‹ De J.J. RousseauChapitre 36 sur 36 · Tome 11% X · texte numérisé non relu

Tome 11% X

même pour mieux le rëreler à antmî j;

Ccst une des plus cruelles perfidies que d^affecter la bienfaisance, parce que c'est une des plus sures et des plus secrètes perfidies.

Vous distinguez un sot à la facilité avec laquelle il confond les nuances qui disnnguent les défauts des Vices*

> Ce qui augmente Tinfortune de ceux qui n^ sont pas heureux , c^est de prendre ou de recevoir cvnseil de ceux qui le sont.

* Les sources du plaisir sont aussi vives et encore plus profondes que celles de la douleur.

La liberté publique est le bien le plus précieux; et tout bomme a le droit, au nom de la patrie, de l'arracher des mains de l'usurpateur ; la vengeance de ce crime capital appartient à chaque individu ; apprenez ces vérités à tous les hommes , qu'elles descendent jusque dans les der* niers ordres de citoyens.

.Dés que les loix sont violées ouvertement « tout d* toyen peut choisir à son. jré le remède ; quelques jours .avant que César fût puni , les sénateurs lui avoient juré fidélité Ces mains qui le frappèrent et qui avoient tou* ché l'autel ne furent point sacrilèges ni parjures , parce que la présence seule du tyran anéahtissoit à-la fois la majesté des dieux et la validité du serment*

Il est certain que la nature n'a pas voulu le malheur de 1 homme , et que si les préi^ens de la terre étbient répartis avec une moins épouvantable inégalité , chaqu.e individu a'^uroit plus à maudire l'existence^; U jbu^roit

» a' fc

î^aurai du moins parcouru quelques routes subtiles ou écartées ^ au moyen desquelles les lecteurs qui viej;i.dront après moi (i) 6'en ouyriront d'autres inconnues à moimême. La profondeur ^ la bonté et Tutilité d'un livre ne sont point dans \ imprime ^ mais' bien dani le sens plus ou moins ex* quis ^ dans Tame plus où moins sensible du lecteur.

Et si Ton m'objecte que Ton n'admire

presque toujours un écrivain qu'aux, dépens

du nécessaire ex ne subiroit que les infirmités physt^el iiuxqiielles notre machine est soumise.

Un trône en Europe n*est plus aucune place. dVn re**. ▼enu immense qui dispense de tou^ devoir et qui invite à se livrer sans réserve à ses passions et à ses fantaisies'; cette singulière combinaison de choses est bien incroyable; mais cela, dureta-t-îl ? , . ..

La théolopejest à la religion ce que la chicane est iU

iusttce. " ' ,

Teuf prindpé 'pp&dquê eslt où iléviënt erroné tôrsqu*!!

ae s^accordç, pas i|[yeç le principe philosophique. '

. La croyance ^n Dieu ne fait point de malheùrëiix*

(i)S*Us 5#m les amis d< Rousseau^ ils seront peut; être un pei^.lct. miens ;. te le jdîs ici sans orgueil,

€t;à ^UD sur cec hcureu^:là .o'étolt qu'un sot. »

Ta

parti sur llnslgolfiantc muûque Françoise ; qu*il Xjk détrônée, et qu'il a créé, pour ainsi .dire, les pbûfirs* dont nous îouiâbns depuis la révoludon musicale p.. plaisirs auxquels nous avons été si long-temps rebelles. • si Von songe ensuite qn'il a répandu le goût- de la Bo-; tanique en Tornam de son style, qu'il a tout fait pous. prouver que la nature devroit être le premier livre def , enfans et le dernier des vieillards , on conviendra, ^pe. peu d'hommes ont eu amant d'influence sinr leur siècle que J. L Rousseau* . .. ' .

. De l'admiration de ses écrits on passe facilement, à l'examen de son caractère ; oti cbercbe, à connoitre s'il étoit pur le foyer d'où sont partis tant d'idées et de sentimens. Aussi, lorsquCop^. apprit qu'un homps% de cette trempe alloit ^e confusfr,^^ç\iaiÇun se rangjçapour écouter sa^çox^ession : qui .n.*e^t pas curiei^^djç^ U confession d'autrui I Notre amour*propre idt ,inpes« samment des imperfections de.ao^ semblables;, aidais ^.pusseau a trompé à. cet. égard notr^ curiosité mzlifpe.i. n^n, Rousseau ne s'est pas confessé cemme il le de* volt, ou du moins comme il l'avoit promis ; c'e^tjie Hi^ins humble des pénitens; le plus souyepcil se pav^^^O: arec l'accent de la vanité , qu'oii aeroit,,|iiQin$ xcnié'de Ipi pardonner que le toa d'orgueil^ - ; .... , ^.. .^ . ; Admirateur passionné des écrits de Rous^ef;]^ if.^*^|f9^ point ses CiM/i^/M/i^r^.p^rceque iexÇy^rpuvje ppijrtt^çj:, OKactère d'ak^idofi , 4e vérité, 4^ repentir» et sur-toiît de. moralité que j'y desirerois^; j'y sens 4es/4fi^/i<^>.des fitïçence^ : c'est un ouvrage agréable^ i:'est. une^ gs^^fiç variée de portraits ; l'auteur y parle beaucoup des autr<çj^ a. fort peu de. Jiji.-mêmeii le stylç;.ex]L <st|&«tigné,c<{njaie

tdm d*un roman. Vy découvre même un naturel affecté; c'est-à-dire , un art mal déguisé ; alors je n'entends plus rhommé véridique qui dit, qui ose dire tout ce qu'il a fait; j*intitulerois donc cet ouvrage. Mémoires sur sa vie,, et rien de plus.

Quel moraliste honoré du sacerdoce voudroit recevoir une pareille confession ? Est-ce ainsi qu'on met sa cons* cience a nud , telle que Dieu la pénètre ? Est-ce avec les particularités minutieuses de la vanité d'homme et d'Auteur qu'on révèle tout ce qui se passe dans la caverne du cœur humain ? C'étoit à Rousseau qu'il appartenoie de l'ouvrir , cette caverne inaccessible ; qui l'osera ,

puisqu'il ne l'a pas fait ? un homme célèbre que je

connois. Lecteurs , vous entendrez bientôt une confes'» sion , et rien n*y manquera ; ensuite vous ferez d'après elle votre propre examen ; pour moi je ne relirai les pré-' tendues Confessions de Rousseau que pour y chercher des beautés de style ; car je regarde ces Confessions comme incomplettes , trompeuses , étrangères à la morale. Quand le style est trop étudié , TEcnvain ment.

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