ,.Tâ souveraineté n a son plein eîFet que ciiei un peuple très-iiomljirëux ; toutes ces petites républiques né forment aucun poids ^espéctafelé , ou dumpihs leur, ponderance est si Variable que les confédérations les gênent plutôt que de les servir \' quândt. la souveraineté -n'a point un caractère majestueux le souverainesi foible à coup sÛr. ^'

Là souveraineté est une , mais remarqués bien qù'dllq* ii« pçut s'exercer que par le

souverain ;c^est\Qsouyeram qui àomv^V 9imM et la TXô h la sQm^rainetJ ; Iç souvôrain. msi France e$t composé Je Vunion du pouvoir législatif et exécutif; ia souveraineté de la nation ne sauroit llyrôr la guerre à coiF^^vre* nz//r sans sp détruira elle même»

C'est 2M% vastes états et prévue point à d'autrM qu'il appartient spécialement de conquérir la souvermastê pleine et absolue , (Bty ce qu'il y a de pliais dilSçUe encore^ de la maîntenirr

I^s petits iétats sont toujours menacés di| despotisme ou des hauteurs autocratiques ; c*est à wç nation forte pcw 4a richesse territoriale qu'il conyientd'esrprimer ses Tolontëe concordantes ; mais si elle reut jouir d'une pleine liberté y il faut qu'elle reconnoisse Le 5oiii^tfmi/X|;C'estÀHlirejen d'^ii^iies termes ^^ le poinf^^np-at de sa fprcp , de son inteU^en* ce , de son activité ; sans ce poii^t central ^ tout se désorganise t le peuple Q'a plus de souvermineté , faute d'avoir su respecter le souverain*

L'organisation d'im grand peuple n'e^ûs* tera complètement que quand le ^Quyerain». créé|par la SQuvar<iinef4 ^ con^mwder^ à ton» au nom des Ipix^ et qyie xjtuUepiuçssuioe»

' - ' ne

(17) ne le contrebalancera dans cette exécution

sublime.

Plus la population est nombreuse plus le point central doit avoir de force ; l'exercice de la souveraineté du peuple devîendroit impossible sans le souverain ; car le chefd'œuvre de l'esprit humain n'est pas de faire de bonnes loix , mais de veiller à leur exécution et de les rendre irifaillibles.

Après avoir défendu sans éqtiivoque , je pense', les droits du souverain\ ne tuons pas le peuple , car il n'y auroît plus de souveraineté; sa volo'nté décrétée par ses représentans et non la volonté des représehtans euxmêmes , voilà le fondement de la loi; ensuite cette volonté nationale modifiée par le décret et sanctionnée par le monarque chargé du pouvoir exécutif, voilà certes la loi à laquelle la souveraineté ^ le 'souverain et le roi doivent obéissance ; devant elle tout se tait , tout se confond.

Il n'existe plus ni souveraineté ni sotiVerain , ou pour mieux dire , elle est ew mêmetemps souveraineté , souverain et pouvcJîr exécutif; il n'y a plus ni volonté particulière, ni municipalités, ni départemens , ni directoires ; tout est citoyen, hors le prince, dont

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